Décharges sauvages à Mayotte :

Pollution à Mamoudzou : un collectif menace de porter plainte contre l'État et la mairie


Publié / Actualisé
Face à la réactivation de certaines décharges sauvages à Mayotte et aux nuisances qui les accompagnent, un collectif de citoyens envisage de déposer une plainte contre la mairie de Mamoudzou et contre l'État, pour mise en danger de la vie d'autrui, indique France Mayotte Matin.
Face à la réactivation de certaines décharges sauvages à Mayotte et aux nuisances qui les accompagnent, un collectif de citoyens envisage de déposer une plainte contre la mairie de Mamoudzou et contre l'État, pour mise en danger de la vie d'autrui, indique France Mayotte Matin.

"Les retards, les erreurs se sont accumulées et le département est aujourd’hui dans une situation très délicate dans la mesure où plus personne ne sait quoi faire des ordures ménagères si ce n’est en les jetant sur les anciens sites", écrit France Mayotte Matin. Ainsi à Mamoudzou, où les riverains de la décharge Hamaha doivent "à nouveau se boucher le nez en raison des odeurs pestilentielles", eux qui avaient "déjà tiré la sonnette d’alarme il y a quelques semaines se plaignant d’épandage d’excréments qui n’avaient pas été recouverts", souligne le quotidien mahorais.

Cette situation avait d’ailleurs contraint la préfecture à mettre en demeure la mairie d’y remédier, sans que cela ne change grand-chose. C’est pourquoi les riverains, réunis dans un collectif, ont décidé de prendre le taureau par les cornes.

"Nous avons adressé à la mairie de Mamoudzou, avec en copie l’ARS et la préfecture, deux courriers recommandés traitant de la dangerosité de l’exploitation de la décharge Hamaha. Ces courriers sont restés lettre morte de votre part", expliquent-ils dans un courrier de mise en demeure, adressé cette fois-ci au maire, à la préfecture, à l’ARS mais aussi au ministère de l’Environnement, au ministère de l’Outre-mer et au ministère de la Santé.

Si rien n’est fait, ils menacent donc d’attaquer en justice, la mairie de Mamoudzou et l’État. "Devant votre immobilisme sur le sujet, nous vous mettons en demeure d’agir sous quinzaine, faute de quoi vous vous exposez à une plainte collective de l’ensemble des 650 signataires de la pétition du collectif de citoyens au motif de mise en danger de la vie d’autrui. M. le préfet, cette plainte sera également déposée contre les services de l’État", écrivent-ils.

De son côté, la préfecture "a prolongé la mise en activité des décharges jusqu’au 1er juillet prochain, date à laquelle tout devrait être rentré dans l’ordre, si tout se passe bien et si d’autres retards ne sont pas accusés", conclut France Mayotte Matin.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Yasmine, Posté
J'espère qu'avec cette menace ils vont enfin comprendre ce que c'est que la santé et la propreté