Il témoigne sur les risques professionnels à la CCI :

Miraculé, Noël Alain revient sur sa chute de 10 mètres de hauteur


Publié / Actualisé
Ce vendredi 8 septembre, une matinée d'information sur les risques professionnels et sur l'élaboration des outils de prévention a été organisée par la chambre de commerce et de l'industrie de La Réunion. L'objectif est pour la chambre consulaire d'identifier les différents risques professionnels, de sensibilise les entreprises sur leurs obligations et responsabilités et de s'imprégner du cadre réglementaire et obligatoire. Une dizaine de personnes y a donc assisté dont Noël Alain Fouque, chef d'entreprise de BTP au Port. Il est également venu témoigner de son accident.
Ce vendredi 8 septembre, une matinée d'information sur les risques professionnels et sur l'élaboration des outils de prévention a été organisée par la chambre de commerce et de l'industrie de La Réunion. L'objectif est pour la chambre consulaire d'identifier les différents risques professionnels, de sensibilise les entreprises sur leurs obligations et responsabilités et de s'imprégner du cadre réglementaire et obligatoire. Une dizaine de personnes y a donc assisté dont Noël Alain Fouque, chef d'entreprise de BTP au Port. Il est également venu témoigner de son accident.

Fracture du bassin, du bras, traumatisme crânien... Un polytrausmatisme et pourtant Noël Alain est toujours vivant et sur pied. Le chef d'entreprise est tombé d'un toit alors qu'il travaillait sur un chantier en 2015. Une chute de 10 mètres qui le place dans un coma artificiel pendant 2 mois et demi et qui l'oblige à être hospitalisé pendant 1 an et à faire de la rééducation pendant 1 an et demi.  CEt accident de travail aurait pu être évité d'après l'homme de 41 ans. "La chute s'est produite alors que j'allais attacher la ligne de vie. Un moment de vide et je suis tombé dans le vide", explique Noël Alain devant les yeux d'une dizaine de personnes présentes dans la salle.

Aujourd'hui, alors que sa vie a pris un autre tournant, il est venu témoigner : "Je ne veux pas que ça arrive aux autres, à mes employés" lâche Noël Alain. Le témoignage de l'homme "miraculé", a fait réagir nombreux des participants patrons d'entreprises du BTP. Ils s'interrogeaient pour la plupart sur les procédures entamées, la situation du chantier... Noël Alain leur a expliqué qu'il fallait vraiment faire attention aux mesures de sécurité mais surtout de bien se renseigner car après son accident les choses ne se sont pas passées comme il l'aurait espéré admisnistrativment : "J'étais assuré comme il le fallait et pourtant après ma chute, aucune assurance ne m'a couvert. Heureusement que j'avais cotisé au RSI". La totalité de ses frais d'hospitalisation ont ainsi pu être pris en compte soit 400 000 euros.

 

Aujourd'hui, en participant à cette matinée à la CCI, il souhaite obtenir des réponses quant aux démarches qu'il pourrait entamer. "Je ne comprends pas pourquoi aucune cellule psychologique n'a été mise en place pour mes deux employés qui m'ont vu tomber ou pour ma famille", donne t-il pour exemple. 

Pendant sa convalescence sa société a été mise "en sommeil". Il ne percevait rien de son activité mais continuait à payer le RSI. Aujourd'hui, il remonte la pente, dit-il. "Je m'étais engagé auprès de ma famile, de mes employés et de leur famille. Je devais tenir parole". Ainsi, bien qu'il soit handicapé à 70%, il a eu l'autorisation d'exercer et dirige de nouveau son entreprise de BTP, et ses deux restaurants. 

 

 

Le cas de Noël Alain est rare mais pas les accidents de travail. En 2014, 9055 ont été recensés. Le dernier accident mortel est survenu en avril 2017. Un homme avait chuté du 6ème étage d'un immeuble en construction. Pour Florent Montrouge psychologue du travail et directeur général du cabinet Humapro "cette matinée est nécessaire pour que chacun se sente bien dans son travail et surtout reste en vie".  Chaque jour ce sont 25 personnes qui font un accident du travail, plus d'un par heure. Le professionel insite sur le fait que la prévention des risques permet à l'entreprise de gagner en rentabilité.

Richard Boqui-Queni, chef d'entreprise et président de la commission BTP à la CCI souhaite que chaque entreprise prenne conscience de l'importance de s'informer sur les démarches et les outils en cas d'accident. "Les entreprises les négligent trop et cela peut les conduire à une grosse amende voire la correctionnelle", conclut-il. Une deuxième journée d'information sur les outils de prévention des rsques professionnels sera organisée le 22 septembre à Saint-Pierre. L'inscription est gratuite et se fait sur le site www.reunion.cci.fr ou dans les Maisons de l'entreprise.

 

de/www.ipreunion.com

   

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