Une usine de production à grande échelle vient d'ouvrir :

Dengue : le Brésil se lance dans l'élevage de moustiques transgéniques


Publié / Actualisé
Ce mardi 29 juillet 2014, le Brésil a inauguré son premier élevage à grande échelle de moustiques génétiquement modifiés, destinés à combattre la dengue, responsable de près 800 morts depuis cinq ans dans le plus grand pays d'Amérique du Sud. Cette usine à moustiques OGM est installée à Campinas, à une centaine de kilomètres de Sao Paulo, et possède la capacité de produire 550 000 insectes par semaine et jusqu'à 10 millions par mois, rapporte lemonde.fr. Ces moustiques transgéniques sont censés attirer les femelles vectrices de la maladie pour copuler, leur progéniture ne pouvant ensuite atteindre l'âge adulte ce qui réduira la population.
Ce mardi 29 juillet 2014, le Brésil a inauguré son premier élevage à grande échelle de moustiques génétiquement modifiés, destinés à combattre la dengue, responsable de près 800 morts depuis cinq ans dans le plus grand pays d'Amérique du Sud. Cette usine à moustiques OGM est installée à Campinas, à une centaine de kilomètres de Sao Paulo, et possède la capacité de produire 550 000 insectes par semaine et jusqu'à 10 millions par mois, rapporte lemonde.fr. Ces moustiques transgéniques sont censés attirer les femelles vectrices de la maladie pour copuler, leur progéniture ne pouvant ensuite atteindre l'âge adulte ce qui réduira la population.

Sévissant dans une centaine de pays des régions tropicales et subtropicales dans le monde – dont La Réunion et Mayotte –, la dengue frappe particulièrement le Brésil qui connaît actuellement une épidémie de grande envergure avec plus de 1,4 millions de cas confirmés en 2013, indique lemonde.fr. C’est pourquoi le pays se trouve en pointe dans la lutte contre la maladie, pour laquelle il n’existe ni vaccin, ni traitement spécifique.

Dans cette optique, des tests avec des moustiques génétiquement modifiés menés en 2011 dans le nord-est du Brésil se sont avérés concluants avec une réduction de plus de 80 % de la population de moustiques sauvages. Malgré les critiques de plusieurs associations environnementales, d’autres opérations de ce type ont également été expérimentées aux îles Caïman et en Malaisie avec des résultats du même ordre.

La manipulation génétique consiste à introduire un nouveau gène dans l'ADN des Aedes aegypti, vecteurs de la dengue, afin de les rendre dépendants à un antibiotique, la tétracycline. Sans ce médicament, les moustiques génétiquement modifiés ne peuvent pas survivre. Les moustiques mâles transgéniques sont ensuite relâchés dans la nature, en quantité deux fois supérieure à celle des moustiques non-transgéniques, pour se reproduire avec des femelles sauvages. Leur progéniture porteuse du transgène étant privée de l’antibiotique, elle n’a que très peu de chance de survie.

Le 10 avril 2014, la Commission technique nationale de biosécurité brésilienne a autorisé la dissémination dans l'environnement de ces moustiques transgéniques. Mais l'agence de veille sanitaire n’a pas encore donné son accord pour une commercialisation de ces insectes aux collectivités brésiliennes. En cas de feu vert, le Brésil deviendra alors le premier pays à approuver l'utilisation globale d’insectes génétiquement modifiés.

À La Réunion, 34 cas de dengue ont été signalés sur l'île depuis le début de l’année 2014, dont 25 autochtones.

www.ipreunion.com

   

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