Le directeur général de la compagnie s'est exprimé ce mercredi :

Cilam : pas de compromis possible entre direction et grévistes


Publié / Actualisé
Il n'y aura pas de négociations entre la direction de la Cilam et les salariés entrés en grève depuis ce lundi 30 juin 2014 a annoncé le directeur général Gilles Espitalier-Noël, ce mercredi 2 juillet 2014. "Les revendications des grévistes ne font pas partie de ce qui nous paraît négociable", précise-t-il. "L'augmentation de salaire a été négociée à 1,2 %, ce qui représente 60 euros d'augmentation. Cette négociation est close, cohérente et unilatérale", lâche-t-il avant d'ajouter : "aucun compromis n'est possible sur ce point". Gilles Espitalier-Noël n'a pas eu un mot pour Jean-Noël Lebon, le travailleur victime d'un malaise à la suite d'une strangulation ce mardi devant la Cilam à Saint-Pierre.
Il n'y aura pas de négociations entre la direction de la Cilam et les salariés entrés en grève depuis ce lundi 30 juin 2014 a annoncé le directeur général Gilles Espitalier-Noël, ce mercredi 2 juillet 2014. "Les revendications des grévistes ne font pas partie de ce qui nous paraît négociable", précise-t-il. "L'augmentation de salaire a été négociée à 1,2 %, ce qui représente 60 euros d'augmentation. Cette négociation est close, cohérente et unilatérale", lâche-t-il avant d'ajouter : "aucun compromis n'est possible sur ce point". Gilles Espitalier-Noël n'a pas eu un mot pour Jean-Noël Lebon, le travailleur victime d'un malaise à la suite d'une strangulation ce mardi devant la Cilam à Saint-Pierre.

Le directeur général de la Cilam assure que sa grille de salaire est de 8 % supérieure à celle de la convention collective nationale de l'industrie laitière. En ajoutant les avantages spécifiques (participation à la mutuelle, prime yaourt, ticket restaurant…), "les salaires sont de 21 % supérieurs à ceux de la grille minimale de la convention laitière", dit-il encore.

"S'ils (les grévistes - ndlr) étaient suffisamment nombreux pour bloquer l'activité, nous aurions pu reprendre les négociations. Ils ne représentent que 10 % du personnel, on ne va pas céder", s'obstine le dirigeant. "La très grande majorité des salariés souhaitent reprendre l'activité, nous essayons de faire avancer les choses", termine-t-il, sans dire un mot pour Jean-Noël Lebon, délégué syndical victime d'une strangulation ce mardi lors d'une échauffourée.

Pour mettre fin aux blocages et reprendre le cours normal des activités, la direction de la Cilam a adressé ce mardi 1er juillet un courrier au sous-préfet de Saint-Pierre réclamant que "des mesures soient prises, sans délais pour rétablir l'ordre". Ce courrier est resté sans réponse pour le moment.

Coralie Georget pour www.ipreunion.com

   

8 Commentaire(s)

Réyoné, Posté
Créole rouv un coup zot zieu té,
de moune y travail pou nourri zot famille, et là a cause de 20 gratelles que la pou block barro, néna des centaines de personne que y gagne pas allé travail...
si le ban 20 gratelle là lé pas content, poukoué zot sa pa rode un autre travail ?
=> paske zot y conné la cilam y mette azot plus en l'air que les autres entreprises réunionaises !

Alors aret fait le macro la CGTR et obéi banla, si la CGTR y essaye lance un grêve et que néna rien que 20 employés sur plus de 400 y suivent, y veut bien dire que le grêve la y concerne pas les employés, y concerne peut-être ban gros zozo de la CGTR !
Mr. Payet, Posté
T zot y appel ça un grève ? nena une vingtaine couillons la pou empeche près de 400 salariés de travaillé !
Arrèt un peu dékoné dont, laisse de moune travail kossa ca !
Frèd, Posté
I fait plus de 10ans que mi travail à la cilam où mon défunt papa travaillé aussi.
Cet y met à moin ds cette histoire, c'est que le ban syndicat y comporte azot pareil ban mafia, zot y décide lance une grêve uniquement pour des raisons personel, et le pire c'est que nena toujours 2 3 employés pour croire que la grêve c'est pou aide azot !
A moin si ma envie bosser, de quel droit y empeche amoin bossé ? zot na point respect kossa ?
C'est Jean Noel va ni paye mon crédit ek mon ban facture à la fin du moi ?
Jean-Pierre Alban, Posté
Té DRH koman ou pé koz komsa ? OU na pi la honte ?
Salarié aussi, Posté
Moi je trouve intéressant d'avoir la version du DRH.
J'espère aussi que notre collègue s'est bien rétabli.
Je rappelle qu'à ma connaissance Jean-Noel est sorti très vite de l'hopital.
"avoir vu la mort de près", "failli mourir"... je me demande si vous étiez vraiment là et si vous faites vraiment parti de l'entreprise.
Je trouve que ce n'est pas juste de déformer comme ça l'information.
MOI AUSSI JE VEUX UNE AUGMENTATION DE SALAIRE!!!!!! mais je ne pense pas que c'est comme ca qu'on y arrivera.
Joseph, Posté
"Nous sommes très concernés par la santé et la sécurité de nos salariés et ne pouvons que déplorer de tels incidents" dit sans rire le DRH de la Cilam ! Comme dirait Coluche "t'as vu la gueule de l'incident ?" Le gars a failli mourir, j'étais sur place, je l'ai bien vu ! Alors svp DRH de la Cilam restez avec vos amis de la direction et arrêtez d'essayer de nous faire croire des choses qui n'existent pas : ça marche pas !!!!!
Salarié, Posté
Oui Monsieur le DRH, il paraît même que Monsieur Lebon vous a remercié personnellement : il était tellement content de passer quelques heures aux urgences de Saint-Pierre après avoir vu la mort de près... Sincèrement Monsieur le DRH vous connaissez le sens du mot pudeur ?
DRH CILAM, Posté
DRH de la CILAM, il me parait nécessaire d'apporter un complément à votre article :
Dès le début de matinée, j'ai bien évidemment pris des nouvelles de l'état de santé de notre salarié, qui hier après-midi avait été pris en charge par les pompiers. N'ayant pu le joindre, je lui ai laissé un message et lui ai notamment fait part de nos voeux de prompt rétablissement tant à titre personnel que de la part de la direction de la CILAM.
Le fils de notre salarié m'a rappelé en fin de matinée en m'indiquant que son père avait pu quitter l'hôpital dès hier soir et qu'il n'était pas encore tout à fait rétabli. Il m'a également fait part des remerciements de son père qui avait été très touché par mon appel et cette marque de sympathie ; Enfin je lui ai indiqué que je restai à la disposition de son papa si je pouvais faire quoique ce soit pour l'aider dans ces moments difficiles.

Nous sommes très concernés par la santé et la sécurité de nos salariés et ne pouvons que déplorer de tels incidents.