Diabète :

Une étude pour identifier les gênes du diabète et des maladies rénales


Publié / Actualisé
L'Aurar, en coopération avec le CNRS, lance une étude afin d'identifier les gènes à l'origine du diabète et des maladies rénales dans le but d'améliorer à la fois la prévention et l'accompagnement des malades. Elle recherche 52 familles (sur trois générations) comptant chacune au moins un membre dialysé et diabétique pour participer à l'aventure.
L'Aurar, en coopération avec le CNRS, lance une étude afin d'identifier les gènes à l'origine du diabète et des maladies rénales dans le but d'améliorer à la fois la prévention et l'accompagnement des malades. Elle recherche 52 familles (sur trois générations) comptant chacune au moins un membre dialysé et diabétique pour participer à l'aventure.

La Réunion est le département français qui compte le plus de diabétiques (9,8% contre 4,6% sur l’ensemble du pays en 2012. Une situation qui peut expliquer que l’île se positionne en tête de proue sur cette question. En effet, l’Aurar et le CNRS viennent de lancer une étude inédite en France pour identifier, à La Réunion, les gènes à l’origine du diabète et des maladies rénales.

Les antécédents familiaux sont un des principaux facteurs de risque. En réalisant des prises de sang sur trois générations d’une même famille, les chercheurs comptent établir une généalogie des gènes. Les échantillons seront ensuite envoyés à Lille pour y extraire l’ADN. Budhan Suren, responsable de service du pôle recherche de l’Aurar, insiste également sur l’importance de recueillir les gènes de personnes qui, contrairement à d’autres membres de leur famille, ne sont pas atteintes par la maladie. “Ça permet d’aller beaucoup plus vite pour trouver des défauts génétiques.”

Autre facteur déterminant concernant la façon dont les gènes vont s’exprimer : l’environnement. L’Aurar l’affirme, “les gènes prédictifs à ces pathologies n’ont jamais été identifiés localement”. Pourtant, assure Budhan Suren, “à La Réunion, comme il s’agit d’une île, on maîtrise l’intégralité du facteur environnement”, alors que c’est bien plus compliqué sur un territoire plus grand et varié, comme en métropole.

En réalisant cette cartographie des gènes réunionnais, l’Aurar souhaite développer une prise en charge personnalisée de chaque patient, c’est-à-dire d’adapter la force du traitement selon les cas. “Aujourd’hui, on fait de la prévention générique, on demande la même chose à tous les patients, sans qu’on sache dans quelle direction aller, explique Budhan Suren. “Ça permet d’aller beaucoup plus vite pour trouver des défauts génétiques.”

Pour ne pas laisser les médecins réunionnais dans l’embarras face à la prise en charge de maladies génétiques, l’Aurar a également vocation à mettre en place, dans un second temps, une formation des praticiens.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Sissi974, Posté
C'est une bonne initiative pour l'avenir, j'espère que des familles qui se sentent concernées se feront connaître pour le bien des générations futures, mais un changement de mode de vie dans l'alimentation, sera primordial.