Une villa mise sens dessus dessous lors des vacances de l'international :

Le jour où le footballeur Yann M'Vila est passé à La Réunion


Publié / Actualisé
Le 29 décembre 2013, alors que le cyclone Bejisa se forme au nord de La Réunion, un autre phénomène prend la direction du département : Yann M'Vila. Le footballeur décide de passer le nouvel an dans une villa somptueuse située dans les hauteurs de la Possession. Mais la location sera laissée dans un désordre total par les proches du milieu de terrain, occasionnant des dommages estimés à plus de 15 000 euros. Aujourd'hui, cette somme est toujours réclamée par son propriétaire, plus d'un an après les faits. (photos D.R. / Nike)
Le 29 décembre 2013, alors que le cyclone Bejisa se forme au nord de La Réunion, un autre phénomène prend la direction du département : Yann M'Vila. Le footballeur décide de passer le nouvel an dans une villa somptueuse située dans les hauteurs de la Possession. Mais la location sera laissée dans un désordre total par les proches du milieu de terrain, occasionnant des dommages estimés à plus de 15 000 euros. Aujourd'hui, cette somme est toujours réclamée par son propriétaire, plus d'un an après les faits. (photos D.R. / Nike)

Propriétaire d'une magnifique villa à la Possession, Frédéric Besnarous a l'habitude de voir son lieu d'habitation faire l'objet de sollicitations : shooting photo, décor de publicités, publications dans des magazines spécialisés… Mais en décembre 2013, l'homme doit faire face à une demande assez particulière.

"J'ai été contacté par une personne de l'entourage d'un joueur de l'équipe de France de football qui voulait louer la villa. J'ai dit non, car je connais leur mentalité. […] J'ai dit non une fois, non deux fois. Elle m'a dit que ça se passerait bien, que ce ne serait pas avec des copains. Que ce serait un séjour familial et calme", se souvient-il.

Face à l'insistance de la demande, le propriétaire finit par accepter la venue d'un certain Yann M'Vila, alors joueur du Rubin Kazan, en Russie. "On m'a dit que le footballeur venait avec sa compagne, sa maman et ses enfants. Je n'avais aucun souci à me faire", indique Frédéric Besnarous.

Mais quelques jours après l'installation du milieu de terrain, les déboires commencent pour le propriétaire de la villa : "en cours de séjour, j'y suis allé, et c'était déjà le foutoir. C'est un truc d'adolescent de mettre le bordel lorsque vous êtes pensionnaire dans un dortoir. Mais bon, à la limite, le bordel, ça se nettoie."

En revanche, la surprise sera beaucoup moins agréable lors de la restitution du bien. Meubles luxueux brûlés par des bougies, draps sous terre, murs salis, une chaise de jardin transformée en cendrier, plan de travail rayé, coussins par terre, assiettes brisées, chandelier et poignée cassés, serrure déformée, transats déchirés… Les dégâts sont chiffrés à plus de 15 000 euros, dont plus de la moitié préjudice concerne un ensemble de marque Rausch composé de deux méridiennes.

"Aujourd'hui, je ne négocie plus rien"

"Ils ont payé le nettoyage, mais c'est tout. Ils m'ont dit de garder la caution, mais ça ne me satisfait pas du tout, car cela représente cinq fois moins que les dégâts", se rappelle Frédéric Besnarous, qui cherche alors à trouver un accord à l'amiable avec le joueur. Mais son entourage, qui est déjà reparti en Russie, fait la sourde oreille.

Un mail est envoyé le 29 avril 2014 après différentes discussions téléphoniques : "je ne suis ni amer ni vindicatif, je peux comprendre qu’en groupe des dégradations puissent être provoquées pour autant ensuite que les protagonistes les assument de façon responsable et sans délai. Je pense que Yann ainsi que vous êtes des personnes honnêtes et responsables et j’ai toute confiance en votre prise en compte de cette réclamation."

Malgré les photos, les devis et de nouvelles prises de contact, Frédéric Besnarous n'a toujours pas été remboursé. Il décide alors de déposer une main courante auprès de la gendarmerie. Un nouveau mail, moins cordial, est envoyé le 8 janvier 2015 à l'agent du joueur, Housseini Niakaté : "votre rôle étant d’informer M. M’Vila, mon avocat considère donc qu’il est informé de la situation que vous avez volontairement laissée pourrir depuis maintenant un an et les circonstances qui pourraient atténuer l’affaire ne seront certainement pas retenues".

La procédure judiciaire lancée, Frédéric Besnarous, veut à présent médiatiser l'affaire : "aujourd'hui, j'ai décidé de le faire savoir. Quand les footballeurs viennent, ça se passe souvent mal. On l'a vu avec Karim Benzema qui a bousillé une Lamborghini lorsqu'il a passé quelques jours ici. Et Yann M'Vila a été évincé de l'équipe de France à cause de son comportement."

En effet, en octobre 2012, le milieu de terrain a été convoqué par la commission de discipline de la fédération française de football pour être sorti en boîte de nuit quelques jours avant un match décisif de l'équipe de France espoirs. Cette rencontre, perdue 5 à 3 contre la Norvège, a entraîné la non-qualification des Bleuets pour l'Euro 2013. Yann M'Vila sera finalement privé de sélections jusqu'en juin 2014.

Frédéric Besnarous compte aujourd'hui mobiliser les ténors du barreau que sont Eric Dupond-Moretti et Richard Malka, bien qu'il n'ait aucun ressentiment envers Yann M'Vila personnellement. "Ça m'embête car c'est un gars que j'ai trouvé très cordial et sympathique. Mais aujourd'hui, je ne négocie plus rien. Il n'y aura plus d'accord à l'amiable à trouver", prévient le propriétaire qui ne risque pas de louer à nouveau sa villa à un footballeur.

Contacté par la rédaction, l'agent de Yann M'Vila n'a pas donné suite à notre demande d'interview.

www.ipreunion.com

   

7 Commentaire(s)

Esprit sportif ???, Posté
l'esprit sportif est loin ...l'argent pourrit beaucoup trop de valeurs !!!
Sale gosse, Posté
Ces footballeurs trop gâtés et mal éduqués ne sont que le reflet d'un monde capitaliste cruel et individualiste où la valeur humaine n'a que très peu d'importance...
Yaboss, Posté
moi je dirai" Propriétaire d'une magnifique villa à la Possession, Frédéric Besnarous a l'habitude de voir son lieu d'habitation faire l'objet de sollicitations : shooting photo, décor de publicités, publications dans des magazines spécialisés… Mais en décembre 2013, l'homme doit faire face à une demande assez particulière" SI OU NA PU LA LARGENT POU PAY OUT KAZ VEND A LI.. si vraiment le boug na l argent il loué pas c tout.....fé l'interessant apres i plain a li fo assumer c tout il n'y a pas qu
Thierry, Posté
moi je dis ce genre de personne elle se croit tout permis parce qu'elle a des sous. C'est du n'importe quoi c'est un manque de civisme et d'éducation.
Mécoué, Posté
Ces personnages qui ne sont que dans le futile et le paraître sont rétribués à coup de millions, alors que le paysan, l'éleveur..., bases du viable pour tous, doivent monter des barricades pour tenter d'obtenir quelques centimes supplémentaires afin de pouvoir subsister.

Le rigolo de l'histoire, c'est aussi avec l'impôt des : paysans, éleveurs..., comme de nous tous, principalement les "sans grades" (manoeuvre au médecin), que sont : construits les stades ; payés les organismes de formation... Nous en faisons des dieux, alors pas étonnant ces comportements, ces incivilités données et livrées en exemple à nos jeunes. De plus pour le Pays, faut pas trop compter au retour sur investissement à 100% , quoique dans ce plan là, ils ne sont hélas pas les seuls .

Le talent du "Paysan", ne vaut rien alors que celui de l'amuseur public ?!... "Décadence de Rome", quand tu nous tiens.
La Cochonterie, Posté
Quel exemple pour les jeunes fan de foot ! Choquant. Pitoyables personnes qui se comportent
moins que des porcs... (le matelas, les bougies à même les meubles...)

PS : j'espère que ce n'était pas la tite case à terre que Vannesse voulait louer pour
sa copine DGS... lol je rigole !!
Imazpressonaute, Posté
Un footballeur "vedette", de l'équipe de France en plus: belle "image" qu'il donne .

Comme disait Coluche: l'esprit sportif, il y en a un, et l'équipe se le partage...