[VIDEO] Rassemblement des victimes devant la préfecture :

Médiator : "on ne veut pas de pitié, on veut du soutien"


Publié / Actualisé
Une dizaine de victimes et leurs soutiens se sont réunis ce matin, vendredi 26 mai 2017, devant les portes restées closes de la Préfecture. Si les services de l'Etat faisaient le pont, les victimes, elles, attendent toujours d'être entendues par les pouvoirs publics. Berthe, porte-parole du mouvement, qui pâtit des séquelles laissées par la prise du Médiator, souhaite "que l'on surveille plus les médicaments qui sont mis sur le marché".
Une dizaine de victimes et leurs soutiens se sont réunis ce matin, vendredi 26 mai 2017, devant les portes restées closes de la Préfecture. Si les services de l'Etat faisaient le pont, les victimes, elles, attendent toujours d'être entendues par les pouvoirs publics. Berthe, porte-parole du mouvement, qui pâtit des séquelles laissées par la prise du Médiator, souhaite "que l'on surveille plus les médicaments qui sont mis sur le marché".

Les victimes ne veulent pas de pitié mais du soutien. Le Médiator, fabriqué par les laboratoires Servier, a longtemps été prescrit comme coupe-faim, solution au surpoids. Retiré du marché en 2009, le médicament pourrait être responsable de plus de 2000 décès au niveau national. La Réunion aussi compte ses victimes qui peinent à se faire entendre. Berthe Seewathian, a organisé une énième mobilisation, qui est restée sans réponse ce vendredi.

 

Les séquelles sont pourtant présentes. Articulations douloureuses, graves problèmes de coeur, Marie-Danielle souffre.

 

 

Le groupe attend maintenant un rendez-vous avec un représentant des pouvoirs publics et le directeur de l'Agence régionale de santé, pour que leur statut de victime soit reconnu.

Le 24 mai dernier, le Parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle des laboratoires Servier et de l'Agence du médicament dans le volet principal de ce scandale sanitaire. Le "grand procès" du Médiator pourrait avoir lieu en 2018, après plusieurs années de bras de fer judiciaire entre laboratoires et victimes.

jm/www.ipreunion.com

   

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