La polémique continue à l'Université de La Réunion :

Recrutement sur le poste de Sudel Fuma - Le CREFOM et les historiens saisissent le Tribunal Administratif


Publié / Actualisé
La polémique autour du recrutement d'une candidate nantaise pour succéder à Sudel Fuma prend une nouvelle tournure. Après l'envoi d'un courrier à la ministre de l'éducation la semaine dernière, un recours au fond et en référé a été déposé ce jeudi 9 juin 2016 au Tribunal administratif de Saint-Denis de La Réunion, pour obtenir l'invalidation de la procédure de recrutement.
La polémique autour du recrutement d'une candidate nantaise pour succéder à Sudel Fuma prend une nouvelle tournure. Après l'envoi d'un courrier à la ministre de l'éducation la semaine dernière, un recours au fond et en référé a été déposé ce jeudi 9 juin 2016 au Tribunal administratif de Saint-Denis de La Réunion, pour obtenir l'invalidation de la procédure de recrutement.

Le Conseil Représentatif des Français d'Outre-Mer (CREFOM) et plusieurs historiens de l'université dénoncent des irrégularités constatées lors du recrutement sur le poste laissé vacant par Sudel Fuma, et "qui a eu pour conséquence l’élimination d’un candidat local au profit d’une personne venant de l’extérieur", selon le Crefom.

Dans un communiqué, que nous reproduisons, le Crefom explique rappelle sa position.

"Les quatre historiens membres de la commission de sélection qui dès le départ avaient, non seulement dénoncé la méthode employée par le Président de l’université pour écarter les candidats locaux, mais surtout, en signe de protestation, refusé de siéger au sein de ladite commission, sont à l’origine de la saisine qui enregistre par ailleurs l’adhésion d’un candidat local qui s’estime lésé par les irrégularités ayant entaché la procédure de recrutement.

Le CREFOM qui dès le début de cette affaire avait tenté de raisonner le président de l’université et écrit à la ministre de l’éducation nationale pour demander l’annulation pure et simple du concours pour vice de forme, est également associé à la démarche engagée dans la continuité de son action pour la défense des droits des ultra marins et en faveur de l’égalité réelle.

Dans son mémoire à l’attention des juges, le conseil des requérants met en exergue quatre entorses flagrantes aux dispositions réglementaires pour obtenir l’annulation de la décision du Conseil d’administration et, par anticipation au regard de la jurisprudence, celle que s’apprête à prendre la ministre de l’éducation nationale en signant l’arrêté de nomination.

Globalement, il est reproché à la direction de l’université :

1- L’abus de pouvoir du président qui fait fi du vote des historiens et du conseil de faculté pour

composer un comité de sélection favorable à la candidate nantaise ;

2- La non-conformité de l’ordre du jour de la première séance aux dispositions imposées par les

3- le non-respect de la règle du quorum à chaque réunion du comité;

4- la rupture d’égalité entre les candidats dans le choix des rapporteurs locaux et extérieurs.

Le président du CREFOM Patrick Karam poursuit parallèlement sa démarche auprès des parlementaires et des plus hautes autorités de l’Etat afin d’obtenir qu’il soit définitivement mis un terme aux " petits arrangements entre amis " qui privent les ultramarins compétents de l’accès à des postes de responsabilité dans leur territoire.

Sur le plan symbolique une décision favorable à la requête introduite serait perçue comme un signal fort de la fin d’une époque de relégation systématique de toute initiative de la part des Réunionnais pour faire valoir leurs compétences, la plupart du temps, supérieures à celle des bénéficiaires d’un système qui doit être sanctionné au nom de la morale, de la justice, du respect et de l’égalité de traitement".

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Wmin mem, Posté
lé klér ,sé "in sistém"organizé,vwar "fafieux",ki fo arété! "touzour lo mém lé bézé,lo mém lékip lé bézer,dék i wa nou avansé,zot i ral anou déryér!