Le secrétaire fédéral de la CGT Construction Nationale en visite à La Réunion :

B. Cornet : "les salariés réunionnais et métropolitains n'ont pas les mêmes droits"


Publié / Actualisé
"Les salariés des DOM-TOM n'ont pas les mêmes droits, que ceux de la métropole", clame haut et fort Bruno Cornet, secrétaire fédéral de la CGT Construction Nationale. L'homme est à la Réunion pour dénoncer des irrégularités dans le cadre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). Ce plan s'applique aux entreprises employant au moins 50 personnes. Il concerne un licenciement de plus de 10 employés en 30 jours pour des motifs économiques. "Cette après midi au tribunal de Saint-Pierre, des employés d'une société spécialisée en plomberie et tuyauterie -, feront faire face aux AGS (régime de garantie de salaires) pour faire valoir leur droit. Ce n'est que le début d'une longue liste d'entreprises en illégalité", précise Bruno Cornet, ce mercredi 15 mai 2013 lors d'un point presse.
"Les salariés des DOM-TOM n'ont pas les mêmes droits, que ceux de la métropole", clame haut et fort Bruno Cornet, secrétaire fédéral de la CGT Construction Nationale. L'homme est à la Réunion pour dénoncer des irrégularités dans le cadre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi). Ce plan s'applique aux entreprises employant au moins 50 personnes. Il concerne un licenciement de plus de 10 employés en 30 jours pour des motifs économiques. "Cette après midi au tribunal de Saint-Pierre, des employés d'une société spécialisée en plomberie et tuyauterie -, feront faire face aux AGS (régime de garantie de salaires) pour faire valoir leur droit. Ce n'est que le début d'une longue liste d'entreprises en illégalité", précise Bruno Cornet, ce mercredi 15 mai 2013 lors d'un point presse.

Sur la table de la CGTR, ce mercredi matin, trônent des conventions collectives: celle des employés réunionnais, qui se résume en quelques feuilles, puis celle des employés métropolitain qui fait environ 300 pages. Dans ces conventions collectives, les devoirs mais surtout les droits des salariés. En cas de licenciement, un plan de sauvegarde de l’emploi est mis en place. Plusieurs solutions sont envisagées : des primes d’aide à la création d’entreprise, des plans de formations ou encore des indemnités. "En ce qui concerne la Réunion, ce ne sont ni plus ni moins que des licenciements, rien n’est prévu pour un retour a l’emploi. Il y a une différence de traitement incommensurable entre la Réunion et la métropole!", s’insurge Bruno Cornet, secrétaire fédéral de la CGT Construction Nationale.

Depuis quelques mois, la CGT a dans son collimateur une société de plomberie réunionnaise. "Le mandataire liquidateur a mis en place un PSE sans aucun dispositif pour les employés, ils sont venus légitimement nous voir pour avoir de l’aide", explique Bruno Cornet.

La fédération entame donc une action en justice. Ce mercredi après-midi, le tribunal des prud’hommes devra trancher si les causes du licenciement sont réelles et sérieuses, mais la CGT est sereine. "Lorsque les salariés ont pris contact avec nous, ils étaient 5, puis nous avons entamé la procédure judiciaire à 24. Maintenant ils sont une trentaine sur 58, nous ne doutons pas un seul instant que le tribunal leur donnera raison !", poursuit le syndicaliste.

Ce serait une bataille de gagner pour la fédération qui dit avoir connaissance de plusieurs affaires similaires concernant des entreprises réunionnaises. "Il y a de nombreux PSE sur l’île qui sont bâclés, nous voulons juste rétablir le droit des salariés. Le Medef doit prendre ses responsabilités", conclut le secrétaire fédéral.

Si les conseillers prud’homaux donnent raison aux salariés, ces derniers auront droit à une indemnisation équivalente à 6 mois de salaire minimum en fonction de leur ancienneté.

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