Elles dénoncent une interdiction "injustifiable" :

Des personnalités réclament l'autorisation des soins funéraires pour les séropositifs


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À l'occasion de la Journée mondiale contre le Sida, ce dimanche 1er décembre 2013, plusieurs personnalités ont signé une tribune dans le Journal du Dimanche afin de réclamer l'autorisation des soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH et aux hépatites. À La Réunion, depuis le début de l'année 2013, 36 personnes ont découvert qu'elles étaient séropositives et trois décès ont été enregistrés. (Photo archives: Jean-Luc Romero, président d'Élus locaux contre le sida lors de sa visite à La Réunion en novembre 2010)
À l'occasion de la Journée mondiale contre le Sida, ce dimanche 1er décembre 2013, plusieurs personnalités ont signé une tribune dans le Journal du Dimanche afin de réclamer l'autorisation des soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH et aux hépatites. À La Réunion, depuis le début de l'année 2013, 36 personnes ont découvert qu'elles étaient séropositives et trois décès ont été enregistrés. (Photo archives: Jean-Luc Romero, président d'Élus locaux contre le sida lors de sa visite à La Réunion en novembre 2010)

Parmi les signataires du texte, on retrouve l'homme d'affaires Pierre Bergé, président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, Jean-Luc Romero, président d'Élus locaux contre le sida (ELCS), Denis Quinqueton, président d'Homosexualités et socialisme (HES), ou encore Sélim-Alexandre Arrad, président des Jeunes Radicaux de gauche (JRG). "Aujourd'hui encore, les soins funéraires sont refusés aux personnes séropositives au VIH/sida ou à une hépatite virale. Pourtant, aucun argument scientifique ne justifie cette interdiction dès lors que la thanatopraxie s'exerce en respectant les précautions universelles de l'Organisation mondiale de la santé", écrivent-ils.

"Alors que les personnes vivant avec le VIH ou une hépatite doivent faire face tout au long de leur vie à une série de discriminations et une forte stigmatisation empreinte de représentations éculées sur la maladie, comment l'État peut-il pleinement la légitimer par-delà la mort ?", s’interrogent-ils également.

Les signataires appellent ainsi "le gouvernement à ne plus attendre, à autoriser enfin les soins funéraires pour les personnes séropositives au VIH/sida et aux hépatites, et à mettre ainsi fin à une interdiction injustifiable, traumatisante et indigne".

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