17 000 contrats aidés risquent d'être perdus au 1er janvier 2015 :

Monique Orphé flingue les élus locaux... et la continuité territoriale


Publié / Actualisé
Alors que Didier Robert, Nassimah Dindar et Thierry Robert se mobilisent pour interpeller le gouvernement au sujet de la continuité territoriale, Monique Orphé a décidé ce mardi 14 octobre 2014 de "pousser un cri d'alarme" au sujet de l'emploi à La Réunion. En effet, 17 000 contrats aidés destinés à La Réunion n'ont toujours pas trouvé preneurs et risquent d'être perdus au 1er janvier 2015. "Il est indécent que ces contrats partent vers la métropole, dans une île qui compte 30 % de chômeurs. Aujourd'hui, j'interpelle le préfet pour qu'il y ait une cellule de crise qui soit mise en place pour voir comment peut-on consommer ces contrats", assure la députée. "Les Réunionnais ont envie de travailler d'abord", ajoute la parlementaire, dans un tacle à peine voilé à la manifestation organisée par le président du conseil régional.
Alors que Didier Robert, Nassimah Dindar et Thierry Robert se mobilisent pour interpeller le gouvernement au sujet de la continuité territoriale, Monique Orphé a décidé ce mardi 14 octobre 2014 de "pousser un cri d'alarme" au sujet de l'emploi à La Réunion. En effet, 17 000 contrats aidés destinés à La Réunion n'ont toujours pas trouvé preneurs et risquent d'être perdus au 1er janvier 2015. "Il est indécent que ces contrats partent vers la métropole, dans une île qui compte 30 % de chômeurs. Aujourd'hui, j'interpelle le préfet pour qu'il y ait une cellule de crise qui soit mise en place pour voir comment peut-on consommer ces contrats", assure la députée. "Les Réunionnais ont envie de travailler d'abord", ajoute la parlementaire, dans un tacle à peine voilé à la manifestation organisée par le président du conseil régional.

Monique Orphé s'est montrée particulièrement remontée ce mardi. Sur le parvis des droits de l'homme à Saint-Denis, la députée a réuni des femmes et des hommes directement concernés par la problématique du chômage à La Réunion. "On me dit que le gouvernement n'a rien fait, qu'il ne nous entend pas, mais La Réunion doit prendre ses responsabilités", indique la députée.

A La Réunion, 17 000 contrats aidés n'ont toujours pas été pourvus et risquent d'être perdus à la fin de l'année s'ils ne sont pas consommés.  "Cela représente 90 millions d'euros. C'est l'aveu d'un échec qui aura des répercussions graves. Je constate que la bataille contre le chômage n'est pas une priorité à La Réunion. Cette situation est une insulte vis à vis des chômeurs qui sont ici", commente Monique Orphé.

L'élue du Chaudron - quartier directement concerné par cette problématique - pointe du doigt une mauvaise gestion des édiles locaux. "Je suis interpellée par la gestion à la petite semaine des contrats aidés. Je demande une gestion plus équitable et juste des emplois. Il n'est pas normal que certaines villes gèrent directement les contrats aidés pour faire de la politique politicienne et du clientélisme", accuse la parlementaire qui propose de créer une cellule de crise et un fond pour l'emploi à La Réunion.

"La continuité territoriale doit être revue"

"On ne sera pas crédibles si on ne fait rien. Tous ces contrats doivent rester à La Réunion, l'activité économique y gagnera tout comme le pouvoir d'achat des ménages. J'appelle à un vrai pacte autour de cette problématique et j'espère que cet appel sera entendu", ajoute Monique Oprhé.

Quoi qu'il en soit, son appel risque bien d'être entendu à la Pyramide inversée, puisque la députée a décidé de tacler la Région Réunion. "En 2011, j'avais déjà interpellé le président de région pour organiser une assemblée plénière avec le conseil général et les acteurs économiques pour parler de ce problème là. Rien n'a été fait. Tout le monde reste dans son pré carré", regrette-t-elle.

L'occasion pour l'élue de réagir à l'appel de Didier Robert qui organise une manifestation ce jeudi devant la préfecture pour interpeller le gouvernement au sujet de la continuité territoriale. "Je veux attaquer ce problème, mais pas dans ces circonstances. La continuité territoriale mise en place par la Région est socialement injuste, puisque quelqu'un qui touche 1 500 ou 6 500 euros a droit à la même aide de 360 euros", décrit Monique Orphé.

Et d'ajouter : "on a créé Air Austral pour avoir des billets moins cher. Aujourd'hui, les prix des billets explosent. La compagnie a été renflouée à 63 millions d'euros, mais aucun geste n'a été fait, alors que la Région et le conseil général sont actionnaires de la Sematra (ndlr : société d'économie mixte, principal actionnaire d'Air Austral.)" Pour la députée, la continuité territoriale "doit être revue." Nul doute que la parlementaire ne sera pas aux côtés de Thierry Robert, Nassimah Dindar et Didier Robert jeudi prochain...

www.ipreunion.com

   

8 Commentaire(s)

Beber, Posté
oui a la continuite territoriale mais jusqu'à un certain revenu
Edgard FAURE, Posté
C'est une diversion "gros doigt" du PS Réunion aux ordre de Paris
Edgar, Posté
Encore un mensonge socialiste !
Ines, Posté
Je suis d accord avec vous. J espere seulement que cette manifestion n est pas juste la pour faire dispersion.


Cécile, Posté
que quand ça vous arrange ?
comme si vous aviez déjà parlé avec le gouvernement à propos de la continuité territoriale !!!!
Jini, Posté
Le PS se reveille trop tard comme dhabitude !
Gigi, Posté
Ils se reveillent enfin !
Gaspillage à outrance, Posté
Bravo !!! Pour une fois bien d'accord avec vous.
Un contrat d'avenir c'est tout de même 1100 euros /mois pour le jeune. Pas négligeable quand on connait les difficultés des familles et de leurs enfants. En plus, il a été convenu que l'Etat prendrait à sa charge 90% ce qui est ENORME !!!

Les jeunes REVOLTEZ VOUS !

Bien dit Monique. Dommage, qu'ils n'écoutent pas, qu'ils n'entendent pas !!!!!!! ILS MANIPULENT C'EST TOUT. Nous sommes en octobre déjà, faîtes circuler l'info que les jeunes chômeurs aillent frapper aux portes vite vite vite !!!!!