Electroménager, panneaux photovoltaïques, pneus, mobilier... :

Ces déchets particuliers sont de mieux en mieux recyclés à La Réunion


Publié / Actualisé
Quand on parle de recyclage, on pense souvent aux emballages ménagers. Mais les déchets dangereux ou imposants, comme les batteries, ampoules, ordinateurs ou encore les canapés, disposent chacun de leur filière de recyclage. A La Réunion, c'est le Syndicat de l'importation et du commerce de La Réunion (SICR), qui coordonne ces filières avec l'Ademe.
Quand on parle de recyclage, on pense souvent aux emballages ménagers. Mais les déchets dangereux ou imposants, comme les batteries, ampoules, ordinateurs ou encore les canapés, disposent chacun de leur filière de recyclage. A La Réunion, c'est le Syndicat de l'importation et du commerce de La Réunion (SICR), qui coordonne ces filières avec l'Ademe.

"Concrètement, les producteurs d'un bien qui fait l'objet d'une responsabilité élargie contribuent via un éco-organisme à la collecte et au recyclage des déchets qu'il engendre", détaille Jean-Michel Bordage, directeur régional de l'Ademe à La Réunion, au micro de RTL Réunion. Le consommateur lui aussi met la main à la poche avec la fameuse "éco-participation", quelques centimes qui viennent s'ajouter au prix de certains biens de consommation. Quelques centimes qui permettent de financer le recyclage des meubles, lampes et autre machines à laver.

"Les gisements ne sont pas collectés à 100 % mais les chiffres progressent d'années en années", estime le directeur régional de l'Ademe. Ainsi, "on est passé de 45 tonnes à 116 tonnes de déchets électriques et électroniques (les fameux DEEE) recyclés par l'éco-organisme Ecosystèmes, et de 6 à 23,6 tonnes de lampes revalorisées par Recylum", selon Sandrine Snapayel, chargée de mission environnement au SICR.

"En revanche, ce qui est plus problématique, c'est que la majorité des produits collectés sont exportés soit vers l'Europe, soit vers l'Inde dans des dispositifs agréés. Nous devons aller maintenant vers le développement de filières locales pour garder cette valeur ajoutée à La Réunion", encourage le président de l'Ademe.

Une nouvelle filière pour recycler les panneaux photovoltaïques

C'est notamment dans cette optique qu'un récent partenariat en PV Cycle et Réunion valorisation environnement (RVE) a été conclu, afin de faciliter le recyclage des panneaux photovoltaïques. Créée en 2006, cette structure est spécialisée dans la collecte, la dépollution et la valorisation des déchets électroniques et électriques (réfrigérateur, machine à laver, etc.). "En 2015, 7500 tonnes de déchets ont été traitées, et la structure emploie près d'une centaine de personnes, dont une quinzaine venant d'établissement et service d'aide par le travail (ESAT)", chiffre Paul Soubaya de RVE.

Dorénavant, c'est donc cette entreprise qui sera chargée de récupérer les panneaux photovoltaïques bons à jeter. "Les professionnels qui doivent recycler plus de 40 panneaux peuvent bénéficier d'une récupération sur site, alors que ceux qui n'en ont que quelques uns à jeter peuvent aller vers un point d'apport volontaire, dans le Nord, à la Corex", précise Frédérique Bédier, chargée de mission développement au SICR. Pour l'instant, trois entreprises sont inscrites comme productrices de panneaux, et 19 tonnes ont été enlevées. "La filière photovoltaïque s'est développée depuis 2006, avec un pic en 2012, du coup les quantités collectées sont peu importantes puisque les déchets apparaîtront dans vingt ans".

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !