Près de 450 enfants sont concernés à La Réunion :

Dyslexie : le combat des parents d'élèves


Publié / Actualisé
Alors que l'année scolaire s'achève ce samedi 4 juillet 2014, de nombreux élèves réunionnais partiront en vacances l'esprit tranquille, sachant dans quelle classe ils atterriront à la rentrée. Malheureusement, ce n'est pas le cas de tous. Pour certains parents d'élèves, la prise en charge de leur enfant dyslexique est un véritable combat. Entre redoublement et réorientation en classes spécialisées, les solutions proposées par les enseignants ne sont pas forcément les plus adaptées.
Alors que l'année scolaire s'achève ce samedi 4 juillet 2014, de nombreux élèves réunionnais partiront en vacances l'esprit tranquille, sachant dans quelle classe ils atterriront à la rentrée. Malheureusement, ce n'est pas le cas de tous. Pour certains parents d'élèves, la prise en charge de leur enfant dyslexique est un véritable combat. Entre redoublement et réorientation en classes spécialisées, les solutions proposées par les enseignants ne sont pas forcément les plus adaptées.

La dyslexie est une pathologie assez difficile à gérer. Non seulement, le diagnostic des enfants dyslexiques intervient régulièrement trop tardivement, mais surtout, la prise en charge de ces élèves dans les établissements scolaires est parfois source de conflits. Même si ce trouble de la lecture et du développement des acquisitions scolaires a été reconnu par l'Organisation mondiale de la santé, les solutions proposées par le corps enseignant ne sont pas toujours bonnes à suivre.

Thierry, parent d’un enfant dyslexique et très actif dans le milieu associatif, rencontre des pères et des mères désorientés. "Je vois régulièrement des parents d’enfants dyslexiques qui se plaignent d’avoir des classes qui ne s’occupent pas de leurs élèves. On dit qu’ils n’arrivent pas à suivre, qu’ils n’apprennent pas, qu’ils sont fainéants", indique-t-il au micro de RTL Réunion.

Lors des conseils de classe, le milieu éducatif propose donc de réorienter l’élève en SEGPA (Section d'enseignement général et professionnel adapté) ou dans des centres spécialisés. Une mauvaise idée d’après Thierry : "l’idéal pour un dyslexique est de le placer dans une classe à bon niveau qui va le tirer vers le haut." Pour ce parent d’élève, il faut absolument contester ce genre de propositions : "c’est toujours le parent qui a le dernier mot. Il ne faut pas se laisser embarquer par l’enseignant."

Près de 450 enfants dyslexiques, dysphasiques ou dyspraxiques ont été diagnostiqués dans l’île. Ces élèves bénéficient notamment d'un délai supplémentaire pour finir les examens et plus généralement lors des devoirs en cours, mais également de quelques moyens techniques. "Quand un enfant est reconnu comme dyslexique, il y a un retour de diagnostic auprès des services de l’Académie. Dans ce cas, on va mettre à disposition un ordinateur et des logiciels pour aider l’élève", souligne Maximin Astourne, inspecteur de l’Education nationale en charge des élèves en situation de handicap.

Mais malgré les efforts, le Rectorat est bien conscient que la plupart des professeurs ne savent pas forcément comment se comporter face à ces enfants. Un nouveau poste a donc été créé au sein de l'Académie. "Une chargée de mission a été embauchée pour former, informer et rencontrer les enseignants sur toute la problématique des dyslexiques. C’est une initiative qui se met petit à petit en place depuis deux ans", explique Maximin Astourne sur l’antenne de RTL Réunion. Reste à faire passer le message auprès de l’ensemble du corps enseignant.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Ninine, Posté
J'ai un enfant dys, j'ai fait les démarche pour obtenir une aide mais je n'ai toujour pas de réponse . Quoi faire?
AEDA , Posté
Ah, voila un bon sujet! Quid des 8 dossiers d'enfants dys scolarisés dans le système scolaire français à l'Ile Maurice (rattaché à l'Académie de la Réunion) et qui se sont vu refuser leur demande d'aménagement d'examens cette année ?
Je vous passe les difficultés pour former un recours en bonne et due forme. Et le refus à nouveau pour 4 cas.
Cerise sur le gâteau : des dys sévères qui avaient obtenu les aménagements aux examens dans le passé se sont vu refusé tout aménagement cette année. Une politique de deux poids deux mesures avec des dys légers ou des non dys qui ont eu droit aux aménagement alors que des cas de dys sevères, avérés et diagnostiqués par plusieurs orthophonistes n'ont pas eu droit aux aménagements prévus par la règlementation française.

Franchement, ce qui s'est passé cette année est tout à fait consternant!

Gada SCHAUB
Cofondatrice de l'AEDA (Association des parents d'Enfants ayant des Difficultés d'Apprentissages) à l'Ile Maurice.