Le pompier encourt 15 ans de réclusion :

Le caporal Nirlo mis en examen pour incendies criminels et placé en détention


Publié / Actualisé
Soupçonné d'être à l'origine de plusieurs incendies dont ceux ayant dévasté le massif du Maïdo en 2010 et 2011, le caporal-chef des pompiers Patrice Nirlo a été mis en examen pour incendies criminels de bois et forêts, ce jeudi 27 février 2014. Il encourt 15 ans de réclusion et a été placé en détention provisoire. Il avait été interpellé ce mercredi puis placé en garde à vue, au cours de laquelle il a "rapidement reconnu les faits", a confié en fin d'après-midi le procureur de la République de Saint-Denis Philippe Muller, lors d'une conférence de presse.
Soupçonné d'être à l'origine de plusieurs incendies dont ceux ayant dévasté le massif du Maïdo en 2010 et 2011, le caporal-chef des pompiers Patrice Nirlo a été mis en examen pour incendies criminels de bois et forêts, ce jeudi 27 février 2014. Il encourt 15 ans de réclusion et a été placé en détention provisoire. Il avait été interpellé ce mercredi puis placé en garde à vue, au cours de laquelle il a "rapidement reconnu les faits", a confié en fin d'après-midi le procureur de la République de Saint-Denis Philippe Muller, lors d'une conférence de presse.

Après sa mise en examen pour incendies criminels, le parquet a requis et obtenu la mise en détention provisoire du caporal-chef des pompiers Patrice Nirlo, "compte tenu des incendies multiples de 2010, 2011 et 2013 et du fait que l’on peut le suspecter de récidive", a indiqué le procureur de la République de Saint-Denis Philippe Muller. "Le mis en cause a rapidement reconnu les faits en garde à vue et s’est expliqué dans le détail hier (mercredi, ndlr) et ce matin. C’est ce qui nous permet de dire qu’on a la bonne personne", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, l'avocat du pompier, maître Jacques Hoarau, avait indiqué que son client "répondait aux questions", et qu'il s'agissait d'un "dossier assez compliqué". "C’est au fil du temps qu’on va pouvoir définir le sens des questions qu’on se pose", avait-il ajouté.

Le caporal Nirlo a dû subir des examens psychiatriques et psychologiques, dont les résultats sont encore attendus. D’après le procureur, "il n’y a pas d’éléments pour qu’il soit interné d’office", mais il estime que "c’est quelqu’un qui doit être protégé de lui-même". Lors de sa garde à vue, Patrice Nirlo s’est en effet montré particulièrement fragile. "Il s’est effondré et il est profondément abattu", confie Philippe Muller, précisant qu’il n’est donc pas "en capacité de s’expliquer sur ses motivations".

Plusieurs éléments ont toutefois été avancés par le colonel Michel, commandant du groupement de gendarmerie de La Réunion. "C’est le résultat de trois grandes enquêtes menées après les incendies majeurs de 2010, 2011 et 2013", a-t-il souligné. Au total, plus d’une quinzaine de gendarmes ont été mobilisés sur ces différentes investigations et 350 personnes ont été auditionnées. Les nombreuses écoutes téléphoniques menées ont également été déterminantes. "Nous avons récupéré énormément de données téléphoniques et beaucoup de signalements", a ainsi précisé le colonel Michel.

Les enquêteurs ont notamment pu déterminer le mode opératoire utilisé par Patrice Nirlo, "à la fois simple et complexe" selon les mots du colonel Michel. "Il a démontré une parfaite maîtrise de la mise de feu et une parfaite connaissance des effets sur la végétation", a-t-il détaillé. Et de poursuivre : "Il n’a utilisé que des briquets et des allumettes. Il n’y a jamais eu d’utilisation d’accélérant. Il a simplement utilisé sa science pour les mises de feu", choisissant notamment les mois d’octobre et de novembre, souvent venteux et propices à la propagation des flammes.

Reste maintenant la question des motivations d’un pompier ayant toujours eu bonne réputation auprès de son entourage et de ses collègues. Il n’a en effet pour l’instant fourni aucune explication, mentionnant uniquement qu’il "n’envisageait pas les conséquences de ces actes", a relaté le procureur. "Ce qui laisse à penser que sur le plan psychologique, il y a des examens à mener pour connaître ses raisons", a poursuivi Philippe Muller, affirmant que Patrice Nirlo n’avait jamais évoqué un éventuel "amour du feu".

Responsable présumé des incendies dans le secteur du volcan en 2010, de ceux du Maïdo en 2010 et 2011 puis de ceux du Moka à Sainte-Marie en 2013 (pour ces derniers faits ll a ét" condamné récemment à 6  mois de prison avec sursis), le caporal-chef encourt jusqu’à 15 ans de réclusion pour ces faits criminels. Philippe Muller n’a également pas exclu une mise en examen pour "mise en danger de la vie d’autrui", qui pourrait lui coûter 2 à 5 ans de prison. "Faut-il encore pouvoir trouver dans les faits des éléments disant que tel ou tel incendie qui serait imputé à mon client était un incendie qui aurait été fait dans le cadre d’une mise en danger de la vie d’autrui", a de son côté indiqué l'avocat de Patrice Nirlo.

Enfin, au vu de "la réitération sur 4 ans de faits similaires", le procureur a indiqué qu’il allait "demander aux services de reprendre des enquêtes sur des incendies plus anciens".

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Citoyens, Posté
15 ans seulement? pour que dans '-5 ans ils soit de retour?! Mais ce fou furieux faut l'enfermer et jeter les clés dans l'océan! C'est un génocide qu'il a commis à lui seul! Amour du feu, laissez nous rire! il a surtout la haine de la vie, et le mépris de ses contemporains!