Protection des animaux marins :

150 tortues marines suivies à la trace par satellite


Publié / Actualisé
150 tortues marines de l'océan Indien ont été équipées de balises Argos dans le cadre d'un projet destiné à déterminer les migrations de ces animaux menacés afin de les protéger, indique l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Les tortues marines pondent à l'endroit où elles ont vu le jour, mais migrent ensuite vers d'autres lieux pour se nourrir, parcourant parfois des milliers de kilomètres, explique à l'AFP (Agence France Presse) Jérôme Bourjea, responsable des projets "tortues marines" à la station de La Réunion de l'Ifremer.
150 tortues marines de l'océan Indien ont été équipées de balises Argos dans le cadre d'un projet destiné à déterminer les migrations de ces animaux menacés afin de les protéger, indique l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Les tortues marines pondent à l'endroit où elles ont vu le jour, mais migrent ensuite vers d'autres lieux pour se nourrir, parcourant parfois des milliers de kilomètres, explique à l'AFP (Agence France Presse) Jérôme Bourjea, responsable des projets "tortues marines" à la station de La Réunion de l'Ifremer.

"On a beau protéger toutes les tortues de nos îles françaises, si elles vont manger par exemple à Madagascar où elles peuvent par ailleurs être braconnées, en termes de conservation la France pourra employer tous les moyens qu’elle veut sur ses territoires, ça ne sera pas suffisant pour les protéger", souligne Jérôme Bourjea. Les tortues marines de l’océan Indien sont classées espèces menacées et inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), note le site d'information 20minutes.fr.

Ce sont donc plus de 120 tortues vertes ayant l’habitude de pondre dans les territoires français de l’océan Indien et 25 tortues caouannes transitant par les eaux françaises de ces territoires que les scientifiques de l’Ifremer et leurs partenaires de l’observatoire des tortues marines Kélonia basé à Saint-Leu "ont équipé de balises Argos depuis 2007 avec l’objectif d’en suivre 200 à l’horizon 2015" écrit 20minutes.fr.

"On s’est aperçu que les tortues vertes pouvaient aller dans beaucoup de pays différents avant de se stabiliser sur leur site d’alimentation", explique Jérôme Bourjea à l'AFP. Il précise "qu’après 3 à 5 ans elles rebroussaient chemin pour rejoindre leur lieu de ponte" note 20minutes.fr.

"Les chercheurs de l’Ifremer se sont ainsi aperçus que les tortues vertes qui pondent dans les îles Eparses, parcourent des centaines voire des milliers de kilomètres en quelques semaines pour aller se nourrir principalement dans le nord du Mozambique, le sud et le nord-ouest de Madagascar et le sud de la Tanzanie" dit encore 20minutes.fr.

"Le rôle de la France c’est désormais de pousser ces pays à mieux protéger les tortues qui viennent se nourrir chez eux", estime Jérôme Bourjea. Les trajets des tortues peuvent être suivis en direct sur le site de l’Ifremer de La Réunion.

   

1 Commentaire(s)

Mafoumba, Posté
C'est une honte de voir l'IFREMER parler comme ca quand on voit qu'ils ont un contrat de 9 ans avec Total pour faire de la prospection sismique autour de Madagascar et qu'ils tuent les tortues et les baleines sans se soucier de leur sort.... Montrer l'exemple la France arrete de donner des leçons... Les gens de l'IFREMER se frottent les mains quand ils savent qu'ils n'y a pas de loies a Madagascar et Mozambique pour limiter l'impacte du sismique....