Au moins 39 personnes sont décédées :

Madagascar en proie à une épidémie de peste


Publié / Actualisé
La République de Madagascar est actuellement touchée par une épidémie de peste. Cinq districts du pays sont particulièrement concernés : Mandritsara, Soanierana Ivongo, Ikongo, Tsiroanomandidy et Ikalamavony. Le dernier bilan du ministère de la santé publique, publié le 25 septembre 2014, fait état de 84 cas recensés, dont 39 décès. Transmise notamment par le rat noir, la maladie se propage plus rapidement que le virus Ebola, relate le directeur général de l'Institut Pasteur de la Grande île au site Magadagascar-Tribune. Des équipes médicales sont mobilisées par l'Etat malgache pour assurer la prise en charge des cas.
La République de Madagascar est actuellement touchée par une épidémie de peste. Cinq districts du pays sont particulièrement concernés : Mandritsara, Soanierana Ivongo, Ikongo, Tsiroanomandidy et Ikalamavony. Le dernier bilan du ministère de la santé publique, publié le 25 septembre 2014, fait état de 84 cas recensés, dont 39 décès. Transmise notamment par le rat noir, la maladie se propage plus rapidement que le virus Ebola, relate le directeur général de l'Institut Pasteur de la Grande île au site Magadagascar-Tribune. Des équipes médicales sont mobilisées par l'Etat malgache pour assurer la prise en charge des cas.

Si la peste a marqué l’Europe pendant le Moyen-Âge, la maladie sévit toujours à Madagascar qui a enregistré au cours de ces 15 dernières années 45 % des cas de peste en Afrique, d’après le centre de contrôle et de prévention des maladies. La pathologie - qui avait pourtant disparu dans les années 30 - est de retour dans la Grande Île depuis 1980, causant 200 à 300 cas chaque année selon l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Le rat noir est le principal vecteur de l’épidémie.

"Cette année, la peste est apparue plus tôt que d’habitude", écrit le site Madagascar-Tribune. Les premiers cas ont été recensés à la fin du août, alors que les premiers malades apparaissent habituellement à partir du mois d’octobre lors du début de la saison des pluies. Au 25 septembre 2014, 39 décès ont été enregistrés par le ministère de la santé publique, alors que 84 cas ont été recensés.

La région de Bongolava est particulièrement touchée par l’épidémie. Sur les 13 malades enregistrés, 7 sont morts. Bien souvent, ce sont des personnes qui habitent des zones rurales de la Grande île et qui ne peuvent pas arriver à temps dans les centres médicaux pour se faire soigner. Une situation inquiétante pour les autorités, d’autant plus que la vitesse de transmission de la maladie est impressionnante.

"La peste se transmet plus vite qu’Ebola", confie Christophe Rogier, de l’Institut Pasteur, à Madagascar-Tribune. En effet, la Grande Île est touchée par les deux types d’épidémie : la peste bubonique - transmise par la puce d’un rongeur infecté - dont l’incubation prend moins d’une semaine, et surtout la peste pulmonaire - transmise par une personne infectée via la voie aérienne - dont l’incubation prend quelques heures.

"La recrudescence des feux de brousse qui a poussé les rats à envahir les villes explique les cas de Bongolava. Mais d’une manière générale, c’est le manque d’hygiène qui fait pulluler les rats partout et qui est à l’origine de notre incapacité à éradiquer cette maladie", souligne Madagascar-Tribune.

Ainsi, dans le but de freiner la propagation de cette maladie infectieuse, l’Etat malgache a envoyé sur place des équipes médicales, en collaboration avec l’organisation mondiale de la santé (OMS). Mais le ministère de la santé publique compte surtout sur la prévention et la mobilisation de la population concernée afin de prévenir toute infestation par les puces du rat noir : respect de l’hygiène, assainissement des lieux, lutte contre les incendies…

"En principe, cela devrait être automatique et " naturel " mais l’incivisme de beaucoup est tel qu’une grande partie des quartiers des villes vit au milieu des immondices", constate le site d’information malgache. Selon la journaliste Léa Ratsiazo, "la sanction et la menace sont plus efficaces que l’appel au bon sens et au civisme dans certains cas."

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Daniel, Posté
N'est il pas dangereux aux voyageurs en rentrant chez nous et est ce qu'il se transmet
FOX, Posté
.....Bien évidemment c est dramatique, on se croirait à l époque du moyen age ! La situation dans laquelle se trouve Madagascar est préoccupante sur un bon nombre de plans....c est la raison pour laquelle un certain nombre de Réunionnais que j entends régulièrement sur une certaine radio se plaindre pour un oui ou un non , feraient mieux de ......fermer leurs......eeeeuuuh.....leurs bouches.....
TOLOGNA, Posté
Pauvre de Madagascar ! Mince, même à Ikalamavony ! Tsy tamby ny dahalo efa manao ny lagniny de vôna misy aretina koa ! Moi je pense qu'il faut impérativement que les gens changent d'habitude hein, en commençant par le WC parce que le genre que l'on utilise là attire les rats et il ne faut plus (pardon) faire caca dans le buisson.