Contrôle sanitaire de l'agence régionale de santé :

Les eaux de baignade réunionnaises jugées "d'excellente qualité"


Publié / Actualisé
L'agence régionale de santé a publié ce mardi 30 décembre 2014 son bilan de la qualité des eaux de baignade réunionnaises. De Boucan Canot au Bassin du Baril, les 18 sites recensés ont été qualifiés "d'excellente qualité." "Pour autant, quelques non-conformités ponctuelles ont été observées, suite à de fortes pluies ayant lessivé les sols et entraîné des écoulements polluants en mer (rejets de ravines notamment)", souligne toutefois l'ARS OI.
L'agence régionale de santé a publié ce mardi 30 décembre 2014 son bilan de la qualité des eaux de baignade réunionnaises. De Boucan Canot au Bassin du Baril, les 18 sites recensés ont été qualifiés "d'excellente qualité." "Pour autant, quelques non-conformités ponctuelles ont été observées, suite à de fortes pluies ayant lessivé les sols et entraîné des écoulements polluants en mer (rejets de ravines notamment)", souligne toutefois l'ARS OI.

Du 1er octobre 2013 au 31 septembre 2014, les plages de La Réunion ont été contrôlées par l'agence régionale de santé. Tous les 15 jours, des prélèvements ont été réalisés sur 18 sites de baignade en mer afin d'être analysés par un laboratoire agréé par le ministère de la santé. Le but : vérifier que la qualité bactériologique soit conforme aux normes.

Pour cette saison balnéaire 2013/2014, les résultats sont "très satisfaisants." Et pour cause : l'ensemble des sites, de Boucan Canot au Bassin du Bareil, ont reçu trois étoiles, synonymes d'une eau "d'excellente qualité."

"Pour autant, quelques non-conformités ponctuelles ont été observées, suite à de fortes pluies ayant lessivé les sols et entraîné des écoulements polluants en mer (rejets de ravines notamment)", nuance l'ARS OI dans son bilan qui ne fait pas mention des épisodes de surmortalité de poissons survenus en mars dernier dans les plages de l'Ouest.

Les résultats de ce contrôle sanitaire ont été communiqués par l'agence régionale de santé dans un dépliant destiné aux usagers de la mer. L'objectif : "promouvoir  un comportement responsable sur nos plages, pour que la baignade reste un plaisir, avec des recommandations d’hygiène ainsi que des conseils de sécurité." Le document sera disponible dans les collectivités locales et les sites touristiques.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Mulder, Posté
Tout à fait en passant : Etat des lieu 2013 du district hydrographique de La Réunion :
"l'état chimique de l'ensemble des masses d'eau côtières réunionnaises est donc inconnu puisque disposant de stations de surveillance dont les données ne sont pas encore disponibles ou bancarisées. L'indice de confiance est qualifié de " Pas d'information " puisqu'aucune substance de la DCE n'a pour le moment été suivie… (…) Les transferts dans les sols et dans les masses d'eau des flux d'azote générés par l'agriculture n'ont pas fait l'objet d'études jusqu'à présent. La problématique est complexe, les quantités d'azote mobilisées sont difficilement quantifiables à partir des données existantes (…) La pression liée à la fertilisation phosphatée en agriculture à La Réunion n'a pas fait l'objet d'études jusqu'à présent. La problématique est très peu connue, notamment la capacité des sols réunionnais à mobiliser le phosphore…" Néanmoins il est dit que "L’impact de cette pression peut contribuer à une augmentation des teneurs en nutriments dans les milieux et au risque de développement algual et d'une dégradation de la faune fixe…"
L'ARS ne recherche guère que les coliformes fécaux, pour le reste…
Capitaine Had Hoc, Posté
Plutôt surprenant au regard d ce que l'on sait du lessivage des sols, du non traitement des eaux de ruissellement, de la saturation de certaines stations d'épuration, comme à Saint-L'œuf, de l'eutrophisation des lagons-pédiluves, ce résultat est un peu surprenant, pour le moins optimiste. Alors les "quelques non-conformités ponctuelles" de l'ARS, qui niait en son temps le caractère pernicieux du Chik parce que ce n'était pas écrit dans les livres, méritent vraisemblablement d'être étudiées de très près, tout comme le mode de prélèvement… si c'est en eau libre, autant dire que cela n'a pas de sens… Quant aux surmortalités de poissons, il suffirait que l'ARS s'adresse à l'Arvam qui sait de quoi elle cause, au moins…
La conclusion que l'on peut tirer de ce satisfecit sans doute très politiquement correct, se résume sans doute au constat suivant : personne n'est mort pour avoir bu de l'eau, en quantité raisonnable, à la plage.