Grève des enseignants et manifestations de parents d'élèves :

Les rythmes scolaires mettent Mayotte sens dessus dessous


Publié / Actualisé
À l'appel de l'intersyndicale, les enseignants du premier degré de Mayotte ont entamé leur deuxième semaine de grève, protestant toujours contre l'application des nouveaux rythmes scolaires. Un mouvement de refus dans lequel s'inscrivent également de nombreux parents d'élèves, manifestant et bloquant les écoles dans plusieurs communes de l'île. Et selon France Mayotte Matin, "les choses devraient encore se poursuivre, s'intensifier" ce mercredi 3 septembre 2014.
À l'appel de l'intersyndicale, les enseignants du premier degré de Mayotte ont entamé leur deuxième semaine de grève, protestant toujours contre l'application des nouveaux rythmes scolaires. Un mouvement de refus dans lequel s'inscrivent également de nombreux parents d'élèves, manifestant et bloquant les écoles dans plusieurs communes de l'île. Et selon France Mayotte Matin, "les choses devraient encore se poursuivre, s'intensifier" ce mercredi 3 septembre 2014.

L’application de la réforme des rythmes scolaires rencontre des résistances un peu partout sur le territoire national. Mais la situation est particulièrement problématique à Mayotte, où les enseignants du premier degré sont en grève depuis une dizaine de jours maintenant et où les parents d’élèves multiplient les blocages d’écoles. Ce mardi 2 septembre, "toutes les écoles de Sada, Bouéni et Chirongui ont été bloquées (...) avec un impact majeur qui s’est étendu à l’île entière", rapporte ainsi France Mayotte Matin.

La population s’inscrit dans les pas de l’intersyndicale, qui attend des réponses du vice-rectorat pour sortir de cette crise. "Malgré le manque de moyens et les difficultés que les parents, les maires et les enseignants reconnaissent, la vice-rectrice insiste sur la mise en œuvre de ces nouveaux rythmes dans le département. Elle insiste sur le fait qu’elle veut appliquer la loi. Pourtant, des inspecteurs de l’Éducation nationale commencent à tolérer des pauses méridiennes qui ne respectent pas la réglementation (45 minutes au lieu de 1h30). De toute façon, si le vice-rectorat voulait vraiment appliquer la loi à Mayotte, pas moins de 80 % des écoles seraient fermées...", souligne l’intersyndicale dans un communiqué diffusé ce mardi.

Du côté des parents comme du côté des enseignants, le sentiment de ne pas être entendus a décuplé la colère contre cette réforme. "Alors que le blocage des écoles dans les différentes communes de l’île persiste, le vice-rectorat reste sourd à nos demandes", déplore l’intersyndicale, qui "dénonce la volonté de l’administration d’écarter les syndicats et les parents des discussions en cours".

Une rencontre entre les maires de Mayotte et la vice-rectrice est en effet prévue ce mercredi 3 septembre, "et ce, sans les organisations syndicales (qui ont sollicité ce type de réunion), ni des représentants des parents d’élèves", regrette l’intersyndicale, qui a du coup appelé à la poursuite de la grève et à un nouveau rassemblement ce mercredi sur le parking du vice-rectorat.

Pour France Mayotte Matin, "un dialogue de sourds s’est installé, il sera bien difficile sans concessions de parts et d’autres de trouver une issue" à ce conflit.

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !