Santé :

Ces médecins généralistes qui veulent une consultation à 25 euros


Publié / Actualisé
Depuis le 1er juillet 2013, les médecins généralistes bénéficient d'un forfait de 5 euros par patient, qui sera suivi en novembre d'un autre forfait de 5 euros pour les patients âgés de plus de 85 ans. Une nouvelle rémunération qui n'empêche pas l'Unof-CSMF, syndicat de généralistes, de réclamer une augmentation de la consultation de 23 à 25 euros. "On nous demande de plus en plus de choses, on souhaite une augmentation pour dégager du temps afin d'avoir une bonne écoute du patient", explique le docteur Hervé Gin, représentant du syndicat à La Réunion.
Depuis le 1er juillet 2013, les médecins généralistes bénéficient d'un forfait de 5 euros par patient, qui sera suivi en novembre d'un autre forfait de 5 euros pour les patients âgés de plus de 85 ans. Une nouvelle rémunération qui n'empêche pas l'Unof-CSMF, syndicat de généralistes, de réclamer une augmentation de la consultation de 23 à 25 euros. "On nous demande de plus en plus de choses, on souhaite une augmentation pour dégager du temps afin d'avoir une bonne écoute du patient", explique le docteur Hervé Gin, représentant du syndicat à La Réunion.

"Toute augmentation est toujours malvenue, mais il y a plein d'autres choses qui augmentent et qui coûtent plus cher qu'une hausse de 2 euros..." Représentant du syndicat Unof-CSMF à La Réunion, Hervé Gin est conscient que le souhait des généralistes d'augmenter la consultation de 23 à 25 euros sera "difficile à faire passer". Mais pour le praticien saint-leusien, cette revendication est tout à fait justifiée.

"Le contenu des actes est de plus en plus lourd. Désormais, les gens viennent en consultation pour quatre ou cinq motifs, ce qui augmente considérablement le temps des consultations. Et on ne peut pas tout résoudre en une seule fois", souligne-t-il, se défendant de tout appétit financier : "Ce n'est pas une question de multiplier les actes, mais d'avoir une bonne écoute du patient."

"On nous demande de plus en plus de papiers à remplir et même avec l'ordinateur ça prend du temps. Le temps médical a augmenté et le temps administratif est très chronophage...", résume ainsi Hervé Gin.

Pourtant, depuis le 1er juillet 2013, une nouvelle rémunération forfaitaire a été mise en place : 5 euros par patient (hors patient en affection de longue durée), une prime versée trimestriellement par la Sécurité sociale. Et à partir du mois de novembre, un forfait identique sera versé pour le suivi des patients âgés de plus de 85 ans.

"Le forfait de cinq euros, c'est une compensation, car tout augmente. Je pense que c'est quelque chose de raisonnable", estime Hervé Gin. "Quant au forfait pour les personnes âgées, je pense même qu'il va augmenter, car pour ce genre de patients, ça ne prend pas deux minutes, cela nécessite du temps", renchérit-il.

Mais ce forfait n'était-il pas destiné à éviter à une hausse des consultations ? "Initialement, oui. Mais il faut toujours essayer...", répond le représentant syndical réunionnais. "De plus nous sommes dans une période où il y a beaucoup d'écoute, les médecins représentent tout de même 2 % de l'électorat...", glisse-t-il, tout en sachant que la consultation à 25 euros n'est pas encore pour demain.

"D'une manière générale, l'économie de la santé n'a pas de couleur politique. Pour les technocrates, l'objectif est toujours de soigner le mieux avec le moins. Mais nous demandons un minimum de respect...", conclut Hervé Gin.

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