La Grande Île sous tension depuis le retour de Marc Ravalomanana :

Madagascar : la réconciliation nationale mise à mal


Publié / Actualisé
Ce mardi 21 octobre 2014 s'est ouverte la seconde session ordinaire de l'Assemblée nationale malgache, nouvelle épreuve pour le gouvernement du Premier ministre Roger Kolo. La majorité présidentielle derrière Hery Rajaonarimampianina est en effet plus fragile que jamais depuis le retour au pays et le placement en résidence surveillée de l'ex-président Marc Ravalomanana le lundi 13 octobre dernier. Entre appels à la manifestation et appels au calme, c'est tout le processus de réconciliation nationale qui risque d'être mis à mal alors que l'idée d'une réunion avec les quatre anciens présidents - Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina - son désormais réunis sur le territoire.
Ce mardi 21 octobre 2014 s'est ouverte la seconde session ordinaire de l'Assemblée nationale malgache, nouvelle épreuve pour le gouvernement du Premier ministre Roger Kolo. La majorité présidentielle derrière Hery Rajaonarimampianina est en effet plus fragile que jamais depuis le retour au pays et le placement en résidence surveillée de l'ex-président Marc Ravalomanana le lundi 13 octobre dernier. Entre appels à la manifestation et appels au calme, c'est tout le processus de réconciliation nationale qui risque d'être mis à mal alors que l'idée d'une réunion avec les quatre anciens présidents - Didier Ratsiraka, Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina - son désormais réunis sur le territoire.

Le vendredi 17 octobre, Lalao Ravalomanana, épouse de l'ancien président, intervenait sur une radio privée pour appeler les Malgaches à "se lever" pour "libérer" le pays, sans avoir de mots assez durs pour dénoncer les conditions de "détention" de son mari, placé en résidence surveillée à Diego Suarez depuis son retour clandestin le 13 octobre. S’en est suivie une manifestation de soutien le lendemain à Antananarivo, réunissant 200 à 300 personnes selon l’AFP, qui a été dispersée par la police au prix de quelques heurts, un blessé et trois arrestations, sans toutefois donner lieu aux violences que certains redoutaient.

Mais ce lundi 20 octobre, Lalao Ravalomanana a radicalement changé de ton. La voilà qui joue "la carte de l’apaisement", comme le souligne Madagascar-Tribune.com. "Il est temps de dialoguer, de négocier, d’entamer la réconciliation nationale dans le respect des valeurs malgaches", a-t-elle lancé à l’adresse des dirigeants, des chefs d’église et du peuple.

Oublié donc "l’emprisonnement" de son époux et les appels à la manifestation. "Cette fois, la mouvance Ravalomanana annonce qu’elle n’a pas du tout l’intention de créer des troubles ni de tenir des rassemblements sans autorisation. Au contraire, elle appelle au dialogue, à la négociation et surtout à la réconciliation nationale", écrit le site d’information malgache. Cette fameuse "réconciliation nationale" qui est sur les lèvres de tous les dirigeants malgaches, actuels ou anciens, alors que tous se soupçonnent les uns les autres de jouer un double jeu.

Malgré l’appel de l'ex-première dame, les 21 députés de la mouvance Ravalomanana ont ainsi annoncé qu’ils basculaient dans l’opposition, tandis que d’autres élus du groupe parlementaire présidentiel envisagent eux aussi de faire sécession. Le gouvernement, qui doit également faire avec l’opposition du Mapar d’Andry Rajoelina, peut du coup légitimement craindre une motion de censure lors de la session ordinaire de l’Assemblée nationale qui a débuté ce mardi.

L’unité pourrait-elle alors se faire par le haut ? Le directeur de cabinet de la présidence Henri Rabary-Njaka, a en tout cas affirmé que Marc Ravalomanana serait partie prenante dans le processus de réconciliation, précisant par là même que qu’il ne serait pas extradé. Ce dernier soutient d’ailleurs l’idée d’une réunion de réconciliation avec les quatre anciens présidents, comme l’a exprimé son porte-parole Guy Rivo Randrianarisoa : "Il faut commencer par une réunion de vérité. Une réunion où chaque président expliquerait ce qui s’est vraiment passé lors des différentes crises en 1991, 2002 et 2009."

Une proposition qui est toutefois d’ores et déjà rejetée par Andry Rajoelina, comme le rapporte RFI, citant l’un de ses proches, Pierre Houlder, accusant tout ce petit monde de réclamer cette fameuse réconciliation par "pur calcul politique et personnel"...

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Tintin, Posté
La première chose à faire, il fallait procéder à l'arrestation de Lalao Ravalomana qui a appelé aux troubles à l'ordre public. Pour une fois que ce pays commence à retrouver une stabilité il faut continué sur cette voie et enfermé ceux qui ne respecte pas la voix de l'urne.
Pilleurs et assoifés de pouvoirs, Posté
pauvre petit gas sur la photo....
Pauvres malgaches.