Trafic de drogue - Affaire Roukia :

Mayotte : le préfet va demander la dissolution du GIR


Publié / Actualisé
Entendus ce lundi 17 juin 2013 par la justice, cinq agents du GIR (Groupement d'intervention régional) ont été placés en garde-à-vue à Mayotte et à Paris, soupçonnés d'être à l'origine du trafic de stupéfiants mis au jour après l'affaire Roukia, cette jeune fille retrouvée morte d'une overdose en janvier 2011 à Mayotte. Mais l'affaire ne s'arrête pas là : selon le journal France Mayotte Matin, le préfet Jacques Witkowski devrait se rendre à Paris pour demander au ministre de l'Intérieur Manuel Valls la dissolution pure et simple du service.
Entendus ce lundi 17 juin 2013 par la justice, cinq agents du GIR (Groupement d'intervention régional) ont été placés en garde-à-vue à Mayotte et à Paris, soupçonnés d'être à l'origine du trafic de stupéfiants mis au jour après l'affaire Roukia, cette jeune fille retrouvée morte d'une overdose en janvier 2011 à Mayotte. Mais l'affaire ne s'arrête pas là : selon le journal France Mayotte Matin, le préfet Jacques Witkowski devrait se rendre à Paris pour demander au ministre de l'Intérieur Manuel Valls la dissolution pure et simple du service.

Les cinq hommes, trois policiers et deux gendarmes – dont l’ancien patron du GIR Gérard Gautier -, sont soupçonnés de trafic de stupéfiants et d’aide au séjour et à l’entrée sur le territoire de personnes en situation irrégulière, le tout en bande organisée.

D’après France Mayotte Matin, le préfet a rencontré ces derniers jours le commissaire divisionnaire Bernard Scapin mais aussi le colonel de gendarmerie Jean Gouvart pour évoquer la dissolution du Groupement d’intervention régional. Elle aurait déjà été validée mais ne peut se faire sans l’accord de Manuel Valls.

Le quotidien mahorais souligne ainsi que le dossier pourrait tourner à l’affaire d’Etat s’il s’avérait que les cinq membres du GIR n’étaient que des " lampistes ", rendant des comptes à leurs supérieurs hiérarchiques, à savoir le colonel Thomas Bourgerie, mais aussi le préfet de Mayotte de l’époque, Hubert Derache.

   

1 Commentaire(s)

Un contribuable, Posté
J'ai du mal à croire que les autorités judiciaires, les autorités de police et de Gendarmerie ne savaient rien de toute cette affaire avant qu'elle n'éclate.
Il me semble, de ce que j'ai pu lire dans les différents articles, qu'il n'y ai dans ce dossier aucun enrichissement personnel de la part des policiers et gendarmes mais seulement un moyen d'améliorer les résultats statistiques d'un service. La culture du résultat...