La pétition compte déjà 2.600 signatures :

Pour 100 % d'aliments bios et locaux servis dans les cantines


Publié / Actualisé
Le collectif Friyapin po domin relance sa pétition en ligne afin de renforcer l'utilisation des aliments bios et locaux servis aux marmailles dans l'ensemble des cantines des écoles réunionnaises. 2.600 personnes la signaient depuis ce mardi 31 octobre 2017. Objectif : obtenir des repas plus sains pour les enfants.
Le collectif Friyapin po domin relance sa pétition en ligne afin de renforcer l'utilisation des aliments bios et locaux servis aux marmailles dans l'ensemble des cantines des écoles réunionnaises. 2.600 personnes la signaient depuis ce mardi 31 octobre 2017. Objectif : obtenir des repas plus sains pour les enfants.


"Nous constatons une prise de conscience mais il faut accélérer et concrètement ! Priorité aux enfants", écrivent les membres de la structure sur la page Facebook de Friyapin po domin. Ils remettront ensuite leur pétition aux 24 maires et aux représentants du conseil départemental. Et souhaitent surtout voir ces élus entamer des démarches prioritaires afin d’obtenir 100 % de bio dans les établissements scolaires.

 


En début d’année, le collectif, créé en 2015, lançait une pétition similaire. Ses bénévoles effectuent parfois des plantations de fruits à pains dans plusieurs villes du département. Notamment à Saint-Paul. Ils prônent également le retour aux fruits et légumes lontan péi. Ils demandent donc la mise en en place de mesures afin de concrétiser l’objectif du tout bio dans les cantines.

En mettant à disposition des porteurs de projets des terrains agricoles ou en créant des potagers communaux et intercommunaux. Objectif : renforcer le développement de l’agriculture biologique. Le but reste d’accompagner les producteurs, les acheteurs et les fournisseurs tout en structurant la filière.

Le collectif justifie sa démarche en évoquant "le désastre sanitaire annoncé" avec un recours trop important aux produits phytosanitaires et aux pesticides dans le cadre de la production agricole.

- "250 tonnes de pesticides" -

"Chaque année, 250 tonnes de pesticides sont importées dans l’île. Principalement l'herbicide glyphosate contre lequel des centaines de milliers de consommateurs se mobilisent à travers des pétitions, des initiatives et des manifestations citoyennes suite aux controverses sur sa cancérogénéité", ajoutent ses membres en prenant les exemples de Grenoble ou de Saint-Étienne. Ces communes servent en effet 100 % de repas bios aux écoliers.

Et l'argument du coût élevé de ces produits ne tiendrait pas selon Friyapin po domin.  "Des mesures de réduction du gaspillage alimentaire peuvent compenser ces coûts. Nous nous étonnons de constater dans le commerce que les prix pour les féculents, sont sensiblement les mêmes que pour les produits issus des cultures intensives. Enfin, quel budget faut-il pour garantir une alimentation saine et la santé à nos enfants", se demandent-ils.

Selon l’Agence Bio, 87 % des parents souhaiteraient que ces aliments soient proposés dans la restauration scolaire. Reste à voir si l'appel du collectif sera entendu. Et si les élus des différentes collectivités passent des mots aux actes.

ts/www.ipreunion.com
 

   

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