Nouvelle route du littoral :

10 000 tonnes de roches malgaches sont arrivées


Publié / Actualisé
Chargée de 10 000 tonnes de roches massives une barge a accosté au port est tôt ce jeudi matin 18 novembre. Importées par Colas, attributaire avec Bouygues et Vinci du marché de construction de la nouvelle route du littoral (NRL), ces enrochements vont servir à conforter le chantier de la NRL à la Grande Chaloupe contre les assauts de la houle cyclonique. Dès son arrivée au port, la barge a été inspectée par les services de l'Etat. Il s'agit de s'assurer que le chargement ne présente aucun risque "d'introduction d'espèces exotiques envahissantes, possibles menaces pour la santé humaine, l'agriculture et la biodiversité de La Réunion" selon les termes de l'arrêté préfectoral du vendredi 13 novembre
Chargée de 10 000 tonnes de roches massives une barge a accosté au port est tôt ce jeudi matin 18 novembre. Importées par Colas, attributaire avec Bouygues et Vinci du marché de construction de la nouvelle route du littoral (NRL), ces enrochements vont servir à conforter le chantier de la NRL à la Grande Chaloupe contre les assauts de la houle cyclonique. Dès son arrivée au port, la barge a été inspectée par les services de l'Etat. Il s'agit de s'assurer que le chargement ne présente aucun risque "d'introduction d'espèces exotiques envahissantes, possibles menaces pour la santé humaine, l'agriculture et la biodiversité de La Réunion" selon les termes de l'arrêté préfectoral du vendredi 13 novembre

Chargée ce dimanche dans le port de Tamatave (Madagascar) ce dimanche, la barge est entrée dans l'enceinte portuaire portoise vers 8 heures ce jeudi. Après tous les contrôles d'usage, les roches seront débarquées sur le quai et transportées en camion sur le site de la Grande Chaloupe. La barge est en capacité de livrer ces enrochements en mer directement sur le chantier, ce qui représenterait une économie en termes de transports mais qui aurait fortement déplu aux transporteurs routiers. À commencer par Jean-Bernard  Caroupaye. D'où le choix du groupement de faire livrer les pierres à quai et d'en faire transporter une partie en camions vers le chantier.

Initialement ces roches malgaches massives devaient arriver à la mi octobre.  La préfecture qui n'avait alors reçu aucune demande d'importation de la part du donneur d'ordre n'avait pas validé cette entrée. "Nous sommes dans l'attente d'une demande officielle d'importation de la part du donneur d'ordre. En l'état, une barge chargée de galets ne peut pas arriver à La Réunion " indique la préfecture ce vendredi 16 octobre 2015. "C'est un enjeu de préservation environnementale. Il faut s'assurer que tous les risques d'atteintes à la biodiversité sont écartés", ajoutait la préfecture.

"La demande d'importation devait être faite par la Région" notait alors Frédéric Gardes. "Nous avons eu plusieurs réunions préparatoires avec les services de l'Etat. Les choses semblaient plutôt encourageantes" et il y a ensuite eu une décision jugée inattendue du ministère de l'environnement exigeant des contrôles extrêmement stricts, explique, en substance, Fréderic Gardes.

"Il n'y a pas grand chose de plus à ajouter. Nous sommes en train d'apporter toutes les réponses que demandent la Deal (direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement)" poursuivait Frédéric Gardes en espérant "en savoir plus dans le courant du mois de novembre".

Il a été entendu. Le mardi 10 novembre, le conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques a mis un avis favorable sur l'importation des gros galets malgaches.

Et le vendredi 13 novembre le préfet publié un arrêté autorisant l'importation des enrochement en provenance de la carrière d’Ambokatra à Madagascar, "en l’encadrant strictement par la mise en place d’une procédure de contrôle spécifique" et en mettant en place "des mesures de protection prises visent une réduction maximale du risque d’introduction d’espèces exotiques envahissantes, possibles menaces pour la santé humaine, l’agriculture et la biodiversité de La Réunion".

Le groupement attributaire n'a pas perdu de temps. Les roches, extraites d'une carrière appartenant à Colas, étaient mis en barge dès ce dimanche et les voilà désormais à La Réunion où elles devraient être examinées à la loupe par les services de l'Etat spécialisés dans la protection de la santé publique et de l'environnement.

Cela d'autant que des suspicions d'infestation par les scorpions et les scolopendres (sanpié) pèsent sur le port de Tamatave où ont été chargées les galets. Fredéric Gardes s'est voulu rassurant en octobre dernier. "Les enrochements seront lavés à haute pression, chaque barge de transport subira une fumigation, aucune bestiole ne pourra résister à ce traitement" affirmait-il en rappelant qu'il s'agit de "roches massives, sans terre". Il revient aux services de l'Etat de s'en assurer

Au total 221 000 tonnes de galets sont attendues de Madagascar. Elles serviront toutes à renforcer la digue en construction à la Grande Chaloupe.

www.ipreunion.com

 

   

7 Commentaire(s)

@ ANNE, Posté
Tout ça c'est à cause de Thierry Robert, c'était si simple de faire nos carrières sur la Réunion !
ANNE, Posté
Les piqures de sanpié sont mortelles : quelles sont les garanties que nous avons ?
nom de Dieu mais écoutez un peu les anciens, ils n'arrêtent de nous mettre en garde contre ces insectes dangereux !!!
MERCI Thierry, Posté
Nous aurions pu éviter tout cela si Thierry Robert n'avait pas fait autant de recours ! Si JAMAIS il y a un surcoût c'est à lui et Armand Gunet qu'on devrait envoyer la facture.
MERCI Thierry, Posté
Nous aurions pu éviter tout cela si Thierry Robert n'avait pas fait autant de recours ! Si JAMAIS il y a un surcoût c'est à lui et Armand Gunet qu'on devrait envoyer la facture.
, Posté
voila le vrai travail d'information de journal , web , papier , radio et autres , celui d'informer la population de ce qui se passe sur l'ile , ce que fait la région , le département , les collectivités ect... et d'autres infos.
après le drame de paris , il ne faut pas oublier les autres problèmes que traverse l'ile et ces habitants , es et comment les résoudre ?.
sinon c'est trop beau , car les censures en tous genre qui vont tomber bientot .
soit les citoyens , es , sont libre dans leur vie privé et droit sur le web, sans etre sous controle permanent de (big brother ) ou soit non .
Soweto, Posté
Un de vos lecteurs pourrait nous informer sur la recherche de quels microorganismes porte cette procédure et qui sont les contrôleurs qui vont examiner de visu les roches malgaches?
je pense encore que c'est un leurre, les germes responsables de la peste (Yersinia pestis) ne peuvent pas être visible à l’œil nu mais au microscope après culture sur des milieux sélectifs et identification. L'observation de l’hôte intermédiaire de la bilharziose qui fait 500 000 morts par an dans le monde, petit escargot d'eau douce qui se trouve dans la terre a besoin d'un œil exercé pour sa détection, les œufs de douves qui détruisent le foie des hommes et des animaux (fasciola hepatica et fasciola gigantica ainsi que les métacercaires demandent pour leur identification des investigations poussées réalisées au laboratoire. Ces recherches font-elles inscrites dans la procédure, j'en doute.
Contribuable, Posté
est ce que pour faire plaisir à caroupaye les roches livrées à quai vont transiter par la plaine des cafres ou ste rose pour que tous les transporteurs puissent palper? on pourrait aussi decharger à dos d'homme et porter les brouettes sur la tete comme cela s'est fait au canal de suez pour creer de l'emploi