Sécheresse - Les planteurs de canne réclament des aides (actualisé à 15h25) :

Jean-Yves Minatchy (CGPER) : "On est en train de mourir !"


Publié / Actualisé
Près d'une centaine de planteurs de la CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de la Réunion) s'est rassemblée ce mardi 12 novembre 2013 devant le siège du centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre à Saint-Denis, où se tient la commission paritaire de la canne et du sucre (CPCS). Réclamant le versement d'aides d'urgence suite à la sécheresse, ils ont pu exprimer leurs doléances devant les membres de la commission. "Nous sommes en train de mourir ! A une situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles !", a lancé Jean-Yves Minatchy, le président de la CGPER. Une motion a été déposée. Une réunion de travail se tiendra ce jeudi.
Près d'une centaine de planteurs de la CGPER (Confédération générale des planteurs et éleveurs de la Réunion) s'est rassemblée ce mardi 12 novembre 2013 devant le siège du centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre à Saint-Denis, où se tient la commission paritaire de la canne et du sucre (CPCS). Réclamant le versement d'aides d'urgence suite à la sécheresse, ils ont pu exprimer leurs doléances devant les membres de la commission. "Nous sommes en train de mourir ! A une situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles !", a lancé Jean-Yves Minatchy, le président de la CGPER. Une motion a été déposée. Une réunion de travail se tiendra ce jeudi.

Les planteurs ont déposé une motion et réclament le solde de l'aide à la production, la recette bagasse-énergie, la prime bagasse-production et la recette mélasse, mais aussi une aide de 1000 euros par hectare pour faire face aux dépenses liées à la replantation de la canne ainsi que la prise en charge du betel pour lutter contre le ver blanc et une aide de 300 euros par tonne d'engrais pour relancer la repousse des cannes après la coupe. Ils souhaitent que ces indemnités soient versées dans les huit jours suivant la date de fin de la récolte de la canne.

"Il faut jouer groupé, car on est dans une situation catastrophique. Il faut remonter 50 ans en arrière pour trouver un tel précédent", a souligné Jean-Yves Minatchy, notant que des pertes de 30% à 40% sont enregistrées sur certaines exploitations.

"Ça fait des mois que l'on crie pour être indemnisés par rapport à la sécheresse. Le gouvernement a débloqué 15 millions d'euros d'aides d'urgence pour les Bretons ; on n'a rien contre eux, mais on est en train de mourir et nous, on n'a rien !", a poursuivi le président de la CGPER. "Il faut absolument trouver des solutions afin de prévoir la prochaine campagne sucrière sereinement", a, pour sa part, déclaré Jean-Bernard Gonthier, président de la chambre d'agriculture et membre de la CGPER.

Les planteurs ont toutefois été entendus par les représentants de la commission paritaire de la canne et du sucre et de la DAAF. Ceux-ci ont assuré qu'ils étudieraient la motion des planteurs et leur ont proposé de tenir une réunion ce jeudi. "Nous nous sommes sentis écoutés, mais si des solutions ne sont pas trouvées, nous reviendrons à la charge et chacun prendra ses responsabilités. Cette situation a trop duré !", a prévenu Jean-Yves Minatchy.

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