Les attaques anti-immigrés ont fait 6 morts et 5 000 déplacés :

Afrique du Sud : les violences xénophobes échauffent les pays voisins


Publié / Actualisé
Ayant fait au moins 6 morts et près de 5 000 déplacés depuis trois semaines, la flambée de violences xénophobes frappant l'Afrique du Sud provoque également des réactions au Zimbabwe, en Zambie, au Malawi ou encore au Mozambique.
Ayant fait au moins 6 morts et près de 5 000 déplacés depuis trois semaines, la flambée de violences xénophobes frappant l'Afrique du Sud provoque également des réactions au Zimbabwe, en Zambie, au Malawi ou encore au Mozambique.

Au Zimbabwe, des manifestants ont ainsi défilé jusqu’à l’ambassade sud-africaine, tandis que des appels au boycott ont été lancés en Zambie et au Malawi, rapporte le site de la radio RFI.

À la frontière mozambicaine, des incidents ont éclatés lorsque des voitures sud-africaines ont été arrêtées par des manifestants. Et plusieurs compagnies minières et gazières du pays ont mis leurs employés sud-africains à l’abri afin de les protéger d’éventuelles représailles.

Par ailleurs, le Zimbabwe et le Malawi ont affrété des bus pour rapatrier plusieurs centaines de leurs ressortissants qui se sont réfugiés dans des camps de déplacés autour de Durban, l’une des principales villes avec Johannesburg à avoir été touchée par ces violences dirigées contre les étrangers.

Du côté du gouvernement sud-africain, on multiplie désormais les appels au calme pour tenter de mettre fin aux violences internes, mais aussi éviter tout risque de contagion aux pays voisins ainsi que d’éventuelles tensions diplomatiques.

Depuis plusieurs semaines, des violences visant les immigrés ont éclaté dans plusieurs grandes villes sud-africaines. Des commerces ont été pillés et des ressortissants étrangers sauvagement attaqués. Au total, ces émeutes ont déjà fait au moins 6 morts et près de 5 000 personnes déplacées.

Ce dimanche 19 avril, le ministre de l’Intérieur sud-africain et plusieurs responsables ont tenu une conférence de presse pour montrer la détermination du gouvernement à mettre un terme à ces attaques. Les ministres ont annoncé que 307 personnes avaient été interpellées et que des poursuites seront rapidement engagées. Des tribunaux spéciaux devraient également être mis en place pour que les responsables de crimes xénophobes soient rapidement jugés, indique RFI.

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1 Commentaire(s)

Citoyen, Posté
C'était quoi le problème sous la mandature des blancs: du racisme!; les blancs sont partis; c'est quoi le problème actuel? le racisme noir vers noir; alors le noir s'en ira pour laisser la place aux autres noirs d'ailleurs; sinon le problème dans ces pays là est bien autre que le racisme: le rejet de l'étranger comme le F.N français rejette les étrangers d'afrique... copier y gagne zéro, mais zotres y en fout de ça zotres. Mais! on n'entend pas du tout le cran? Il a été dissous ? ou alors ils sont sur place pour camoufler les réalités. (Supprimé pour injures- webmaster ipreunion.com)