Commune de Saint-Paul :

Après Bois-Blanc, les riverains de la Saline se mobilisent contre l'installation d'une carrière


Publié / Actualisé
Réunis sur l'aire de repos de la Ravine Tabac, des riverains de la Saline-les-Bains sont montés au créneau ce samedi 4 juillet 2015 pour montrer leur opposition à l'installation d'une carrière sur le plateau de l'Ermitage dans le cadre de la construction de la Nouvelle route du littoral. Ils comptent ainsi mobiliser la population de la capitale de l'Ouest à l'instar de ce qui s'est passé un mois plus tôt dans le quartier de Bois Blanc.
Réunis sur l'aire de repos de la Ravine Tabac, des riverains de la Saline-les-Bains sont montés au créneau ce samedi 4 juillet 2015 pour montrer leur opposition à l'installation d'une carrière sur le plateau de l'Ermitage dans le cadre de la construction de la Nouvelle route du littoral. Ils comptent ainsi mobiliser la population de la capitale de l'Ouest à l'instar de ce qui s'est passé un mois plus tôt dans le quartier de Bois Blanc.

Plus d'un mois après le collectif "Touch pa nout roche", c'est au tour de "Detrui pa nout Bellevue" d'entrer en scène. Les habitants de la Saline-les-Bains ont décidé de se mobiliser contre l'ouverture d'une carrière de 38 hectares autour du quartier de Bellevue. Cette levée de boucliers fait suite à l'acquisition par la commune de Saint-Paul le 10 juin dernier d'un terrain de 7,67 hectares. Ce terrain, estimé à 70 000 euros, doit ensuite être cédé à la Région.

Si cette opération a été dénoncée en amont par la députée Huguette Bello, ce sont ce samedi les riverains de la zone qui ont décidé de montrer leur désaccord. "Du chemin des Casques jusqu'au rond-pont de Bellevue, tous les présidents des lotissements se sont mobilisés il y a 15 ans contre la déviation de la Saline. Et nous sommes en train de réactiver ce réseau qui était déjà en résistance à l'époque", explique Jean-Mick Assani, le porte-parole du collectif.

Les raisons de se prononcer contre la carrière de Bellevue sont les mêmes qu'à Bois-Blanc : destruction de zones naturelles, fragilisation du lagon, nuisances sonores, conséquences sur la santé, atteintes aux habitations, impact négatif sur le tourisme… Sauf qu'à la différence de ce qui s'est passé à Saint-Leu, aux Avirons et à l'Etang-Salé, la population saint-pauloise n'a pas encore pris connaissance du dossier qui n'en est pas encore au stade de l'enquête publique.

"Ce que la commune n'a pas su faire, nous allons le faire"

"On s'est rendu compte qu'il y avait un déficit d'information. Les gens ne savaient absolument pas où se trouvait la carrière. Il a fallu expliquer à chaque fois, y compris aux gens du chemin des Casques, que cela se situait à 150 mètres de là. C'est une carrière très proche des habitations. Certains vont être à 25 mètres ! Ça concerne les gens directement", assure le représentant de l'association.

Afin d'alerter au maximum la population, une page Facebook "Detrui pa nout Bellevue" a été créée, ainsi qu'une pétition en ligne adressée au préfet Dominique Sorain. Et ce n'est pas un hasard si les riverains ont choisi comme symbole de leur opposition un bovin. "Oon a trois élevages de boeuf Moka ici. Ils font partie des derniers élevages de l'ouest. Il y a plus d'une centaine de bêtes ici. C'est une zone de pâturage, et non une friche comme ils le laissent entendre", souligne Gwen Le Flochmoen, l'autre porte-parole du collectif.

"C'est tout un patrimoine. Il y a des parcs à boeuf, des chemins pavé, une tombe de 1948… C'est un endroit très riche et très agréable qui est très fréquenté par la population. A l'aire de la Ravine Tabac, au lieu d'avoir une belle vue, vous aurez un trou béant de 25 mètres", poursuit celle qui est enseignante lorsqu'elle ne milite pas contre l'installation de la carrière.

Evidemment, le collectif a bien conscience des enjeux politiques - voire électoralistes - qui demeurent autour de cette mobilisation. "On reste complètement focalisés sur un refus de la carrière de Bellevue. Bien évidemment, c'est une peau de banane pour M. Robert. Mais ce n'est pas notre préoccupation. On ne veut pas aller aux régionales, ni se mettre sur une liste. Nous sommes là pour défendre notre qualité de vie. Ce que la commune n'a pas su faire, nous allons le faire. Ça s'appelle de la désobéissance civile", termine Jean-Mick Assani.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Holcimator, Posté
A quand la mobilisation contre la carrière de Piton Défaud?
Choukette, Posté
Je suis actuellemt a l etranger et j ai hate de pouvoir m investir dans ce genre combat a vos cotes car je suis 1 fervente amoureuse de la nature et apres tous les exemples de carrieres qu on a...on a toujrs des gens sans scrupules pour participer a la destruction de notre propre espace de vie au profit du dieu futile de l argent