Vente d'eau aux pays du Golfe Persique :

Jean-Paul Virapoullé : "je vais me battre à fond"


Publié / Actualisé
De retour sur le devant de la scène politique cette année, Jean-Paul Virapoullé assure revenir avec l'énergie de ses 20 ans. Elu successivement maire de Saint-André puis président de la Cirest, le dinosaure politique souhaite désormais mettre ses projets en place. Un dossier lui tient particulièrement à coeur : vendre l'eau rejetée à l'embouchure de la centrale de Sainte-Rose aux pays du Golfe Persique. Pour l'ancien parlementaire - reçu le 27 juin dernier par la ministre des Outre-mer et par un conseiller de François Hollande - le moment est venu de concrétiser cette idée. "Il y a 20 ans, c'était trop tôt. Aujourd'hui, c'est the right time to make the good thing", assure-t-il.
De retour sur le devant de la scène politique cette année, Jean-Paul Virapoullé assure revenir avec l'énergie de ses 20 ans. Elu successivement maire de Saint-André puis président de la Cirest, le dinosaure politique souhaite désormais mettre ses projets en place. Un dossier lui tient particulièrement à coeur : vendre l'eau rejetée à l'embouchure de la centrale de Sainte-Rose aux pays du Golfe Persique. Pour l'ancien parlementaire - reçu le 27 juin dernier par la ministre des Outre-mer et par un conseiller de François Hollande - le moment est venu de concrétiser cette idée. "Il y a 20 ans, c'était trop tôt. Aujourd'hui, c'est the right time to make the good thing", assure-t-il.

Jean-Paul Virapoullé est de retour, et il compte bien mettre en route tous ses projets. "Comme j’étais à la retraite pendant 3 ans, j’en ai profité pour potasser toutes ces idées. Je reviens un peu avec l’énergie de mes 20 ans. J’ai confiance et je vais me battre à fond pour que tout cela sorte de terre", assure le maire de Saint-André au micro de RTL Réunion.

Lorsque le président de la Cirest parle de "tout cela", il pense surtout à la vente d’eau potable aux pays du Golf Persique. Cela fait des années que l’ancien parlementaire travaille et pense à ce projet. "Il y a 20 ans, c’était trop tôt. Aujourd’hui c’est the right time to make the good thing", se lance-t-il dans la langue de Shakespeare.

Le vendredi 27 juin, Jean-Paul Virapoullé est parti défendre son dossier à Paris. Le premier magistrat de Saint-André a rencontré Marc Vizy, conseiller outre-mer de François Hollande, ainsi que la ministre George Pau-Langevin. "L’accueil a non seulement été attentif, mais également intéressé. Lorsque nous accueillerons le président de la République à Saint-André, Jean-Claude Fruteau lui parlera du sucre et moi de l’eau. Ça fera un bon mélange", précise l’ancien député.

"Ils ont soif et nous avons faim"

Ainsi, 200 millions de m3 d’eau pourraient être vendus par la Cirest aux pays du Golfe Persique. D’après Jean-Paul Virapoullé, cet " or bleu " a désormais plus de valeur que le pétrole : "Ils ont des pétrodollars. Ils ont soif. Et nous avons faim. Nous leur demandons donc d’ouvrir des négociations avec l’Etat français."

Si le pouvoir exécutif soutient ce projet, le dossier peut être bouclé en moins d’un an affirme le maire de Saint-André : "il n’y a pas d’obstacle technique : les 200 millions de m3 sont là. L’eau a été qualifiée de potable par les analyses de l’agence régionale de santé. Nous sommes dans la banlieue de l’Arabie Saoudite, à 7 000 kilomètres en ligne directe. Il n’est donc pas nécessaire de passer par le canal de Suez."

Le président de l'intercommunalité de l'Est compte à présent consulter les bureaux d’études, histoire de mettre toutes les chances de son côté. "Nous allons nous associer avec des armateurs et des scientifiques de renom pour que ce projet ne puisse pas avorter en cours de route", ajoute Jean-Paul Virapoullé. Rendez-vous donc en 2015 pour savoir si "the right time" est bel et bien venu.

www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Marion, Posté
Bonjour le développement durable !
Il a tout compris lui.
Il faudrait lui faire comprendre que la Réunion est un territoire insulaire.
Nous avons besoin de notre eau, c'est une ressource énergétique hydraulique.
A termes, nous souhaitons inverser les valeurs et utiliser plus d'énergies renouvelables que l'énergie fossile.

M.Virapoullé va encore droit dans le mur !
Catherine, Posté
Il sait vraiment parler anglais lui ?
Kalouma, Posté
«Jean-Claude Fruteau lui parlera du sucre et moi de l’eau. Ça fera un bon mélange». Ça ne fait jamais que de l'eau sucrée… Tout ce que la droite et les socialistes réunis sont capables de nous administrer… Et encore… Bientôt sans sucre et avec une qualité de l'eau dégradée par nos erreurs passées d'aménagement (dont Virapoullé a sa part de responsabilité). Li vé vann bann Zarab kanar dann tant kouvèr… Pauvre Réunion !
DANORD, Posté
Les mal OKI ne changeront pas toujours à critiquer sans apporter de vré solution , prenez la place de celles et ceux qui font avancer des projet de faisabilité .

A se demander devant un écran c'est la masturbation en pianotant sur un clavier d'ordinateur !

Bon 14 Juillet ...
Jl Hoarau, Posté
une horreur de développement durable. C'est comme ces serres que Nicolas Hulot a visité: personne n'a raconté qu'elles servent pour y faire pousser des bulbes de fleur, importés par avion des Pays Bas, et que les fleurs sont destinées à l'exportation (avion) et qu'a cause des licence les bulbes sont obligatoirement detruits tous les 2 ans. cout carbone: des tonnes de kérosène, derriere les quelques panneaux photovoltaïques (et des defisc) ou tout le monde s'extasie.