Yves Jégo, président de l'UDI par intérim, est à La Réunion :

"L'UDI peut devenir la première force politique de l'île"


Publié / Actualisé
Yves Jégo, président de l'UDI par intérim, est arrivé ce dimanche 6 juillet 2014 à La Réunion. Le député de Seine-et-Marne lance sa campagne pour prendre la tête du parti centriste, suite au départ de Jean-Louis Borloo. A cette occasion, un meeting a été organisé au Village Bienvenue de Sainte-Marie, en compagnie de Nassimah Dindar, présidente de l'UDI974. L'ancien ministre des Outre-mer connaît bien les hommes et les femmes politiques de La Réunion, et compte bien faire de l'UDI le premier parti de l'île, malgré sa division au niveau local.
Yves Jégo, président de l'UDI par intérim, est arrivé ce dimanche 6 juillet 2014 à La Réunion. Le député de Seine-et-Marne lance sa campagne pour prendre la tête du parti centriste, suite au départ de Jean-Louis Borloo. A cette occasion, un meeting a été organisé au Village Bienvenue de Sainte-Marie, en compagnie de Nassimah Dindar, présidente de l'UDI974. L'ancien ministre des Outre-mer connaît bien les hommes et les femmes politiques de La Réunion, et compte bien faire de l'UDI le premier parti de l'île, malgré sa division au niveau local.

Vous voici à La Réunion pour une visite éclair de quelques heures, quel est objectif de ce déplacement ?

Je suis venu en lançant ma campagne pour la présidence de l’UDI. Je suis candidat en tandem avec Chantal Jouano, et il me semble normal de venir dès le début de la campagne à La Réunion, parce que je n’ai pas oublié que j’ai été ministre des Outre-mer. Je suis très attaché à La Réunion, et cette première visite est symbolique. Elle sera suivi d’un nouveau déplacement à la fin de ma campagne avec un grand meeting. Je pense qu’il est important de montrer aussi que l’UDI n’est pas seulement un parti de la métropole, mais qu’il est aussi très ouvert aux habitants de nos Outre-mer. Avec Nassimah Dindar, nous avons la volonté de montrer que l’UDI peut devenir la première force politique de l’île.

Vous l’avez dit, vous êtes passé par la rue Oudinot. Quels sont vos projets pour les Outre-mer et pour La Réunion ?

La volonté d’être président d’un parti politique, c’est d’avoir un outil pour réfléchir et proposer aux Français un nouveau chemin. Nous sommes dans une situation extrêmement difficile avec un gouvernement socialiste qui déçoit, une UMP que plus personne ne reconnaît : il n’y a plus d’offre politique républicaine. L’UDI veut rassembler des gens de tous les horizons pour participer à un nouveau projet pour la France et pour les Outre-mer. Je pense que je suis ici au bout d’un monde, au bout d’un modèle. Il s’est effondré, il est épuisé, il n’offre plus de perspective d’avenir aux Réunionnais. La classe politique traditionnelle réunionnaise déçoit de plus en plus. L’UDI a pour vocation ici d’offrir un nouveau chemin et de nouvelles perspectives économiques.

Vous voulez faire de l’UDI le premier parti réunionnais, mais localement, le parti est plus que divisé. Quel rôle comptez-vous jouer si vous êtes élu ?

Si je suis élu, on essaiera de rassembler tout le monde. Il y a souvent des divisions qui sont fondées sur des querelles de personnes et sur des habitudes anciennes. Par rapport aux adhérents de l’UDI, il faudra créer de l’union, et je souhaite qu’il y ait de plus en plus d’adhérents car ce sont eux qui disent aux dirigeants : " Soyez raisonnables,  arrêtez de vous diviser pour un poste ou pour une place, travaillez en commun au lieu de vous disputer.

L’année dernière, UDI et MoDem ont trouvé un accord à Paris. Un rapprochement du même type est-il possible à La Réunion avec Thierry Robert ?

Bien entendu. Nous sommes très proches du MoDem, c’est un parti frère qui est indépendant tout comme l’UDI. On peut partager beaucoup de combats comme on l’a fait aux élections européennes. Je connais bien Thierry Robert, on est assis presque l’un à côté de l’autre à l’Assemblée nationale. Naturellement nous dialoguons notamment des échéances à venir comme les futures élections régionales. Le MoDem et l’UDI ont vocation à marcher main dans la main, il faut qu’il y ait des accords qui soient faits de la meilleure manière par les instances politiques. Je crois qu’entre Jean-Paul Virapoullé, Nassimah Dindar et Thierry Robert, il y a une même vision d’avenir pour La Réunion et un socle d’une force politique qui peut enfin apporter des réponses et dépasser l’éternelle querelle des socialistes et de l’UMP.

Justement, entre ces trois personnalités politiques réunionnaises, qui pourrait incarner le "Grand Centre" lors des prochaines élections régionales ?

Je vois d’abord un projet. Il arrêter de penser d’abord au casting comme on le fait pour une élection de Miss Réunion. Tant que nous raisonnons de cette manière, on se trompera. Je pense que c’est le modèle économique social et politique qu’il faut travailler. Il faut se mettre autour d’une table, et ensuite nous choisirons le meilleur ou la meilleure. On ne manque pas de leader, mais il faut travailler sur un projet concerté avec les habitants. Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs : d’abord le projet, et ensuite le casting.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Yotte, Posté
IL EST PERMIS DE REVER ...........