2 200 jeunes inscrits :

Service civique : les jeunes Réunionnais sont demandeurs


Publié / Actualisé
Le préfet de La Réunion revenait ce lundi 5 octobre 2015 sur les cinq ans de l'installation du service civique dans le département. Force est de constater que le bilan est positif, et que les jeunes Réunionnais demandent de plus en plus à montrer leur "engagement citoyen" (Photo Préfecture de La Réunion)
Le préfet de La Réunion revenait ce lundi 5 octobre 2015 sur les cinq ans de l'installation du service civique dans le département. Force est de constater que le bilan est positif, et que les jeunes Réunionnais demandent de plus en plus à montrer leur "engagement citoyen" (Photo Préfecture de La Réunion)

Cent cinquante contrats signés avec la mairie de Saint-Denis, 50 avec celle de Saint-Pierre et dix-huit autres répartis avec diverses associations. En tout, l’Etat s’est engagé sur 214 nouvelles missions de service civique. Un chiffre qui paraît dérisoire quand on sait que 2 200 jeunes Réunionnais ont fait la demande sur le site. Un petit pas pour le préfet, Dominique Sorain, qui rappelle les objectifs énoncés par François Hollande, président de la République : "doubler les contrats, et arriver en 2016 à 150 000 contrats à l’échelle nationale". Pour la Réunion, le Préfet souhaite, d’ici la fin de l’année, créer 800 missions.

Le service civique, qui se traduit par "un engagement volontaire au service d’une mission générale", sert à la fois au jeune et à la structure. "C’est une formation par l’action, il permet d’acquérir des compétences", se félicite Dominique Sorain. Pour Ericka Bareigts, qui représentait la mairie de Saint-Denis ce lundi matin, le service civique est d’autant plus important à la Réunion qu’il répond aux spécificités du territoire. "La Réunion connaît de forts taux de chômage et d’illettrisme. Le service civique œuvre dans la problématique du décrochage scolaire", se félicite la députée PS.

Créer du lien social

Les témoignages qui résonnaient dans le théâtre du Grand Marché, ce jour, sont là pour en attester. Thomas, 19 ans, a arrêté sa formation de BEP Commerce. Il a ensuite effectué une mission en tant que web-reporter à la ligue de l’enseignement à Saint-Denis. Aujourd’hui, il s’est trouvé une nouvelle voie professionnelle et prépare le concours d’entrée à l’ILOI (Institut de l’Image de l’Océan Indien) du Port. Le service civique peut parfois sembler être une sorte de tremplin vers un métier ou une formation.

Il permet aussi de créer du lien, un lien social. Ces jeunes vont aller chercher les populations recluses de l’île, parfois effrayées ou fâchées avec les institutions. Le "missionnaire" sera donc là en tant qu’intermédiaire. Et à tous les détracteurs qui parleraient de mains d’œuvre pas chère ou de contrat aidé, la réponse se fait sans appel : "Non, le service civique n’est rien de tout cela", répondent tous les "tuteurs" concernés. C’est un engagement citoyen.

Une indemnisation de 573 euros

Que ce soit dans le cadre de la solidarité, de l’éducation, de la santé, de la culture, des sports ou de l’environnement, il y a une mission pour tous. "Il suffit d’être motivés", rappelle le Préfet. L’Etat a un grand rôle dans le service civique puisqu’il prend à sa charge 80 % de l’indemnisation, qui est de 573 euros, versée au jeune. La centaine d’euros restante reste à la charge de la structure d’accueil.

Les mots de conclusion seront donc, après une heure et demie de témoignages et de table ronde, qu’il ne faut surtout pas hésiter à s’engager. "Tous les jeunes âgés de 16 à 25 ans, diplômés ou non, sont invités à s’inscrire", lance Dominique Sorain.

www.ipreunion.com

   

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