Santé publique - Un décontractant musculaire serait dangereux :

L'agence européenne du médicament veut suspendre le tétrazépam


Publié / Actualisé
Vous souffrez de contractures musculaires douloureuses et prenez des médicaments à base de tétrazépam, à l'instar du Myolastan ? Vous ne pourriez peut-être plus vous les faire prescrire. En effet, l'agence européenne du médicament (EMA) recommande la suspension de cette molécule. Elle peut provoquer des problèmes de peau et des troubles psychiatriques. Selon une enquête de l'ANSM (agence nationale de sécurité du médicament), 11 décès ont été recensés entre 1969 et 2012.
Vous souffrez de contractures musculaires douloureuses et prenez des médicaments à base de tétrazépam, à l'instar du Myolastan ? Vous ne pourriez peut-être plus vous les faire prescrire. En effet, l'agence européenne du médicament (EMA) recommande la suspension de cette molécule. Elle peut provoquer des problèmes de peau et des troubles psychiatriques. Selon une enquête de l'ANSM (agence nationale de sécurité du médicament), 11 décès ont été recensés entre 1969 et 2012.

La liste des médicaments pointés du doigt s’allonge. C’est au tour de ceux contenant du tétrazépam d’être dans le collimateur de l’agence européenne du médicament. Ces derniers sont commercialisés en France depuis 1967. Prescrits en rhumatologie dans le traitement des contractures musculaires douloureuses, ils s’avéreraient dangereux.

En effet, selon l’EMA, la surveillance exercée par la pharmacovigilance en France a mis en évidence des effets indésirables cutanés. Parmi ces effets rares mais graves : les syndromes de Stevens-Johnson, de Lyell ainsi que d’hypersensibilité médicamenteuse. Des troubles psychiatriques sont aussi observés.

Le comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’agence recommande alors la suspension de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du tétrazépam. Sa recommandation sera examinée par le comité européen de coordination (CMDh), qui comprend les différentes agences  des pays membres, du 22 au 24 avril pour un avis définitif.

Pour rappel, en janvier 2013, l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait lancé une mise en garde contre le tétrazépam suite à une enquête de pharmacologie. Elle avait alors saisi l’EMA pour une "réévaluation du rapport bénéfice-risque" de ce médicament et la suspension de son AMM.

Selon l’enquête de l’ANSM, entre 1969 et 2012, 1 616 effets indésirables, dont 648 graves ont  été enregistrés. 11 décès ont été recensés.

   

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