Nouvelle route du Littoral :

Le débarquement des roches malgaches n'aura pas lieu pour le moment


Publié / Actualisé
La barge chargée de roches "de toutes tailles" en provenance de Madagascar n'arrivera pas à La Réunion. Du moins pas dans l'immédiat. "Nous sommes dans l'attente d'une demande officielle d'importation de la part du donneur d'ordre. En l'état, une barge chargée de galets ne peut pas arriver à La Réunion " indique la préfecture ce vendredi 16 octobre 2015. C'est pour s'assurer que la réglementation, en matière de protection sanitaire notamment, est bien respectée que ces précautions sont prise par l'État. Importés par GTOI - Colas (membre du groupement attributaire de la NRL), les enrochements doivent servir au chantier de la nouvelle route du littoral. Pour le moment les galets restent à quai à Tamatave. Un port dans lequel est arrivé le North Endurance, un bateau sur lequel se trouvaient des scorpions et des scolopendres (sanpié).
La barge chargée de roches "de toutes tailles" en provenance de Madagascar n'arrivera pas à La Réunion. Du moins pas dans l'immédiat. "Nous sommes dans l'attente d'une demande officielle d'importation de la part du donneur d'ordre. En l'état, une barge chargée de galets ne peut pas arriver à La Réunion " indique la préfecture ce vendredi 16 octobre 2015. C'est pour s'assurer que la réglementation, en matière de protection sanitaire notamment, est bien respectée que ces précautions sont prise par l'État. Importés par GTOI - Colas (membre du groupement attributaire de la NRL), les enrochements doivent servir au chantier de la nouvelle route du littoral. Pour le moment les galets restent à quai à Tamatave. Un port dans lequel est arrivé le North Endurance, un bateau sur lequel se trouvaient des scorpions et des scolopendres (sanpié).

"Il n'y aura pas de galets en provenance de Madagascar débarqués ce week-end" souligne donc la préfecture. En effet, comme tous les produits importés, les enrochements doivent souscrire à des procédures de vérifications bien précises. Il s'agit, entre-autres, de s'assurer que les marchandises ne comportent pas de terre, de plantes, d'insectes de germes etc. "C'est un enjeu de préservation environnementale. Il faut s'assurer que tous les risques d'atteintes à la biodiversité sont écartés", commente la préfecture.

Habituelles pour tous les produits arrivant de l'extérieur, ces procédures seront adaptées spécifiquement pour les enrochements, puisqu'il s'agit "d'importations exceptionnelles appelées à se renouveler". Ce process spécifique de "vérifications et de manipulations est en cours d'élaboration" informe la préfecture. On devrait en savoir plus sur la mise en place de ces procédures spécifiques "la semaine prochaine", mais des vérifications visuelles à bord de la barge et de prélèvements sont d'ores et déjà prévus.

Cette opération d'envergure nécessitant l'intervention de plusieurs services de l'Etat étant à peine entamée, une date possible pour le débarquement des galets malgaches ne peut être fixée. D'autant que ce vendredi, la préfecture n'avait pas encore reçu la demande d'importation du donneur d'ordre, GTOI – Colas en l'occurrence.

Pour le moment donc les galets de "toutes tailles" restent à quai à Tamatave. Un port dans lequel a accosté le North Endurance, un bateau à qui l'accès à Port Réunion a été refusé par arrêté préfectoral le  vendredi 11 septembre, après que le capitaine du navire ait "attesté de la présence à bord de scorpions et de myriapodes (scolopendromorphes plus connus à La Réunion sous le nom de "sanpié" – ndlr)".

Chargé de conteneurs ce bateau, battant pavillon du Libéria, s'est alors dérouté sur Madagascar et a fini par arriver à Tamatave. Il n'a pas été possible de déterminer s'il a déchargé sa cargaison où s'il fait intervenir un service de décontamination à son bord, "mais dans les deux cas il serait quasi miraculeux que quelques-unes de ces bestioles ne soient pas parvenues à s'échapper et à passer sur les quais où il y a pleins d'endroits pour se cacher" remarque une source proche des milieux portuaires.

Si tel était le cas, cela renforcerait encore les procédures de vérification des galets venant de Madagascar. En plus des de la terre, des plantes, des insectes et des germes, il faudra s'assurer de l'absence de scorpions et de sanpié présentant "une dangerosité pour l'homme et pour l'environnement" et dont "l'introduction (…) sur le territoire de l'île de La Réunion constituerait une menace pour la santé humaine et environnementale" selon les termes de l'arrêté préfectoral interdisant au North Endurance l'accès à Port Réunion.

www.ipreunion.com
 

 

   

22 Commentaire(s)

@ honteux, Posté
Naturellement que l'on pense au peuple malgache. Ceux d'en bas. Les continuellement lésés, spoliés, méprisés.
Ni eux, ni nous ne méritons tout ce qui se passe pour le Dieu L'argent et les corrompus, les nôtres, les leurs...
Un article intéressant :
".... Le problème est d’abord sur la forme. Un projet d’une telle envergure nécessiterait plus de transparence, ne serait-ce que sur le principe d’un appel d’offre public. Et que le gouvernement explique clairement à nos compatriotes ce qu’il gagne dans cette affaire dans l’intérêt d’une bonne gestion de la nation.

Sur le fond, on est sur une réflexion qui a son importance à Madagascar : la vente de terre malgache. À l’heure actuelle, il est interdit de vendre un terrain à un étranger. Même pas un appartement. Hors, si l’on venait à assouplir cette loi et que des étrangers achèteraient du terrain dans notre pays, cette terre resterait bien à Madagascar. Elle ne quitterait pas l’île. Le nouveau propriétaire payerait des impôts et taxes sur celle-ci. Dans le cas de vente de 10 millions de tonnes de roche minimum, c’est un trou d’une superficie 55 hectares environ qui part définitivement à l’étranger. Aucune possibilité de retour. Et, dans ce cas, ce serait autorisé par la loi, et validé par le gouvernement ? Un cas typique d’accaparement des terres, mais cette fois-ci par une société malgache avec l’autorisation de l’État...."

http://dwizernews.com/ravatomanga-vente-de-terre-malgache-672-millions-e-en-ligne-de-mire/


Pierre Balcon , Posté
Le Tāj Mahal situé à Agra , dans l'État de l'Uttar Pradesh, en Inde est un mausolée de marbre blanc construit en 10 ans , entre 1632 et 1643 , par l'empereur moghol Shah Jahan en mémoire de son épouse Arjumand Banu Begam,
Il est considéré comme un joyau de l'architecture moghole , un style qui combine des éléments architecturaux islamique , iranien , ottoman et indien.
Il est construit en utilisant des matériaux provenant de diverses régions de l'Inde et du reste de l'Asie. Plus de 1 000 éléphants ont été employés pour transporter les matériaux de construction durant l'édification. Le marbre blanc a été extrait du Rajastan, le jaspe est venu du Panjab, la turquoise et la malachite du Tibet, le lapis-lazuli du Sri Lanka, le corail de la mer Rouge, la cornaline de Perse et du Yemen , l’onyx du Deccan et de Perse, les grenats du Gange , du Boundeland , du Yemen et de Jaisalmer , le cristal de roche de l’Himalaya.
La nouvelle route du littoral est un ouvrage construit en 20 ans sur l’Ile de La Réunion entre 2014 et 2034.
Bien que de facture classique, ce viaduc , couplant digue et pont , avait été considéré comme un défi technique en raison de la configuration des lieux en pied de falaise , bordés par des fonds marins instables et exposés à la montée des eaux .
Mais c’est en fait à des défis politiques et administratifs qu’a eu à faire face le maître d’ouvrage : les travaux ont été à de multiples reprises interrompus en raison de fortes oppositions de tous les déclinistes , les aigris , les bureaucrates qui sévissaient alors dans l’Ile et qui ont mobilisé tous les moyens techniques et juridiques pour ralentir sa mise en œuvre.
Il a finalement été inauguré par Florian Philippot , ministre français des transports , et par le vice président du conseil régional Thierry Cunet , appartenant à l’aile centrifuge du mouvement pataphysicien qui , allié au parti du « décroissant autrement » , venait d’obtenir la majorité lors des dernières élections régionales .
Double clin d’œil sans doute du destin : on se souviendra que le parti de la pataphysique était dès l’origine fermement opposé à cette opération lui préférant un tunnel traversant l’île du nord au sud ; cette inauguration s’est faite en l’absence du président du conseil régional récemment décédé des suites d’une infection par le virus d’Ebola contracté lors d’un voyage à Carrare …
Honteux!!! , Posté
On fait des manifestations pendant plusieurs jours pour éviter que les extractions de roches dénature nos terrains ou que les poussières nous polluent. Et on ose évoquer les risques environnementals.

Mais à aucun moment, on a pensé des conséquences que cela aurait pour Madagascar. Est-ce que il n'y aurait pas de conséquences environnementales là-bas suite à l'extraction de ces roches??? Ou ON S'EN FOU UNE FOIS QUE C'EST MADAGASCAR QUI FOURNIT LES ROCHES??? Je trouve cette situation scandaleux et très HONTEUX ! On se soucie un peu trop de notre petite personne et non pas assez de nos voisins malgaches ! C'est comme dire on ne doit pas polluer à la Réunion car aura un impact sur l'environnent. Mais c'est faisable à Madagascar.
Soweto, Posté
J'ai â plusieurs fois alerter les reunionnais sur les risques majeurs qu'encourent notre ile qui est un milieu fermé sur l'importation des germes de mort comme la peste auxquels il faudrait ajouter les gasteropodes d'eau douce qui sont des hotes intermediaires de la 2eme plus grave endemie mondiale (la bilharziose ) qui fait plus de 500000 morts par an sans oublier les trematodoses dont l'agent est un vers plat qui ronge le foie des ruminants et parfois celui de l'homme (la fasciolose). Je suis heireux que la prefecture ait pris ces mesures pour proteger la sante publique et animale.
je ne comprends pas comment la region avec son pharaon puisse faire l'impassesur notre sante.
Question, Posté
Pourquoi le donneur d'ordre n'a-t-il toujours pas déposé de demande d'autorisation d'importation ? Il pensait pouvoir s'en passer, où il ne savait pas qu'il en avait besoin ?
Les petites mains grattent le sol, Posté
Tiens les petites mains adoratrices du sortant sont silencieuses ce soir, elles doivent être en train de gratter le sol avec leurs vilains ongles pour essayer de déterrer des galets de 5 tonnes pour leur idole
Merci Monsieur le préfet, Posté
Il faut absolument s'assurer que ces roches ne contiennent pas de rampants et de maladies. Le rêve de grandeur d'un candidat ne vaut pas la mort de La Réunion. Merci Monsieur le préfet
Miguel, Posté
Il y a quelques semaines, on apprenait que la GTOI allait faire venir ces gros gallets! À cette époque, ils avaient fait la promesse devant la presse que toutes les régles seraient respectées, et en toute clarté! Aujourd'hui que cela soit un sujet d'actualité ne doit étonner personne! C'est une suite logique afin de garantir aux Réunionnais l'absence de risque!
, Posté
je vois un catastrophe que cette nrl .
Wilfrid, Posté
Une roche sans risque et sans bébétes, vaux mieux qu'une roche sale et rempli de souches de maladies!
Par contre, en matière d'importation de matériau, dommage qu'on ne sache pas c'est quelle société qui sous-traite, parce que je n'aimerais pas avoir affaire à elle!
David, Posté
Les services sanitaires prennent des précautions nécessaires, ce qui est préférable et même dans la suite logique! Pourquoi on devrait subir une invasion de moustiques, ou serpents, alors qu'on peut l'éviter?!
Patrick, Posté
Étonnant d'un coup le nombre de gens qui se sentent concernés par les conséquences que peuvent avoir des roches non "stérilisées", mais qui au fond se foutent bien de la salubrité!
Médérick, Posté
Je trouve que c'est une polémique pour rien! En quoi ça dérange que les services sanitaires prennent des mesures de protection?
Vous préférez vous retrouver avec des impacts bio-sanitaires, et avoir 10 ans de problème au lieu d'un peu de patience?
Fou a li déor, Posté
Macatia la pou rod galé partou les gars, faisun geste té, fou a li déor
Le rats sont déjà là, Posté
Il faudra aussi vérifier que les rats porteurs de la bactérie de la peste n'arrivent pas avec les galets. Ah c'est vrai j'oubliais, ils sont déjà à La Réunion et ils ont mutants puisqu'ils n'ont que deux pattes
Corinna, Posté
Bravo pour votre courage Monsieur le Prfet, même si on est une multinationale on est pas au-dessus des lois
Dominique, Posté
Nous avons bien assez de serpents, de scorpions et de sans pieds à La Réunion. On ne veut pas de roches infestées à La Réunion
Phillipe! , Posté
En gros pour résumé votre article, l'État préfère se couvrir, et dire non pas maintenant, plûtot que de faire rentrer tout et n'importe quoi!
Une attidude responsable, au risque de déplaire! Mais la Roche finira bien par arrivé!
Pilleurs et assoifés de pouvoirs et de fric, Posté
Ôté le bande toutous ! Allez rode galets pou zot maître mdrrr
Merci préfet merci merci merci merci !!!
Quel amateurisme !!!, Posté
Faut-il y voir ici pour ce chantier un amateurisme récurent ?
Il faut savoir que dans le suivi de toute procédure d'importation de roches, il doit y avoir des visas établis par le Maître d'Oeuvre (Egis) et par le Maître d'Ouvrage (La Région) et accord de la Préfecture via le Ministère de l'Environnement.
île propre, Posté
Je cite : "...C'est de la roche pure. On va laver ces roches à l'eau de mer. Elles vont être lavées pour éviter ces risques. Et si c'était encore nécessaire, il y aurait une fumigation pour éliminer tout organisme", avait précisé Frédéric Gardes....."

Ici c'est la Réunion. Département français, et donc en Europe. Ici ce n'est pas une dictature où l'on prendrait sans fin les réunionnais pour des cons. Merci à monsieur le Préfet de leurs rappeler les règles et de nous faire respecter et respecter cette île afin de la laisser le moins meurtrie possible aux générations futures.

Sat la pas content, traverse à zot aux Seychelles ou au Venezuéla, prend un bon la continuité territoriale !
CHABAN, Posté
Beaucoup sur ce site avait parlé de ce problème sanitaire.

L'INCOMPETENCE et le JE M'ENFOUTISME ÉLEVÉS AU RANG D'ART!

Les tropiques?