Ericka Bareigt entre au gouvernement 19 ans après Margie Sudre :

Le PS souhaite bonne chance à la secrétaire d'Etat pour les chantiers en cours


Publié / Actualisé
1995, Margie Sudre devenait secrétaire d'Etat à la Francophonie sous la présidence de Jacques Chirac. 19 ans plus tard, ce jeudi 11 février 2016, Ericka Bareigts entre à son tour au gouvernement au poste de secrétaire d'Etat à l'égalité réelle. Les deux femmes se sont rencontrées ce vendredi à la sortie d'un plateau télé organisée Antenne Réunion. Les deux secrétaires d'Etat ont discuté pendant quelques instants. Peu de temps avant cela le parti socialiste a tenu une conférence de presse. L'occasion pour les dirigeants du PS de souhaiter bon courage à la nouvelle nommée et d'évoquer indirectement les grands chantiers qui l'attendent tout en revenant sur la situation économique et de l'emploi à La Réunion
1995, Margie Sudre devenait secrétaire d'Etat à la Francophonie sous la présidence de Jacques Chirac. 19 ans plus tard, ce jeudi 11 février 2016, Ericka Bareigts entre à son tour au gouvernement au poste de secrétaire d'Etat à l'égalité réelle. Les deux femmes se sont rencontrées ce vendredi à la sortie d'un plateau télé organisée Antenne Réunion. Les deux secrétaires d'Etat ont discuté pendant quelques instants. Peu de temps avant cela le parti socialiste a tenu une conférence de presse. L'occasion pour les dirigeants du PS de souhaiter bon courage à la nouvelle nommée et d'évoquer indirectement les grands chantiers qui l'attendent tout en revenant sur la situation économique et de l'emploi à La Réunion

"Nous sommes très fiers de voir Ericka Bareigts à ce poste de Secrétaire d’Etat", assure Monique Orphé, députée PS de la 6e circonscription, au cours de la conférence de presse du PS ce vendredi 12 février. "C’est une consécration de l’engagement et, pour nous aussi, socialistes, cela veut dire que l’on a bien travaillé pour la Réunion depuis 2012. Le Président de la République et le premier ministre ont reconnu ce travail accompli."

Les socialistes soulignent le “vrai chantier” qui attend le nouvelle secrétaire d’Etat chargée de l’égalité réelle. Un terme qui fait son apparition dans les portefeuilles du gouvernement, historiquement utilisé dans les Outre-mer afin de désigner l’égalité avec la métropole. “Pour nous, c’est très important, dans la mesure où, dans les Outre-mer, nous sommes en retard partout : par rapport au chiffre moyen du taux de pauvreté, aux résultats de nos élèves à l’école, au taux de chômage…”, estime pour sa part Philippe Le Constant, premier secrétaire fédéral du PS à la Réunion. “Nous sommes dans une situation de profondes inégalités. Ce chantier de l’égalité réelle concernait les Outre-mer, il devient aujourd’hui une cause nationale”.

Dans un premier temps, la nouvelle Secrétaire d'Etat devra définir l’égalité réelle et définir les actions à mettre en place. "C’est sa mission pendant 15 mois, déclare Monique Orphé. C’est ce qu’elle fera avec plusieurs parlementaires, en allant à la rencontre des différents territoires car ils ont tous des spécificités et des problèmes différents. C'est une mission sur le long terme et nous serons là pour l'aiguiller, comme on l’a toujours fait".

"Nous sommes fiers de soutenir le gouvernement", affirme Philippe Le Constant. Selon les socialistes, les effets des dispositifs mis en place par le gouvernement commencent à se faire sentir à La Réunion. Ils soulignent la "reprise économique" avec 3% de croissance comptabilisés sur l'île, "trois fois plus qu'en métropole", et "plus de 4500 emplois créés par an". Contrairement à la métropole, le chômage s’est stabilisé et celui des jeunes a diminué de 10%, souligne le PS.

"Toutes les mesures qui ont été prises pour les entreprises, la défiscalisation, le CICE à 9% le pack de responsabilité, l’aide aux premières embauches, ça commence à porter ces fruits, estime Monique Orphé. Il faut continuer et ne pas baisser les bras parce que le chemin est encore long, il nous faut encore consolider ces résultats."

"Malgré les difficultés, le gouvernement montre à chaque fois sa volonté d’aider les plus défavorisés", affirme Philippe Le Constant, insistant sur l'amélioration du pouvoir d'achat pour 50 000 Réunionnais grâce à la mise en place de la prime d'activité depuis février. De son côté, Monique Orphé met en avant le pacte d'urgence et ses 100 000 formations. "Je pense que c’est une très bonne chose pour nos bénéficiaires du RSA qui ont été stigmatisés. Ces formations vont permettre de remettre ces personnes dans l’emploi et de les insérer durablement."

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Pierre Balcon , Posté
Quand je vous disais que les thèse du Front National ont "contaminé" la gauche .
"Réunionnaise de souche" !!!! On croit rêver .
Et jusqu'à quelle profondeur s'enfonce exactement la racine de ladite souche ? Et tartuffe avec ça :
pour ne pas assumer son propos notre goyave ajoute " comme dit l'autre " .
Non . Tu peux te cacher sous un pseudo comme lce site partisan t'y invite d'ailleurs mais il te faut vivre avec ce triste préjugé.
Chabouk, Posté
En tout cas on a pas gardé un souvenir impérissable de passage s Mme Sudre au gouvernement.
Goyave de France, Posté
Rien de comparable dans l'histoire de ces deux femmes... L'une, l'ainée, est née au Vietnam, a fait ses études à Marseille où s'étaient installés ses parents puis est devenue médecin-anesthésiste à Grenoble. Elle est venue à La Réunion pour suivre Camille Sudre. Margie, c'est une goyave de France. Sans doute est-elle "devenue" Réunionnaise, mais la Réunionnaise " de souche " comme dirait l'autre, c'est Ericka ! Ceci dit, elles ont des compétences et tant mieux si elles ont pu les mettre au service de La Réunion !