Cinq étudiants mortellement fauchés le 10 décembre 2014 :

Drame de la route au Moufia : le conducteur jugé ce mardi au tribunal correctionnel


Publié / Actualisé
Dix mois après le drame, le conducteur de la voiture ayant percuté et tué cinq étudiants avenue Georges Brassens, dans le quartier du Moufia, comparaît ce mardi 1er septembre 2015 devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Originaire de Saint-Louis, ce jeune homme de 20 ans risque dix ans de prison pour homicides involontaires avec deux circonstances aggravantes : l'alcoolémie et la vitesse.
Dix mois après le drame, le conducteur de la voiture ayant percuté et tué cinq étudiants avenue Georges Brassens, dans le quartier du Moufia, comparaît ce mardi 1er septembre 2015 devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Originaire de Saint-Louis, ce jeune homme de 20 ans risque dix ans de prison pour homicides involontaires avec deux circonstances aggravantes : l'alcoolémie et la vitesse.

Le groupe des 6 victimes, âgées de 18 à 20 ans, avait été fauché le 10 décembre 2014 vers 22 heures alors qu'il se trouvait sur le trottoir d'une avenue en forte pente. Le conducteur auteur de l'accident, un étudiant de 20 ans, a perdu le contrôle de son véhicule en amorçant une courbe.

Le véhicule est alors monté sur le trottoir, a percuté un premier arbre, qui l'a dévié vers un second avant de faucher le groupe d'étudiants qui allaient à une station service s'acheter des cigarettes. Il a heurté un troisième arbre avant d'être dévié vers la route 65 mètres plus loin, preuve de la violence des chocs.

Les deux passagers de la voiture folle et le conducteur, qui avait un taux d'alcoolémie légèrement positif, n'ont pas été blessés. Lorsque que la voiture s'est immobilisée, ils ont tenté d'aider les victimes et ont alerté les services de secours. Les cinq personnes décédées - Julien Lebeau, Wilman Creville, Djawid Aly Mitha, Raphaël Morel et Fabien Calpétard - étaient toutes étudiantes.

Le 12 décembre dernier, le jeune conducteur a été mis en examen pour homicides et blessures involontaires, conduite sous l'emprise d'un état alcoolique, vitesse excessive et défaut de maîtrise de son véhicule. Il a été placé en détention au centre pénitentiaire de Domenjod, suivant les réquisitions du parquet qui avait mis en avant le "grave trouble à l'ordre public" et "des menaces particulièrement graves de la part des parents de l'une des victimes".

John Sinaman, inconnu des services de police, a reconnu qu'il conduisait à 100 km/h sur une portion de route limitée à 30 km/h et qu'il avait consommé deux bières. Le Saint-Louisien risque jusqu'à 10 ans de prison. "Il est très choqué et il ne fuit pas ses responsabilités" avait souligné la substitut du procureur. A la barre, le prévenu devrait de nouveau se montrer conscient et désolé des faits commis.

Le drame a causé une très vive émotion dans l'île, suscitant la réaction de nombreuses personnalités, dont celle du préfet de La Réunion Dominique Sorain. Une marche blanche organisée sur les lieux de l'accident avait rassemblé environ 400 personnes. Il s'agit en effet du pire accident de la route depuis le 28 mars 1967 lorsqu'un bus circulant à Saint-Leu (ouest de l'île) avait plongé dans un ravin d'une trentaine de mètres. Dans cet accident 29 personnes, dont 8 collégiens,  avaient été tuées et 31 blessées.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Marie, Posté
Julien Lebeau, Wilman Creville, Djawid Aly Mitha, Raphaël Morel et Fabien Calpétard ...

Injuste et triste.

(n'oublions pas la jeune fille... j'espère qu'elle va pour le mieux) Pensées à ces familles ..