Mobilisation pour la continuité territoriale (Actualisé à 10h39) :

Une manifestation très politique


Publié / Actualisé
La mobilisation pour la continuité territoriale a débuté ce jeudi 16 octobre 2014 à Saint-Denis. D'après la police, environ 3000 personnes sont réunies dans les jardins devant la préfecture de La Réunion à l'appel de Didier Robert qui attend plus de 5 000 manifestants. Plusieurs bus ont fait le déplacement, notamment depuis Cilaos, Saint-André, la Plaine-des-Palmistes, Savannah ou Saint-Paul, alors que d'autres véhicules sont coincés dans les bouchons de la route du littoral. Quelques élus sont déjà présents dont Paul Franco Técher, René-Paul Victoria, Marco Boyer ou encore Bruno Mamindy-Pajany. Un podium habillé de drapeaux tricolores a été installé, alors que des ballons, des chapeaux et des bracelets "#LibertéEgalitéContinuité" ont été distribués. La manifestation, aux airs de meeting électoral avec des banderoles et des t-shirts soutenant le président de Région, porte des revendications plus larges que le maintien du dispositif actuel de la continuité territoriale en pointant du doigt la baisse de la dotation de l'Etat pour La Réunion. "On ne peut pas accepter que l'Etat abandonne La Réunion. Il faut se battre et continuer à se battre", assure Stéphane Fouassin, maire de Salazie et président de l'association des maires.
La mobilisation pour la continuité territoriale a débuté ce jeudi 16 octobre 2014 à Saint-Denis. D'après la police, environ 3000 personnes sont réunies dans les jardins devant la préfecture de La Réunion à l'appel de Didier Robert qui attend plus de 5 000 manifestants. Plusieurs bus ont fait le déplacement, notamment depuis Cilaos, Saint-André, la Plaine-des-Palmistes, Savannah ou Saint-Paul, alors que d'autres véhicules sont coincés dans les bouchons de la route du littoral. Quelques élus sont déjà présents dont Paul Franco Técher, René-Paul Victoria, Marco Boyer ou encore Bruno Mamindy-Pajany. Un podium habillé de drapeaux tricolores a été installé, alors que des ballons, des chapeaux et des bracelets "#LibertéEgalitéContinuité" ont été distribués. La manifestation, aux airs de meeting électoral avec des banderoles et des t-shirts soutenant le président de Région, porte des revendications plus larges que le maintien du dispositif actuel de la continuité territoriale en pointant du doigt la baisse de la dotation de l'Etat pour La Réunion. "On ne peut pas accepter que l'Etat abandonne La Réunion. Il faut se battre et continuer à se battre", assure Stéphane Fouassin, maire de Salazie et président de l'association des maires.

Plus de 5000 personnes sont attendues ce jeudi matin dans les jardins de la préfecture. A l'appel du président du conseil régional, Didier Robert, les élus de la droite et du centre veulent mobiliser les Réunionnais pour le maintien du dispositif de la continuité territoriale dans les conditions actuelles. Marie-Annick, est venue de Saint-Benoît dans un bus affreté par la Région Réunion pour défendre ce dispositif : "Comme j'ai un revenu faible, je manifeste parce que j'ai besoin de la continuité territoriale pour aller voir ma famille en métropole."

Cette manifestation, qui ressemble énormément à un meeting de campagne, souhaite surtout dénoncer la politique du gouvernement. "Il était temps que les Réunionnais se mobilisent face à cette politique dévastatrice que mène le gouvernement socialiste. Aujourd'hui, nous voyons bien que les véritables casseurs sociaux se trouvent au gouvernement en voulant mettre un frein à cette notion de continuité territoriale", commente René-Paul Victoria, conseiller municipal d'opposition à Saint-Denis.

Pour Bruno Mamindy-Pajany, maire de Sainte-Rose, ce rassemblement organisé par la Région Réunion n'est pas électorale : "c'est un problème qui dépasse les étiquettes. Je pense qu'il est nécessaire de se rassembler sur des thématiques comme la continuité territoriale. On ne demande pas une carte de militant lorsque nous prenons l'avion."

Stéphane Fouassin, maire de Salazie, profite de cette mobilisation pour tacler lui aussi les élus PS, et notamment Monique Orphé : "J'entends une députée dire que 15 000 emplois repartent en métropole. Elle fait juste un constat et ne se demande pas pourquoi. Les collectivités n'ont plus les financements et on nous baisse encore les dotations. Ce n'est que la partie visible de l'iceberg. On ne peut pas accepter que l'Etat abandonne La Réunion. Il faut se battre et continuer à se battre."

La mobilisation à forte connotation politique n'a pas empêché Samuel Mouen de venir devant les jardins de la préfecture. "Il est triste pour La Réunion que l'on relie tout à des manoeuvres politiques. Moi, Samuel Mouen, je suis là pour La Réunion et les Réunionnais. On peut aimer ou non Didier Robert, mais l'essentiel est d'apporter quelque chose aux Réunionnais. Et sur ce coup, c'est lui qui l'a fait", assure le représentant du mouvement des indignés à La Réunion.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Flagrant délit, Posté
J'y suis, sur place, on est maintenant à l'instant précis 150 000. Et des a-politiques.
Kevin, Posté
A Edgard FAURE,
Moi aussi j'y suis à présent il y 30 000 personnes mobilisées sur place mdr. A présent c'est certain avec autant de manifestants didier robert sera réélu mdr
Edgard FAURE, Posté
J'y suis, à l'heure où j'écris ces ligne il y a déjà 15000 personnes mobilisées sur place