Confédération nationale du logement :

2000 habitations vacantes, Erick Fontaine évoque "une année noire du logement"


Publié / Actualisé
Dans un point presse tenu ce samedi 16 janvier 2016, la confédération nationale du logement (CNL) a soulevé un problème quant à la gestion des habitations par les bailleurs sociaux. En effet, la CNL a constaté qu'au minimum, un peu plus de 2 000 logements sociaux seraient vacants sur l'ensemble de l'île. Par ailleurs, La réunion compte plus de 20 000 demandeurs en attente d'une habitation. 98% des logements vides le seraient sans raison valable, selon Erick Fontaine, administrateur de la CNL.
Dans un point presse tenu ce samedi 16 janvier 2016, la confédération nationale du logement (CNL) a soulevé un problème quant à la gestion des habitations par les bailleurs sociaux. En effet, la CNL a constaté qu'au minimum, un peu plus de 2 000 logements sociaux seraient vacants sur l'ensemble de l'île. Par ailleurs, La réunion compte plus de 20 000 demandeurs en attente d'une habitation. 98% des logements vides le seraient sans raison valable, selon Erick Fontaine, administrateur de la CNL.

"Les bailleurs sociaux perdent au minimum 6 millions d’euros à cause de ces logements qui restent vides" commence Erick Fontaine, administrateur de la CNL. En s’appuyant sur les documents des bailleurs sociaux, celui-ci constate qu'un peu plus de 2 000 logements ne sont pas loués. "C'est un manque à gagner, cet argent n'est pas réinjecté pour la réhabilitation de centaines de logements" souligne Erick Fontaine.

Par voie de conséquence, ces logements vacants ne rapportent rien aux bailleurs sociaux. Pourtant, ceux-ci "réclament chaque année 100 million d'euros de ligne budgétaire unique (LBI)", subvention versée tous les ans par l'Etat aux bailleurs qui présentent des dossiers  fustige Erick Fontaine. Ensuite, la vacance de ces logements est inexpliquée selon l'administrateur, qui ne trouve pas de raison "valable" à cette situation. La CNL évoque donc plusieurs propositions pour que "cette lutte du logement" puisse trouver une issue car, "l'insalubrité n'explique pas tout".

"Une mise à plat de cette politique par une vision précise du nombre de logements vacants, d'en préciser les motifs (indécence, insalubrité, prix du loyer …),de conventionner avec des privés plus réactifs pour la gestion des logements sur la base des prix correspondants aux logements sociaux, de réquisitionner les logements si aucune avancée n’est constatée dans les 4 à 6 mois à venir, de vendre les logements vacants, d’appliquer la taxe pour les logements vacants dès le 3eme mois (mesure d’ordre législative), de sanctionner tous les bailleurs qui ne fournissent pas de motifs valables et l'obligation de mettre aux normes les logements non conformes" écrit Erick Fontaine.

Enfin, "mettre en œuvre tous les moyens en lien avec les inter-communalités dans le cadre de la nouvelle organisation prévue sur les demandes de logement" serait également une des solutions pour la CNL, puisque une nouvelle centralisation des logements permettrait d'avoir une liste exhaustive des logements vacants sur le territoire. De plus, les démarches des locataires seraient simplifiées, l'inter-communalité étant le seul intermédiaire à la demande de logement, contre l'ensemble des bailleurs sociaux aujourd'hui.

La question de l'administrateur reste "pourquoi " ces logements sont-ils vides ? Celui qui a contacté "tous les bailleurs privés" pour avoir leur avis a reçu la même réponse de tous :  'c'est un non sens" conlue Erick Fontaine.

www.ipreunion.com

   

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