Le colonel est en exil depuis 2008 :

Anjouan : le retour de l'ex-président Mohamed Bacar serait imminent


Publié / Actualisé
En exil depuis 7 ans, le colonel Mohamed Bacar, ancien président de l'île autonome d'Anjouan de 1997 à 2008, devrait faire son retour prochainement, en vertu d'un décret de réconciliation signé par le président comorien Ikililou Dhoinine. Un retour qui pourrait entraîner de nouvelles tensions.
En exil depuis 7 ans, le colonel Mohamed Bacar, ancien président de l'île autonome d'Anjouan de 1997 à 2008, devrait faire son retour prochainement, en vertu d'un décret de réconciliation signé par le président comorien Ikililou Dhoinine. Un retour qui pourrait entraîner de nouvelles tensions.

Après avoir fuit Anjouan en 2008 suite à l’assaut de l’armée nationale de développement soutenue par l’armée africaine, le colonel Mohamed Bacar serait sur le point de faire son retour, annonce France Mayotte Matin.

En effet, selon le quotidien mahorais, "le président comorien Ikililou Dhoinine vient de signer un décret de réconciliation avec Mohamed Bacar et ses partisans, leur donnant ainsi la possibilité de pouvoir regagner l’Union".

Cette "réconciliation" n’est toutefois pas du goût de tout le monde, notamment de l’ex-chef d’État Sambi, "qui voit d’un très mauvais œil le grand retour de celui qu’il a fait tomber il y a maintenant 7 ans", souligne France Mayotte Matin, indiquant que "les réunions se multiplient pour trouver les solutions afin d’empêcher le colonel et ses fidèles de revenir".

Le journal affirme même que "des rumeurs courent selon lesquelles les armes pourraient parler", même si cette arrivée devrait être encadrée par les instances internationales afin de prendre toutes les mesures sécuritaires pour éviter un quelconque débordement.

"Pour l’heure, aucune date n’a été communiquée, mais Mohamed Bacar, avant son retour à Anjouan où une frange importante de la population lui est toujours acquise, pourrait faire escale à Mayotte, ravivant de bien douloureux souvenirs", ajoute France Mayotte Matin.

Chassé du pouvoir, l’homme était en effet arrivé clandestinement sur l’île le 26 mars 2008 et s’était présenté aux autorités françaises en demandant l’asile. "Le préfet de l’époque Vincent Bouvier avait voulu exfiltrer le président rapidement vers La Réunion mais la nouvelle avait filtré et de très violents émeutes avaient explosé le 27 mars à Mamoudzou, la communauté anjouanaise réclamant celui qu’elle qualifiait de bourreau afin qu’il soit jugé aux Comores", rappelle le quotidien.

Mais "cette fois, les esprits seront apaisés, la situation économique et sociale à Anjouan est aujourd’hui si difficile que nombreux sont désormais ceux désirant voir le retour de l’ancien homme fort", souligne France Mayotte Matin.

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