BTP - Le patronat n'envisage aucune augmentation de salaires :

"Nous allons dire aux travailleurs que les patrons font pitié", ironise la CGTR


Publié / Actualisé
Les négociations annuelles obligatoires ont débuté officiellement il y a deux semaines mais la première confrontation entre syndicats patronaux et salariés a eu lieu ce mercredi 9 mars 2016 à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dieccte). Pour la Fédération Réunionnaise du Bâtiment et des Travaux Publics (FRBTP), défendant les intérêts des chefs d'entreprise, aucune concession ne peut être envisagée concernant une augmentation salariale, la principale revendication des travailleurs. Si tel n'est pas le cas, la CGTR assure qu'elle appellera à descendre dans la rue, comme l'année dernière.
Les négociations annuelles obligatoires ont débuté officiellement il y a deux semaines mais la première confrontation entre syndicats patronaux et salariés a eu lieu ce mercredi 9 mars 2016 à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dieccte). Pour la Fédération Réunionnaise du Bâtiment et des Travaux Publics (FRBTP), défendant les intérêts des chefs d'entreprise, aucune concession ne peut être envisagée concernant une augmentation salariale, la principale revendication des travailleurs. Si tel n'est pas le cas, la CGTR assure qu'elle appellera à descendre dans la rue, comme l'année dernière.

"Les représentants des entreprises de la FRBTP n’ont pas les moyens d’augmenter les salaires en 2016", lance la Fédération Réunionnaise du Bâtiment et des Travaux Publics (FRBTP) dans un communiqué diffusé ce mercredi 9 mars. Le syndicat du patronat en appel au "contexte catastrophique" actuel, évoque un secteur de la construction qui "poursuit son démembrement".

"Chaque semaine, 3 entreprises ferment leurs portes. En 2015, 1 100 emplois du BTP ont ainsi été détruits dans ces liquidations", précise la FRBTP soulignant, malgré tout, "l'effort consenti" par les entreprises de BTP sur l'octroi d'une couverture santé renforcée pour les familles de l'ensemble des salariés du BTP depuis le 01 janvier 2016. Une prise en charge qui "va au-delà des obligations légales qui prévoyaient une couverture limitée au salarié", insiste le communiqué.

Malgré la situation, "la branche du BTP est comme toujours responsable et attachée au dialogue avec les partenaires sociaux quelle que soit la situation de la filière", assure la FRBTP. En face, les syndicats des salariés restent optimistes. L'an passé, les négociations avaient débuté sur le même pied les contraignant à mettre leur menace à exécution. Après une journée de grève qui avait paralysé une grande partie des chantiers de La Réunion, y compris celui de la nouvelle route du littoral, les deux parties avaient trouvé un terrain d'entente sur une augmentation des salaires de 1,13 %.

"Je pense que Bernard Siriex aura une réponse à la hauteur du cinéma qu'il est en train de faire", lance Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP, interrogé par Imaz Press. "Un jour un patron m'a dit 'restez dans votre rôle de syndicaliste et moi je resterai dans mon rôle de patron', j'en déduis qu'il faut être deux pour faire du théâtre. Et bien... nous ferons du théâtre."

Le syndicaliste assure que dès demain, jeudi, il se rendra sur les chantiers porter aux travailleurs le message des patrons. "Je leur dirai que les patrons n'ont plus un sous, qu'ils font pitié, qu'il faut presque leur faire la charité. Si les travailleurs me disent ok alors ça sera 0 euros d'augmentation, sinon on se retrouvera dans la rue face aux patrons."

www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Gemijuco, Posté
Les grosses sociétés ne sont pas à plaindre ! ce sont les petites sociétés, les artisans et les PME qui me font mal au cœur, les "petits" paient 30% de plus de taxes que les grosses boites (dit par la TV il y a quelques semaines), ce QUI EST INJUSTE, et pourquoi ?? Nos dirigeants font des cadeaux à tous dans le monde, mais oublient de regarder chez eux où rien ne va. Voir en ce moment toutes les grèves, les mécontents de tous les côtés, et on les comprend..On efface la dette de NOAH qui est importante, mais on oblige les artisans PME et petites Sociétés à se saigner. Où est l'EGALITE ???
Vincent, Posté
Par où passe les millions d'euros d'investissement public dans le BTP?
Faut aussi se dire que c'est beaucoup un secteur sous perfusion, à un moment si ça marche pas pour toutes les entreprises faut essayer de se tourner vers autre choses, et pas rester dans les expectatives!
Achille, Posté
Le contraste total dans le secteur veut que les entreprises qui tiennent la route sont aussi celles qui s'en mettent plein les poches, sans faire fonctionner l'activité des autres. Certains patrons oui s'en mettent plein les poches. Pas tous, quelques uns!
Dichotomie, Posté
c'est difficile pas que dans le BTP
Max, Posté
Alors, c'est la crise pour tout le monde hein !