Grève à la SRPP :

Le mouvement continue, les salariés espèrent sortir de la crise ce mardi


Publié / Actualisé
Au Port, la grève des salariés de la SRPP (Société réunionnaise de produits pétroliers) sera reconduite ce mardi 3 mars 2015. Syndicat et la direction ne sont pas encore parvenus à s'entendre sur un accord concernant le versement d'une prime, suite au rachat de l'entreprise par le groupe français Rubis. Ils espèrent cependant sortir de la crise dans la journée de mardi. Le service minimum dans les stations-service a été reconduit. Sur place, la situation est un peu tendue. Des jeunes, mécontents de la mobilisation et du manque de carburant dans l'île, ont demandé des comptes aux employés.
Au Port, la grève des salariés de la SRPP (Société réunionnaise de produits pétroliers) sera reconduite ce mardi 3 mars 2015. Syndicat et la direction ne sont pas encore parvenus à s'entendre sur un accord concernant le versement d'une prime, suite au rachat de l'entreprise par le groupe français Rubis. Ils espèrent cependant sortir de la crise dans la journée de mardi. Le service minimum dans les stations-service a été reconduit. Sur place, la situation est un peu tendue. Des jeunes, mécontents de la mobilisation et du manque de carburant dans l'île, ont demandé des comptes aux employés.

A la SRPP, la situation n'a pas vraiment évolué depuis ce lundi matin. Les salariés ont donc logiquement décidé de reconduire leur mouvement de grève. Petite nouveauté : le service minimum assuré dans les stations-service concernera également la livraison de gaz en vrac. Mardi, 58 camions devront approvisionner une cinquantaine de points de vente.

"Les négociations avancent un peu lentement. Total est dans une situation un peu ambivalente alors que Shell est tout à fait d'accord pour entrer en négociations", a résumé Joël Dalleau, délgué syndical CFDT, au micro d'Antenne Réunion. En effet, le groupe Shell - actionnaire de la Société réunionnaise de produits pétroliers basé à Londres - a déjà donné son accord au directeur de la SRPP pour entamer les négociations.

Reste à convaincre le groupe français Total, qui n'a pas encore donné de retour à la proposition formulée par le directeur général de la SRPP, Joël Maes. "Nous sommes en train de construire ce début de négociation. Je ne pense pas que cela puisse durer longtemps. Le directeur de la SRPP est un bon médiateur. Nous espérons et nous gardons espoir d'une sortie de crise demain", a affirmé Joël Dalleau.

Pour rappel, les salariés de la société réclament le versement d'une prime exceptionnelle suite au rachat de l'entreprise par le groupe pétrolier français Rubis. En revanche, aucune somme n'a été communiquée. "On ne parle même pas de montant pour le moment. Nous n'avons pas fixé de montant pour la bonne raison que cela doit être réalisé de manière concertée", souligne le syndicaliste.

Le conflit - qui paralyse les stations-service et donc l'économie réunionnaise - est peu soutenu par la population et les acteurs réunionnais. Les gérants de stations-service, les agriculteurs et les chambres consulaires sont déjà montés au créneau pour demander une intervention des autorités. Sur le site du Port, des jeunes étaient notamment présents pour demander des comptes aux salariés.

"Il ne faut pas s'en prendre aux salariés grévistes qui ont mis en place un service minimum. Les réquisitions faites par le préfet sont ciblées. Les consommateurs ne sont pas concernés par ces stations réquisitionnées, et je comprends leur mécontentement", a répondu Joël Dalleau.

www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Gulliver, Posté
les jeunes de Titan venus demander des comptes aux salariés ! j'espère que j'ai bien lu.
les réservoirs de leurs mobylettes doivent ètres vides.
Quand les gérants ou les transporteurs bloqueront une nouvelle fois les stations ou les routes, j'espère que ces courageux justiciers seront là pour les déloger manu-militari ( d'avance merci )
Cafrelacours, depuis son mobile, Posté
Hé les gros patrons, surtout TOTAL! Arrêtez de prendre les petits travailleurs creoles pour de la merde. Vous vous enrichissez sur notre tête. Vous vous partager les grosses primes, au détriment des petits travailleurs. Sans la transpiration de ces salariés d'en bas, vous n'aurez rien. C' est comme ça dans toutes les grandes entreprises ici. Té reunionnais ouvrent les yeux, l'esclave la fini. soutien banna.
Volcano, Posté
Tienbo larg pas !!!! 100 créole contre des gros actionnaires Parisiens et Londonniens à cela s'ajoute une grande majorité de la population Réunionnaise mais ou est donc passer notre solidarité?? les gars ils ont le droit de gréve comme tout salarié c'est un droit légitime leurs action meme si cela vous embéte a chacun de trouver une autre altérnative!
les grévistes et continuez votre combat ! montre bana que ti hache y coupe gros bois!
Fred, Posté
ils ont un boulot, ils prennent les gens en otages et il faut les virer et mettre des demandeurs d'emplois.et surtout arrêter le monopole car tandis qu'en France on baisse le carburant et le gaz, ici on augmente , nous lé z'enfant bâtard !!!!!!
http://www.contribuables.org/2006/04/combien-coutent-nos-elus/
Pierre Payet, Posté
HONTE à vous tous, surtout le préfet qui est impuissant et qui ne sert à rien. Moi je propose puisque nous n'avons plus de carburant pour aller travailler, tous les Réunionnais doivent aller devant la préfecture pour manifester ENFIN et exprimer scolaire.