Manifestation devant la préfecture de Saint-Denis :

Une soixantaine de personnes réunies pour la défense de la culture


Publié / Actualisé
Depuis 10 heures, ce lundi 10 février 2014, une soixantaine de personnes sont réunies devant la préfecture de Saint-Denis, à l'initiative notamment du centre dramatique de l'océan Indien. Un rassemblement de manifestants issus de nombreuses associations ou organisations du milieu culturel ayant pour objectif une "refondation de la politique culturelle", impliquant entre autres "la défense de l'accès pour tous à la culture" et la contestation de la "baisse des budgets". Alors qu'une délégation de trois personnes a été brièvement reçue en préfecture, les manifestants ont entamé vers 10h45 un défilé qui doit les mener jusqu'à l'hôtel de Région.
Depuis 10 heures, ce lundi 10 février 2014, une soixantaine de personnes sont réunies devant la préfecture de Saint-Denis, à l'initiative notamment du centre dramatique de l'océan Indien. Un rassemblement de manifestants issus de nombreuses associations ou organisations du milieu culturel ayant pour objectif une "refondation de la politique culturelle", impliquant entre autres "la défense de l'accès pour tous à la culture" et la contestation de la "baisse des budgets". Alors qu'une délégation de trois personnes a été brièvement reçue en préfecture, les manifestants ont entamé vers 10h45 un défilé qui doit les mener jusqu'à l'hôtel de Région.

"Nous marchons toutes et tous parce que nous aimons la culture, tout simplement." Cette phrase est la conclusion du manifeste lu et relu en coeur par les participants de la marche pour la culture. Ces professionnels du monde culturel défilent dans les rues pour lutter contre la baisse des budgets de leur ministère. Ce rassemblement est organisé dans 10 villes françaises ce lundi.

A Saint-Denis, l'initiative a été portée par Lolita Monga, directrice du centre dramatique de La Réunion. "On marche pour que l'Etat ne se désengage pas. On marche pour que les subventions arrêtent de baisser, parce que le budget de la culture n'a jamais été aussi bas. On marche parce qu'on est contre la marchandisation de la culture. On marche parce que la culture, c'est des métiers. on marche parce que la culture pour nous ce n'est pas du business", explique celle qui est aussi représentante du Syndeac à la Réunion (Syndicat des entreprises artistiques et culturelles).

Une soixantaine de personnes se sont donnés rendez-vous à la préfecture à 10 heures. Une délégation de manifestants a été reçue par un représentant de la culture et un directeur du cabinet du préfet pendant un quart d'heure. Une brève discussion qui a permis aux responsables de la marche de prendre rendez-vous avec le préfet de La Réunion, Jean-Luc Marx.

Les manifestants ont ensuite pris la direction de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles). Le cortège s'est faufilé dans les trottoirs du centre-ville de Saint-Denis, jusqu'à la rue Labourdonnais. Marc Nouschi, le directeur de l'institution a reçu en personne les participants de la marche. Au sein de la DRAC, le représentant de l'Etat s'est adressé à l'ensemble des marcheurs : "je voulais vous recevoir pour vous faire passer un message de profonde sympathie et d'empathie. La cause que vous défendez est également la notre."

Pour Marc Nouschi, il est "évident que l'Etat doit être à l'écoute des acteurs de la culture." Il ajoute : "rien n'est pire qu'un Etat autiste. Un Etat sourd, ce n'est pas possible." Lors de son discours avec les manifestants, l'homme a été interpellé à quelques reprises, la discussion animée. Une situation normale pour le directeur de la DRAC : "Ce sont des échanges. Ce qu'il faut, c'est essayer de comprendre leurs émotions, leurs attentes et essayer d'y répondre. C'est le rôle d'un directeur d'être à l'écoute tout en montrant que l'Etat n'est pas aussi noir que ça."

Après cette rencontre, la marche de la culture a pris la direction de la mairie. Le défilé est en ce moment reçu au service culturel du conseil général. Il prendra ensuite la direction du Palais de la Source et de la Pyramide inversée.

   

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