Des mesures sanitaires mises en places à Mayotte et à La Réunion :

Ebola : le risque d'importation "ne peut être totalement exclu"


Publié / Actualisé
Décrété comme une urgence de santé publique mondiale par l'OMS, l'épidémie d'Ebola touche désormais quatre pays d'Afrique (Guinée, Libéria, Sierra Leone et Nigéria) et a dépassé le cap des 1000 morts. Si le risque d'importation du virus par le biais des voyageurs au sein de l'Union européenne est "très faible", il ne peut être "totalement exclu", indique l'Agence régionale de santé océan Indien (ARS OI). Par conséquent, cette dernière est chargée de mettre en place, à La Réunion et à Mayotte, le dispositif national relatif à la prévention et la prise en charge d'une personne susceptible d'avoir contracté la maladie.
Décrété comme une urgence de santé publique mondiale par l'OMS, l'épidémie d'Ebola touche désormais quatre pays d'Afrique (Guinée, Libéria, Sierra Leone et Nigéria) et a dépassé le cap des 1000 morts. Si le risque d'importation du virus par le biais des voyageurs au sein de l'Union européenne est "très faible", il ne peut être "totalement exclu", indique l'Agence régionale de santé océan Indien (ARS OI). Par conséquent, cette dernière est chargée de mettre en place, à La Réunion et à Mayotte, le dispositif national relatif à la prévention et la prise en charge d'une personne susceptible d'avoir contracté la maladie.

Comme dans toutes les régions de France, l’ARS OI est chargée d'appliquer et de décliner, à La Réunion et à Mayotte, le dispositif national piloté par le ministère des Affaires sociales et de la Santé :

- diffusion des recommandations nationales aux professionnels et aux établissements de santé des deux îles, dont le signalement au Samu-Centre 15 de tout cas suspect.

- en cas de suspicion de cas : coordination, en lien avec la Cellule de l’Institut de veille sanitaire en région (CIRE Océan Indien) et l’Institut de veille sanitaire (InVS), des investigations permettant de classer les cas éventuels. Soit le cas est infirmé, soit il est classé en "cas possible" (cas ne pouvant être éliminé et nécessitant des investigations complémentaires pour confirmer ou infirmer le diagnostic).

- organisation avec les hôpitaux (CHU de La Réunion et CH de Mayotte) du parcours de soins de tout cas possible (prise en charge, transfert par le Samu, accueil dans des conditions d’hygiène et de sécurité optimales).

Par ailleurs, depuis le 31 juillet 2014, le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Affaires sociales et de la Santé recommandent aux Français de suspendre, sauf raison impérative, tout projet de voyage dans les pays où des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont avérés. Un dispositif d’information aux voyageurs a été mis en place avec des recommandations sanitaires pour les voyageurs à destination ou de retour de ces pays. Ce dispositif est régulièrement actualisé sur le site du ministère des Affaires sociales et de la Santé, en lien avec le ministère des affaires étrangères.

Pour les voyageurs de retour de ces pays, il est recommandé de contacter immédiatement le centre 15 en cas d’apparition brutale d’une forte fièvre (supérieure à 38,5 degrés) jusqu’à 3 semaines après leur retour.

   

1 Commentaire(s)

FOX, Posté
En espérant que le message a été bien compris.....que tout le monde prenne conscience du danger.