Ils dénoncent une réduction des effectifs de 10% :

Les enseignants du lycée hôtelier de Saint-Paul en grève


Publié / Actualisé
Une cinquantaine d'enseignants et des élèves du lycée hôtelier la Renaissance à Plateau Caillou à Saint-Paul sont en grève ce jeudi 18 février pour dénoncer la suppression de 8% des effectifs, "la baisse la plus forte de toute l'académie", mais aussi la réduction du nombre d'heures de cours. Il s'agit pourtant de l'unique établissement public hôtelier de La Réunion, reconnu au niveau national voire international, comme le soulignent les enseignants. De son côté, le proviseur évoque un mouvement "démesuré" et assure que "les impacts humains des suppressions de postes sont très faibles". Rassemblés devant le lycée depuis 7h30, les grévistes sont allés déposer des tracts auprès de l'établissement voisin Evariste de Parny.
Une cinquantaine d'enseignants et des élèves du lycée hôtelier la Renaissance à Plateau Caillou à Saint-Paul sont en grève ce jeudi 18 février pour dénoncer la suppression de 8% des effectifs, "la baisse la plus forte de toute l'académie", mais aussi la réduction du nombre d'heures de cours. Il s'agit pourtant de l'unique établissement public hôtelier de La Réunion, reconnu au niveau national voire international, comme le soulignent les enseignants. De son côté, le proviseur évoque un mouvement "démesuré" et assure que "les impacts humains des suppressions de postes sont très faibles". Rassemblés devant le lycée depuis 7h30, les grévistes sont allés déposer des tracts auprès de l'établissement voisin Evariste de Parny.

6 professeurs doivent quitter l'établissement à la rentrée prochaine, soit 8% du taux d'encadrement de cette année scolaire. Au total, 60 heures de cours seront supprimées. "C'est extrèmement grave", estime Didier Bourse, professeur et représentant de l'intersyndicale SNUEP-FSU. Les enseignants, consternés, ont appris la nouvelle il y a une quinzaine de jours. "On nous supprime trois postes d'enseignement professionnel, ce ne sont pas des matières secondaires! On nous enlève tout ce qui fait la qualité de la formation (heures d'anglais, de décor culinaire...) pour nous laisser uniquement la base."

Des élèves se sont joints au mouvement, inquiets pour l'avenir de leur formation. Ils se sont rendu dans le lycée voisin Evariste de Parny pour y distribuer des tracts. "C'est une formation valorisante pour les élèves, assure Didier Bourse. Elle offre des debouchés sur des emplois pérennes, aussi bien dans les métiers de l'hôtellerie, de la cuisine, que dans la boulangerie-patisserie."

"La réaction des enseignants est démesurée par rapport à la réalité, juge Baptiste Philippe, proviseur de l'établissement. Elle s'appuie plus sur un ressenti que sur la réalité des faits." "L'établissement la Renaissance regrette le mouvement des enseignants qui pénalise la formation des élèves et le fonctionnement des services", poursuit-il sur les ondes de Radio Freedom.

Le responsable de l'établissement affirme que "les impacts humain des suppressions de postes sont très faibles" et concerneront des départs à la retraite, des mutations et deux affectations comme remplacants titulaires à l'interieur du lycée. Pour Didier Bourse, ce commentaire est "malhonnête". "Ce sont les élèves qui font souffrir de cette réduction des effectifs". Mais le proviseur assure que les cours resteront "de qualité". Il soutient d'ailleurs qu'en comparant avec les dotations d'autres lycées hôteliers en France, celle du lycée hôtelier réunionnais est toujours plus élevée. Une différence qui a justement fait la qualité de l'établissement jusqu'à présent, selon les manifestants.

Mardi, enseignants, élèves et certains parents ont boycotté le Conseil d'administration. Mercredi, les grévistes ont été reçus par le secrétaire général du Recteur. "La rencontre a été totalement infructueuse, rapporte Didier Bourse. On a simplement pu s'exprimer mais on a obtenu une fin de non recevoir."

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

, Posté
ça part de tout les cotés et dans n' importe quel sens. A croire que les élèves ne veulent plus travailler, les examens approchent
, Posté
ça part de tout les cotés et dans n' importe quel sens. A croire que les élèves ne veulent plus travailler, les examens approchent