Exercice de sauvetage à Sainte-Rose :

Vidéo : évacuation d'une personne coincée dans un tunnel de lave


Publié / Actualisé
Le SDIS 974 (Service départemental d'incendie et de secours) a participé ce jeudi 2 juillet 2015 à un exercice de sauvetage inédit à Sainte-Rose. Le but : localiser, soigner et évacuer une personne coincée dans un tunnel de lave de la coulée de 2004. Si une situation de ce type ne s'est jamais produite à La Réunion, les sapeurs-pompiers de l'île sont prêts à toute éventualité face au nombre de touristes qui empruntent ces sentiers pas comme les autres.
Le SDIS 974 (Service départemental d'incendie et de secours) a participé ce jeudi 2 juillet 2015 à un exercice de sauvetage inédit à Sainte-Rose. Le but : localiser, soigner et évacuer une personne coincée dans un tunnel de lave de la coulée de 2004. Si une situation de ce type ne s'est jamais produite à La Réunion, les sapeurs-pompiers de l'île sont prêts à toute éventualité face au nombre de touristes qui empruntent ces sentiers pas comme les autres.

Généralement, lorsque le GRIMP est de sortie, c'est que les pompiers ont un sacré challenge devant eux. Ce jeudi matin, le groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux est appelé à Sainte-Rose pour une mission peu commune : secourir une personne coincée dans un tunnel de lave.

La victime se situe à quelques mètres de profondeur, au sein de la coulée de 2004. Jamais les pompiers de l'île n'ont été mobilisés pour un tel cas. Sur place, les secours devront faire face à un milieu hostile : paroies étroites, roche friable, plafond bas et surtout : aucun moyen de communication moderne.

Afin de guider au mieux les hommes dans les cavités, une topographie des lieux a été dressée dans un quartier général improvisé sur le parking de la coulée de 2004. "Sur le site, il y aura quatre points téléphoniques", indique le lieutenant Jean-Yves Chinjoie. Sauf que l'homme chargé de diriger l'opération ne parle pas de téléphones traditionnels, mais de généphones. Des combinés qui utilisent une connexion filaire.

Les sapeurs-pompiers sont en phase de finalisation du plan spécial ORSEC. Ce dispositif, activé par le préfet, mobilise le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) mais également la fédération française de spéléologie. Simon Claerbout, "spéléo-secours", est justement là pour diriger convenablement les soldats du feu dans le labyrinthe des tunnels de lave.

"Actuellement, nous sommes dans une articulation souterraine. Nous apportons notre expertise du milieu et notre connaissance des cavités. Nous avons aussi une expérience de gestion de sauvetage. Le commandement revient au SDIS, mais il y a une concertation et une gestion commune sur tout ce qui concerne la partie souterraine avec les bénévoles civiles", indique-t-il.

La victime retrouvée, les secours doivent prendre connaissance de son état de santé et la placer dans un lieu sûr, surnommé le "point chaud". A partir du moment où la personne à secourir est prise en charge par les secours, les équipes du GRIMP cherchent l'itinéraire idéal pour évacuer le blessé.

La progression, bien que prudente, a été très rapide et dans les temps. Partie à 10h20, l'équipe mobilisée est ressortie avec la victime à 12h52, avec 3 minutes d'avance sur l'objectif fixé. "Le personnel est performant. La chance que vous avez à La Réunion est d'avoir une équipe soudée, efficace et médicalisée", se félicite le capitaine Patrick Migoule, conseiller technique national pour l'école d'application de la sécurité civile.

www.ipreunion.com

   

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