Recherches du Parc national et du Groupe Chiroptères Océan Indien :

Une ou deux nouvelles espèces de chauve-souris sur l'île


Publié / Actualisé
Le Parc National et l'association Groupe Chiroptères Océan Indien, spécialisée dans l'étude et la conservation des chauves-souris présenteront leurs travaux d'étude réalisés en 2016-2017 sur la recherche d'une nouvelle espèce de Chiroptère sur l'île ce mardi 4 juin 2017 à 16h30 à Saint-Paul. Ils exposeront les principaux résultats obtenus notamment concernant une possible découverte d'une ou deux nouvelles espèces de chauves-souris qui viendront s'ajouter aux trois déjà connues sur l'ile.
Le Parc National et l'association Groupe Chiroptères Océan Indien, spécialisée dans l'étude et la conservation des chauves-souris présenteront leurs travaux d'étude réalisés en 2016-2017 sur la recherche d'une nouvelle espèce de Chiroptère sur l'île ce mardi 4 juin 2017 à 16h30 à Saint-Paul. Ils exposeront les principaux résultats obtenus notamment concernant une possible découverte d'une ou deux nouvelles espèces de chauves-souris qui viendront s'ajouter aux trois déjà connues sur l'ile.

Trois espèces de Chiroptères, également appelées chauves-souris sont décrites à La Réunion : le Petit Molosse, le Taphien de Maurice et la Roussette Noire. Ces mammifères sont les seuls capables de vol actif. Elles sont indigènes et sont arrivés naturellement.

Le Petit Molosse (Mormopterus francoismoutoui) est une petite chauve-souris insectivore d’environ 20 cm d’envergure. Cette espèce est un précieux allié dans la lutte contre les insectes nuisibles (moustiques, papillons nocturnes, vers blancs adultes, carias...) puisqu’elle consomme l’équivalent de 3000 moustiques chaque nuit. Dans la nature, ces chauves-souris, que l’on ne trouve nulle part ailleurs qu'à La Réunion, gîtent dans les fissures de falaise et les cavités rocheuses. Elles s’installent également dans les fissures des bâtiments.

Le Taphien de Maurice (Taphozous mauritianus), aussi appelé la chauve-souris à ventre blanc est également insectivore. D’environ 30 cm d’envergure, cette espèce consomme elle aussi de grandes quantités d’insectes chaque nuit. Le Taphien de Maurice gîte essentiellement sur les troncs d’arbres. Elle est présente dans les Mascareignes, à Madagascar, aux Comores et sur une large bande africaine jusqu’à la côte ouest.

Et enfin la Roussette noire (Pteropus niger) est une espèce endémique des Mascareignes. Elle gîte dans les arbres et consomme des fruits et des feuilles. Elle a un rôle essentiel dans la dispersion des graines de certains arbres indigènes et endémiques de l’île dont elle se nourrit. Sans elle, ces arbres ne peuvent pas germer. Sa présence est une véritable richesse pour le maintien de la diversité biologique sur l’île.

- Maintenir le patrimoine - 

Trois autres espèces de chauves-souris étaient recensées autrefois. Elles ne sont plus mentionnées depuis le 19e siècle. Chaque chauve-souris émet un son différent. Ainsi, le Parc National et le Groupe Chiroptères Océan Indien utilise un détecteur d’ultrasons pour distinguer les différentes espèces. Cet appareil permet de reconnaitre les petits mammifères volants grâce aux sons très aigues qu’ils émettent et qui sont généralement inaudibles pour l’oreille humaine. Les deux organismes ont pour le moment détecté des sons nouveaux de chauves-souris qui laisseraient croire à une ou deux espèces de Chiroptères sur l’île. Des études sont donc en cours pour les identifier. 

Il faut également rappeler que la conservation de l’ensemble des espèces présentes actuellement est nécessaire pour le maintien du patrimoine naturel de l’île.

de/www.ipreunion.com

   

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