Déclarations d'intérêts des députés et sénateurs :

Le palmarès des élus réunionnais


Publié / Actualisé
Le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a publié ce jeudi 24 juillet 2014 les déclarations d'intérêts et des activités des députés et sénateurs français. A l'exception de Didier Robert - qui vient d'accéder au Palais de Luxembourg - les parlementaires réunionnais n'ont pas échappé à la règle. Les élus de l'île ont rempli leur mission avec plus ou moins de brio. En voici le palmarès.
Le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a publié ce jeudi 24 juillet 2014 les déclarations d'intérêts et des activités des députés et sénateurs français. A l'exception de Didier Robert - qui vient d'accéder au Palais de Luxembourg - les parlementaires réunionnais n'ont pas échappé à la règle. Les élus de l'île ont rempli leur mission avec plus ou moins de brio. En voici le palmarès.
  • Le plus riche

Même si cette déclaration d’intérêts et des activités des élus n’est pas un compte-rendu du patrimoine, certains ont décidé de tout dévoiler aux Français. Sans surprise, Thierry Robert - qui avait déjà annoncé gagner 90 000 euros par mois en avril 2013 - s’est plié à l’exercice. Entre 2007 et 2012, les diverses activités professionnelles du député lui auront rapporté la coquette somme de 1,283 million d’euros. Ses mandats au TCO, au département et à la mairie de Saint-Leu ont également permis à Thierry Robert d’être rémunéré en 2012 à hauteur de 4350,39 euros par mois, sans compter sa fonction au Palais Bourbon.

A noter que d’après L’Express, 10 à 15 % des parlementaires emploient un membre de leur famille comme collaborateur parlementaire. C’est peut-être le cas du président du LPA qui peut compter sur un certain Ronald Robert comme assistant à Paris.

  • La plus assistée

Si la majeure partie des parlementaires (Huguette Bello, Jean-Claude Fruteau, Paul Vergès, Michel Fontaine) a choisi d’être épaulée par deux collaborateurs, ce n’est pas le cas d’Ericka Bareigts. La députée de la première circonscription a décidé d’être entourée par une équipe de cinq personnes. Thierry Robert et Michel Vergoz sont également bien secondés avec pas moins de quatre assistants.

  • Le plus carré

Il aurait pu être le plus riche, il devra se contenter d’être le plus transparent. La déclaration de Michel Fontaine, tout comme celle de Huguette Bello, est un exemple de clarté. Toutes les pages sont dactylographiées, avec des tableaux clairs et précis. Le maire de Saint-Pierre a même précisé lequel de ses collaborateurs est à temps partiel. Quand certains parlementaires semblent avoir rempli leur feuille sur un coin de table entre deux bouchées, le sénateur a pris le temps de détailler chacune de ses rémunérations liées à ses activités professionnelles, année par année. Ainsi, en 2012, le médecin radiologue aura gagné plus de 332 000 euros, en comptant ses rémunérations de président de la CIVIS, de sénateur et ses revenus fonciers.

  • Le plus minimaliste

2 300 euros par mois en tant que maire de Saint-Benoît entre mars 2008 et mars 2014. La déclaration de Jean-Claude Fruteau est allée à l’essentiel. Le député, qui a choisi de remplir une déclaration de début de mandat, ne fait pas donc mention de ses revenus de parlementaire. Ce qui est également le cas de Thierry Robert, Monique Orphé, Ericka Bareigts, Jean-Jacques Vlody, Michel Fontaine et Paul Vergès.

  • Le plus flou

En tant que vice-président de conseil général, Jean-Jacques Vlody a gagné 33 075 euros en 2012. En tant que conseil régional, le même Jean-Jacques Vlody a été rémunéré 15 499 en 2012. Beaucoup moins précis, le député socialiste a déclaré avoir remporté 45 474 euros en sa qualité d’enseignant. Reste à savoir si cette somme correspond aux cinq dernières années avant son élection au Palais Bourbon ou bien à une année de rémunération…

  • Le plus en lèr

C’est un détail de la déclaration d’intérêts qui a le mérite d’être précisée. En tant que président du conseil de surveillance de la compagnie Air Austral, Paul Vergès a bénéficié entre mars 2010 et octobre 2011 de billets gratuits sur la ligne Réunion-Paris. Un avantage plus que bienvenue pour le sénateur PCR qui lui a permis d’économiser quelques indemnités liées à sa fonction de parlementaire.

  • L'absent

C'est le grand absent. En poste depuis le début du mois de juillet, le nouveau sénateur Didier Robert n'a pas pu remplir ses tableaux étant donné qu'ils ont été envoyés en janvier. Le rendez-vous est pris pour la prochaine fois. Toutes les déclarations d’intérêts et des activités des parlementaires sont à retrouver sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Kekere, Posté
Avant de nous demander a nous petits citoyens de nous serrer la ceinture car il faut reduire le deficit public, pourquoi n'impose t-on pas les memes regles a ces politiques. Ah, c'est vrai nous avons des "ENARCS" qui sont la pour faire des regles pour le petit peuple et proteger nos politiques par des lois