Ils remontent au créneau :

Nouvelle route du littoral : les opposants dénoncent un coût exorbitant


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Alors que les marchés concernant la nouvelle route du littoral ont été signés la semaine dernière, les opposants au projet ne baissent pas les bras. Ce mercredi 13 novembre 2013, lors d'un point presse, Alternatives Transports Réunion-Fnaut, Collectif pour la Protection de la Petite et de la Grande ravine des Lataniers, Collectif Non à la NRL et Réagissons ont dénoncé des "ravages écologiques considérables" et mis en avant un "coût exorbitant", voire "insupportable" pour la Région dans les années à venir, selon Radio Festival.
Alors que les marchés concernant la nouvelle route du littoral ont été signés la semaine dernière, les opposants au projet ne baissent pas les bras. Ce mercredi 13 novembre 2013, lors d'un point presse, Alternatives Transports Réunion-Fnaut, Collectif pour la Protection de la Petite et de la Grande ravine des Lataniers, Collectif Non à la NRL et Réagissons ont dénoncé des "ravages écologiques considérables" et mis en avant un "coût exorbitant", voire "insupportable" pour la Région dans les années à venir, selon Radio Festival.

En effet, les quatre associations estiment que "la signature des marchés et les opérations de com’ qui en sont le prétexte, permettent de faire voir que l'enjeu économique mis en avant par les promoteurs du projet recèle de graves dérives, notamment financières". "Selon notre inventaire des marchés, le financement est insuffisant", expliquent-elles.

Alternatives Transports Réunion-Fnaut, Collectif pour la Protection de la Petite et de la Grande ravine des Lataniers, Collectif Non à la NRL et Réagissons soulignent également que cet ouvrage va causer des dommages environnementaux irréversibles, parlant de catastrophe à venir pour la flore et la faune locales, notamment le pétrel noir de Bourbon. "Cette espèce est menacée d’extinction et est déjà classée sur la liste rouge de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature)", explique l’écologiste Jean-Pierre Marchau au micro de Radio Festival.

Selon ce dernier, l’impact de cette infrastructure routière sera également "extrêmement fort" sur les mammifères marins, notamment 20 espèces, dont la baleine à bosse et le grand dauphin. "On parle même de mortalité due au chantier.  L’habitat de ces espèces va aussi être détruit", souligne-t-il.

Enfin, les quatre associations demandent à ce que le tracé du projet soit revu. "Au lieu de chercher loin et cher en construisant des voix sur mer, il vaudrait mieux et plus simplement aménager un tunnel sur la route déjà existante", a indiqué François Payet, membre d’Alternatives Transports Réunion, à Radio Festival.

   

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