Mort suspecte à Mayotte :

Une instruction a été ouverte


Publié / Actualisé
A Mayotte, une instruction a été ouverte ce lundi 1er décembre 2014 pour lever le doute sur la mort de Moudi, indique France Mayotte Matin. Le corps de cet homme - qui était en situation irrégulière sur le 101e département français - a été retrouvé le 21 novembre dernier dans la rivière Kwalé, quelques heures après avoir fait l'objet d'une course poursuite dans la mangrove avec les forces de police. Afin de faire la lumière sur ce décès, des enquêteurs de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) ont été dépêchés sur l'île aux parfums. L'autopsie, réalisée une semaine après les faits, n'a rien donné.
A Mayotte, une instruction a été ouverte ce lundi 1er décembre 2014 pour lever le doute sur la mort de Moudi, indique France Mayotte Matin. Le corps de cet homme - qui était en situation irrégulière sur le 101e département français - a été retrouvé le 21 novembre dernier dans la rivière Kwalé, quelques heures après avoir fait l'objet d'une course poursuite dans la mangrove avec les forces de police. Afin de faire la lumière sur ce décès, des enquêteurs de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) ont été dépêchés sur l'île aux parfums. L'autopsie, réalisée une semaine après les faits, n'a rien donné.

Dimanche, une centaine de personnes a participé à une marche blanche pour rendre hommage à Moudi, décédé une semaine plus tôt. Le corps de cet étranger en situation irrégulière avait été retrouvé dans la rivière Kwalé, alors qu'il avait été poursuivi quelques heures plutôt par les forces de l'ordre. Selon la population, l'homme a été assassiné. Une version contestée par les fonctionnaires qui assurent que l'homme avait réussi à prendre la fuite.

Afin de faire la lumière sur cette affaire, des enquêteurs de la police des polices enquêtent depuis le lundi 24 novembre, menant notamment des auditions depuis le commissariat de Mamoudzou. Une autopsie a également été réalisée dans le but d'expliquer les blessures présentes sur le corps du défunt.

"Les examens réalisés ont en effet révélés des blessures, à la joue, sur le haut du crâne, mais elles n’auront pas causé la mort, aucun traumatisme sévère n’ayant démontré cette direction. les coupures consta- tées ont quant à elle été attribuées aux pinces de crabes, le corps étant resté immergé près de 6 heures dans les eaux de la mangrove", précise France Mayotte Matin.

La thèse de la noyade est également quasiment écartée : la quantité d'eau retrouvée dans les poumons de Moudi n'est pas suffisante par avoir entrainé le décès de l'homme. "A l'heure actuelle, je ne connais toujours pas les causes du décès", a confié le procureur Joël Garrigue, lors d'une conférence de presse. Le procureur de la république a décidé de saisir à partir de ce lundi un juge d'instruction.

"Je n'ai pas d'éléments suffisants pour déterminer que l'enquête est terminée. […] On ne lâchera pas et on essaiera de donner à la famille toutes les explications sur les causes du décès", a-t-il précisé. "Les pistes d’une pathologie cardio-vasculaire, relevée chez cet homme pourraient cependant être à l'origine, lors d'un effort physique comme une course, d'un malaise suivi d'une perte de conscience", a souligné le quotidien mahorais.

Pendant ce temps, les enquêteurs de l'IGPN ont avancé dans leur enquête, et retracé les faits qui ont eu lieu le matin du vendredi 21 novembre : une patrouille de police avait tenté d'intercepter à 5 heures du matin le pilote d'un scooter non immatriculé. Les policiers ont réussi à ramener l'engin au commissariat, mais le suspect avait réussi à s'échapper à pied. De retour sur les lieux du délit, un agent a retrouvé un individu portant les mêmes vêtements que le fugitif, avant de le perdre à nouveau de vue.

"Vers 13 heures, soit près de 6 heures après que les policiers aient quitté Tsoundzou, un cadavre avait été retrouvé flottant sous le pont", explique France Mayotte Matin. Cette version est contestée par la famille de la personne décédée, avançant que trois policiers ont poursuivi Moudi qui se rendait aux champs pour travailler.  "Le mystère reste entier, tant sur les causes réelles de la mort que sur les circonstances précises du drame", indique le journal mahorais.

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