Protection de l'environnement :

Déchets : une pétition contre les pollueurs de La Réunion


Publié / Actualisé
Un jeune Réunionnais a lancé une pétition pour lutter contre les dépôts d'ordures sauvages et autres saletés qui polluent les sites naturels de l'île. Il s'adresse au Préfet de La Réunion, Dominique Sorain, et lui demande de mettre en place des arrêtés préfectoraux, suivis d'amendes appliqués par les forces de l'ordre sur le terrain. Pour l'heure, la pétition publiée ce 24 janvier 2016 a déjà rassemblé 1023 signatures. L'auteur du texte attend au moins 1 500 signataires
Un jeune Réunionnais a lancé une pétition pour lutter contre les dépôts d'ordures sauvages et autres saletés qui polluent les sites naturels de l'île. Il s'adresse au Préfet de La Réunion, Dominique Sorain, et lui demande de mettre en place des arrêtés préfectoraux, suivis d'amendes appliqués par les forces de l'ordre sur le terrain. Pour l'heure, la pétition publiée ce 24 janvier 2016 a déjà rassemblé 1023 signatures. L'auteur du texte attend au moins 1 500 signataires

Les gens qui "souillent notre île doivent être verbalisés et punis pour atteinte à l'avenir de nos enfants" est-il écrit dans le texte du jeune homme pour la pétition mise en ligne sur le site avaaz.org.

L'auteur du textese base sur une législation appliquée en Polynésie Française et souhaiterait que la préfecture de La Réunion s'en inspire fortement. "Depuis le 5 janvier, un arrêté du pays prévoit la verbalisation et des amendes pour tous ceux qui pollueront l'environnement, y compris de manière sonore. Un autre texte est en préparation : il sera nettement plus sévère et s'appliquera à l'ensemble de la Polynésie" indique un article de Polynésie 1ère.

C'est sur cet exemple que l'auteur de la pétition souhaite voir évoluer les choses. "Nous voulons que des arrêtés municipaux et préfectoraux soient mis en place et appliqués par les forces de l'ordre. Pouvez-vous également envisager qu'une brigade environnementale soit mise en place pour renforcer l'action terrestre de la réserve marine et du Parc national des hauts ?" demande l'auteur de la pétition au préfet.

A l'instar de la Polynésie, la législation  en France - métropolitaine -  est indentique. Une amende forfaitaire de 68 euros est prévue si l'on dépose, abandonne, jette ou déverse tout type de déchets sur la voie publique. Au delà de 45 jours, l'amende s'élève à 180 euros, pouvant aller jusqu'à 450 euros. Le même type de sanction s'applique pour le non respect des conditions de collecte de déchets imposées par les collectivités territoriales. À savoir si la réglementation en vigueur est appliquée à La Réunion.

Par ailleurs, l'Angleterre a instauré ce système répressif pour les mégots de cigarette jetés dans la rue. A La Réunion, même si les associations nettoient régulièrement les plages et les ravines aux quatre coins de l'île, le site de Grand Anse à la Petite-île était sous le coup d'un arrêté municipal interdisant le camping sauvage pour y protéger l'environnement au cours de l'année 2014.

Malgré les campagnes assurées par les intercommunalités pour le ramassage des déchets et des actions de prévention et de nettoyage par les associations, le constat que dresse l'auteur de la pétition est toujours d'actualité. Le recyclage ou encore le tri des déchets ne sont pas encore à la hauteur des résultats métropolitains. Quant à la pétition, 1 023 signataires ont déjàdonné leur avis en faveur d'une réaction à ces problème de la part du préfet de La Réunion.

www.ipreunion.com

   

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