Madagascar :

Province de Tamatave - La peste a tué douze personnes en un mois


Publié / Actualisé
Un article publié ce mardi 5 janvier 2016 sur dans l'Express de Madagascar, fait état de la situation sanitaire due à la peste sur la Grande île.
L'épidémie, qui a débuté en août 2015 continue de sévir. Douze personnes ont succombé en décembre à la peste bubonique à Amparafaravola (centre-ouest de la région d'Alaotra-Mangoro dans la province de Tamatave à l'Est de Madagascar). Au moins 32 morts ont été recensés en cinq mois. Des victimes ont été annoncées dans plusieurs régions, bien que les autorités annoncent "une maîtrise de la maladie" (Photo d'illustration)
Un article publié ce mardi 5 janvier 2016 sur dans l'Express de Madagascar, fait état de la situation sanitaire due à la peste sur la Grande île.
L'épidémie, qui a débuté en août 2015 continue de sévir. Douze personnes ont succombé en décembre à la peste bubonique à Amparafaravola (centre-ouest de la région d'Alaotra-Mangoro dans la province de Tamatave à l'Est de Madagascar). Au moins 32 morts ont été recensés en cinq mois. Des victimes ont été annoncées dans plusieurs régions, bien que les autorités annoncent "une maîtrise de la maladie" (Photo d'illustration)

Douze personnes ont succombé à la peste au mois de décembre 2015. Information passée "inaperçue" en raison des fêtes, est-il est précisé dans l'Express de Madagascar ce mardi 5 janvier 2016. Pourtant, " l’année dernière, cette maladie endémique avait déjà fait 79 morts sur 335 cas détectés ".

À l’épo­que, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait indiqué que " le district d’Amparafaravola - centre-ouest de la région d'Alaotra-Mangoro, à l'Est de Madagascar -  dans les hautes terres du centre du pays, a été la région la plus touchée, des cas de peste pneumonique ayant continué à être signalés pendant la première semaine de janvier "est-il écrit dans l'article de l'Express de Madagascar.

La maladie endémique de l'île continue de sévir. Les peste, buboniques et pulmonaire - qui est la plus facile à transmettre - ne sont toujours pas éradiquées. Plus contagieuse que le virus Ebola, la peste a fait ravage avec les douze dernières victimes datant du mois de décembre dans la région de Amparafaravola. " L’amoncellement des ordures et la montée des eaux dans la plaine n’avaient pas arrangé les choses. Malgré les annonces qui se veulent rassurantes des autorités sur " la maîtrise de la maladie ", les craintes que celle-ci ne fasse davantage de victimes cette année ne sont pas exclues" écrit l'Express.  La peste n’avait pas épargné la capitale lors de la saison 2014-2015, "même si aucun cas mortel n’a été officiellement reconnu à Antananarivo" souligne l'article.  La ville avait été prise de panique quant à l'appartion de rumeurs sur d’éventuels cas mortels.

L’OMS, dans un de ses bulletins publiés en septembre indique que "la peste sévit à l’état endémique à Madagascar et des flambées éclatent pratiquement tous les ans depuis 1980".  Malgré le fort taux de victimes, la crise de la peste devrait se terminer vers le mois d'avril, précise l'article.

La peste se soigne habituellement avec des antibiotiques. Ils doivent impérativement être pris au début des premiers signes de l'infection, notamment en cas de peste pulmonaire. La maladie évolue alors le plus souvent de façon favorable.

Pour rappel,  l’homme est contaminé habituellement par la piqûre de puces qui se sont infectées principalement sur des rats. L’infection peut aussi se transmettre par voie aérienne lors de l’inhalation de la bactérie ou d’homme à homme (transmission interhumaine) par l’intermédiaire de gouttelettes respiratoires. La manipulation des corps de personnes décédées de peste constitue un autre mode de contamination possible.

www.ipreunion.com

 

   

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