Pas de fermeture des écoles le 10 novembre :

La timide fronde des élus de droite


Publié / Actualisé
Dans une conférence de presse organisée vendredi matin au Lazaret, les élus de la droite et d'une partie du centre ont réaffirmé leur intention de fermer les écoles le lundi 10 novembre 2014. Une décision qui sera finalement retoquée par le tribunal administratif dans l'après-midi. Malgré un manifeste et une envie de dénoncer la politique de restriction budgétaire du gouvernement, le verdict de la juridiction saisie par le préfet de La Réunion a refroidi les envies de fronde des édiles mobilisés quelques heures plus tôt. Face à la décision du juge administratif, les maires révoltés ont rapidement fait marche arrière. Un rétropédalage qui laisse Didier Robert dans la peau d'un général prêt à la guerre, mais quelque peu abandonné par ses troupes.
Dans une conférence de presse organisée vendredi matin au Lazaret, les élus de la droite et d'une partie du centre ont réaffirmé leur intention de fermer les écoles le lundi 10 novembre 2014. Une décision qui sera finalement retoquée par le tribunal administratif dans l'après-midi. Malgré un manifeste et une envie de dénoncer la politique de restriction budgétaire du gouvernement, le verdict de la juridiction saisie par le préfet de La Réunion a refroidi les envies de fronde des édiles mobilisés quelques heures plus tôt. Face à la décision du juge administratif, les maires révoltés ont rapidement fait marche arrière. Un rétropédalage qui laisse Didier Robert dans la peau d'un général prêt à la guerre, mais quelque peu abandonné par ses troupes.

Dans le jargon médiatique, c’est ce qu’on appelle un coup de com’ raté. Dans sa Une, le Journal de l’Île parle même d’un "fiasco monumental." Pourtant, l’opération des élus de droite était bien partie. Le conseil de guerre s’était présenté devant la presse vendredi, sur le site du Lazaret, pour annoncer son plan de bataille face à la politique d’austérité du gouvernement socialiste.

Le casting rêvé était bel et bien là : Nassimah Dindar et Didier Robert réunis autour de Michel Fontaine et de Stéphane Fouassin, ou la presque union entre l’UDI et l’UMP. Les grandes déclarations étaient également de sortie, réunies dans un manifeste signé par les édiles : "nous sommes au pied du mur", "c’est un premier coup de semonce contre le préfet et le gouvernement", "nous annonçons une catastrophe pour les trois prochaines années"…

Il ne manquait plus que la mise en scène, "le symbole" qui saura alerter et faire trembler Matignon, l’Elysée et l’Assemblée nationale : la fermeture des mairies et des écoles. C’était sans compter sur un certain Dominique Sorain. Sans histoire depuis sa prise de fonction en septembre dernier, le préfet de La Réunion a décidé de saisir le tribunal administratif pour empêcher les maires de fermer les établissements scolaires. Le verdict donnera raison au représentant de l’Etat : les premiers magistrats sont priés d’assurer le "bon fonctionnement des écoles."

Cette annonce de la juridiction aura quelque peu fait voler en éclat la belle histoire des "14 rebelles". A la veille d’un probable week-end de quatre jours, les villes de Saint-Paul, Sainte-Marie et Saint-Louis appellent le personnel communal des écoles à venir travailler le lundi 10 novembre. D’ailleurs, avant même la décision du juge administratif, les communes de Cilaos et de l’Entre-Deux avaient annoncé que leur fronde de lundi ne concernerait pas les établissements scolaires.

Pour ne pas perdre la face, sept municipalités ont annoncé - par la voix de leur avocat Jean-Jacques Morel - saisir le Conseil d’Etat qui devra se prononcer d’ici dimanche soir. Un nouveau volet judiciaire qui n’aura aucun effet puisque les maires des communes concernées ne comptent pas annoncer une nouvelle fermeture des écoles la veille au soir pour le lendemain matin, au risque de s’attirer la foudre des parents d’élèves.

Donc lundi, toutes les écoles de l’île fonctionneront normalement, alors que 14 mairies réunionnaises seront fermées un jour de pont. Une situation banale qui ne devrait pas interpeller plus que ça l’exécutif. A l’instar des frondeurs du PS qui n’ont pas osé voter contre lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale, les frondeurs de la droite réunionnaise n’ont pas osé aller au bout de leur opération "école buissonnière." Un camouflet difficile à avaler pour l’initiateur du mouvement Didier Robert, qui n’aura pas réussi à mener ses soldats jusqu’au bout de leur mission.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Reunionnaise, Posté
vous avez tout notre soutien, messieurs les maires
Com et vide!, Posté
Didier Robert a lancé sa campagne un an avant les échéances electorales. Depuis c est opération de com' sur opération de com'! A chaque fois, on nous dit que c est pour libérer les réunionnais! Pour nous defendre! En fait, il fait le pire pour un homme politique: de la démagogie populiste! Pour bouche les yeux des gens! Mais c est du vide, y a rien derrière. De la comédie. Il se fout de nous! Pourquoi certains se rabaissent à le suivre dans ses manigances méprisantes des vrais problèmes ? Nassimah, fontaine vous valez mieux mais serez balayés à continuer à rouler pour un tel manipulateur...
Gaspillage à outrance, Posté
ça n'arrête pas de festoyer hier soir à saint-paul, après à mont-caprice pour fêter un Hortefeux ! et que sais-je encore !!! Sans honte .... combien se sont-ils réservés en primes de fin d'année ces clowns.. Coup de pied au C... !