Interview du directeur de l'office du tourisme mauricien :

Karl Moutoussamy : "Il ne faut pas comparer La Réunion et Maurice"


Publié / Actualisé
1 038 000 touristes ont visité l'île Maurice en 2014, contre 405 700 à La Réunion. L'industrie touristique, troisième force de l'économie mauricienne, représente 7,4 % du PIB de l'île soeur. Des statistiques qui ont de quoi faire saliver les professionnels réunionnais face à la baisse constante de fréquentation constatée depuis 2011. Mais pour Karl Moutoussamy, directeur de l'office du tourisme mauricien, les deux îles ne doivent pas jouer la concurrence. Au contraire, il espère attirer davantage de Réunionnais sur terres et inversement.
1 038 000 touristes ont visité l'île Maurice en 2014, contre 405 700 à La Réunion. L'industrie touristique, troisième force de l'économie mauricienne, représente 7,4 % du PIB de l'île soeur. Des statistiques qui ont de quoi faire saliver les professionnels réunionnais face à la baisse constante de fréquentation constatée depuis 2011. Mais pour Karl Moutoussamy, directeur de l'office du tourisme mauricien, les deux îles ne doivent pas jouer la concurrence. Au contraire, il espère attirer davantage de Réunionnais sur terres et inversement.

Comment se porte le tourisme à l'île Maurice ?

Pour 2015, nous avons amorcé des mois très florissants. Nous sommes à 8,5 % de progression par rapport à l'année dernière où nous avons accueilli 1,038 million de touristes. Nous allons avoir un très bon mois de mai avec plus de 10 000 passagers supplémentaires. Pour l'instant, ça s'annonce très bien et nous comptons accueillir 1,1 million de visiteurs cette année.

Que représente le tourisme dans votre économie ?

Nous allons travailler avec l'île de La Réunion par rapport aux îles Vanille et aux croisiéristes. Nous allons faire beaucoup d'échanges pour rapprocher les deux îles. Les places d'avion sont un début et il faut encore plus travailler de sorte que le Réunionnais ait envie de venir à Maurice et vice-versa.

On dit souvent que les îles Vanille profitent seulement à Maurice. Qu'en pensez-vous ?

C'est un faux débat. Maurice est un pays qui a une longue histoire de tourisme international. On ne peut pas dire qu'on compte sur les îles Vanille pour développer le tourisme. Le tourisme était déjà un secteur très développé à Maurice avec une panoplie d'hôtels et d'infrastructures. Il y a beaucoup de travail qui a été fait. Aujourd'hui, le personnel mauricien s'exporte même dans les pays du Golfe. Nous avons des marchés qui s'ouvrent en Europe, en Asie et même en Afrique. Les prospections de l'île Maurice portent leurs fruits. Je pense qu'il y a tout à gagner à être autour de Maurice.

La Réunion compte deux fois moins de touristes que l'île Maurice. Comment l'expliquez-vous ?

Nous avons une longue histoire. Nous sommes partis de segments assez restreints comme les lunes de miel et les voyages familiaux pour arriver à ce que nous sommes aujourd'hui. C'est une autre vision des choses. Il ne faut pas comparer les deux îles qui ont une démarche différente qui est un peu en parallèle. Pour moi, il n'y a pas de rivalité. Je ne parle jamais en mal de La Réunion. Je n'en dis que du bien parce que c'est un beau pays.

Quelle est votre stratégie vis-à-vis de la clientèle réunionnaise ?

Nous sommes arrivés à un plafond de 143 000 touristes en 2014. Notre objectif est donc de montrer Maurice différemment. De montrer Maurice sous tellement d'angles afin que les Réunionnais puissent venir plusieurs fois dans l'année. La première démarche a été une baisse des prix de billets d'avion par Air Mauritius. Puis, nous avons développé le sport-tourisme. Cette fois-ci, pour la basse-saison nous lançons des promotions qui permettent de faire des activités en famille. C'est une politique du ministère que nous voulons pérenniser chaque année.

Enfin, que conseillerez-vous à Patrick Serveaux, votre homologue réunionnais ?

Je n'ai pas de conseils en particulier. Je trouve que ce que vous faites est bien. Ce que nous faisons est bien, mais différemment ! Il y a des échanges d'expériences possibles, mais il n'y a sans doute pas de leçons à donner.

www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Zoizeau, Posté
bonjour je reprend la suite de mon commentaire que je n'ai pas pu continuer je veux que vous comprenait bien que ce n'est pas avec des personnes et un petit ballai a gazon q'on va n'ettoyer des centaines de mètre de plages comme j'ai déjà vu faire ce type d'action est utile une fois que la machine est passée.vous allez me dire oui!! écologie etc....cela n'empêche pas de récupérer tous les coraux les mouliner remettre à la mer ou les déposer au large du lagon et ainsi on pourra avoir du sale très fin je peux vous assurer patout dans le monde entier même a maurice et en france j'ai déjà vue qu'il travaillait comme ça nous on quand même pas les moins itelligents mai c'et vraiment un truc qu'il mettre en oeuvre immédiatement pour régler au moins 50pour cent du problème.
Zoizeau, Posté
bonjour,je ne vais pas dire grand chose mais le p'ti peu que je vais dire il faudra bien prendre en compte .voila voyez vous pas qu'il y un gros problème au niveau des plages parce que le touriste dès quil arrive dans une ile la première chose avant avant toute courrir vers la mer et le pauvre touriste il est obliger de s'encombrer avec une paire de chaussure pour avoir accèsau beau lagon qu'on a mais difficillement accèssible a cause des CORAUX!!! qui trainent sur les plages ET PEUVENT CAUSER DE GRAVES BLESSURE et en plus dans les reportages en tout genre et même sur sur les photos on peu observer ces fameux CORAUXqui ternis l'image des plage et personne n'a penser au moins serai ce de rattisser COMME ILS FONT DANS TOUS LES PAYS MECANIQUEMENT J'INSISTE!!! AVEC DES MACHINES QUI RATISSENT ET NON DE L'HUMAIN
Zoizeau, Posté
bonjour
CHABAN, Posté
Karl Moutoussamy
Merci pour votre modestie, certains devraient en prendre de la graine!

Pendant que certains s'accrochent aux îles vanille comme un pendu à sa corde, d'autres travaillent à renforcer leur propre industrie touriste.